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Le spectre de 1929 (par Bernard Marois Président Club Finance HEC)


Le spectre de 1929 par Bernard Marois Président Club Finance HEC. Comme suite à mon éditorial de la semaine dernière, il m’apparait utile de citer quelques chiffres, qui permettent de comparer la crise de 1929 et la situation actuelle.



Le spectre de 1929 (par Bernard Marois Président Club Finance HEC)
En 3 ans (1929-1932), les cours de la bourse de New-York baissèrent de 90%, alors qu’aujourd’hui la baisse est pour l’instant inférieure à 45%. En janvier 1932, on constata que plus de 1800 banques américaines avaient été acculées à la faillite, tandis qu’actuellement seule une vingtaine de banques (dont Lehmann Brothers, bien sûr) ont été touchées. Enfin, la production globale des 7 économies les plus importantes de l’époque chûta de 20% entre 1929 et 1932 (dont l’Allemagne, qui connut une baisse de 35%). Dans le même temps le commerce international s’effondra (moins 60%).

En fait, il y a 3 différences, fondamentales, entre 1929 et 2008. La première, c’est l’inaction totale des Pouvoirs Publics, pour sauver le système bancaire américain, en 1929, face à une intervention rapide en 2008. A la suite de cette erreur, le crédit disparut complètement entre 1929 et 1933, favorisant l’écoulement de l’économie réelle.

Deuxième différence : le gouvernement américain réagit à la crise de 1929, en augmentant les impôts et en sabrant les programmes d’aide sociale, accentuant encore les effets de la dépression. Aujourd’hui, les gouvernements et les banques centrales tentent de redonner de la liquidité au marché bancaire, en baissant les taux d’intérêt et en mobilisant des sommes colossales (700 milliards de dollars aux Etats-Unis), pour servir de garantie de dernier ressort aux banques fragilisées.

Enfin, le gouvernement Hoover décida en 1930 d’augmenter les droits de douane sur 20 000 produits importés, suivi par des mesures protectionnistes prises dans les autre pays développés, avec comme résultat un effondrement des échanges internationaux.

Nous avons donc des raisons d’espérer échapper à la Dépression style 1929. Pour cela, la priorité est de stabiliser le système financier international, quitte à nationaliser provisoirement les banques en difficulté : la Suède le fit en son temps et les banques suédoises furent reprivatisées (quand la conjoncture se rétablit), à des prix intéressants, ce qui évita aux contribuables suédois d’être ruinés. Ensuite, la récession s’atténuera, grâce aux pays émergents et le cycle économique (qui existe toujours, malgré les affirmations de certains économistes, car il caractérise l’économie de marché) repartira à la hausse….au début de 2010.

Bernard MAROIS
Président du Club Finance HEC

www.hec.fr/clubfinance

Vendredi 24 Octobre 2008
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