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La guerre du dollar a commencé


Derrière les sourires de circonstance du G20, une bataille a commencé, une bataille qui marque le déclenchement d’une guerre dont les conséquences sont aujourd’hui impossibles à déterminer.



Marc Fiorentino
Marc Fiorentino
Après un travail de longue préparation psychologique et un jeu d’alliances subtil, la Chine est décidée à écraser le dollar dans son rôle de monnaie de réserve. Je connais bien l’argument : mais la Chine ne va pas se saborder ! Elle est la principale créancière des Etats-Unis ! Erreur. La Chine a passé ce cap. Elle sait qu’une partie des obligations d’Etat américaines ne lui seront jamais remboursées ou qu’elles seront remboursées en monnaie de singe. Elle en a déjà fait son deuil et est prête à s’assoir sur une perte de 50% du montant de ses encours, soit environ 400 milliards de dollars. Elle a trop investi aux Etats-Unis. C’était une erreur. Il lui faudra payer le prix. Un prix qui n’est pas si fort si l’enjeu est de détrôner le dollar.

Dans son camp la Chine a rallié tous les pays qu’on aurait qualifiés dans les années 70 de non alignés et qui aujourd’hui, en mal d’alternative aux Etats-Unis, s’alignent sur la Chine : l’Iran bien sûr , le Venezuela, la Russie ou encore, plus surprenant, le Brésil. Tous veulent la mort du dollar. Car tuer le dollar c’est un peu tuer l’Amérique.

Il n’y a plus que Barack Obama pour penser qu’une Amérique plus souriante qui tend la main est une Amérique qu’on respecte. S’l continue comme cela, ses célèbres manches de chemise relevées risquent vite de ne cacher que des moignons. Le dollar plie mais ne rompt pas. Faute de véritable alternative. Le dollar peut même rebondir si cette première offensive échoue. Mais le dollar finira par rompre. Et la Chine attend patiemment ce moment. Sans rester les mains croisées. Elle accumule de l’or. Tous les jours. Et s’est même proposée de racheter les réserves d’or que le FMI envisage de vendre.

Ne croyez pas que la Chine et les Etats-Unis se tiennent par la barbichette et que malgré une hostilité et une méfiance réciproques, ils toujours finiront toujours par s’entendre. C’est faux. Depuis la crise financière, leurs destins suivent deux voies différentes. Deux voies qui les mèneront à un choc frontal.

Marc Fiorentino
Président d'EuroLand Finance
Gérant d'Allofinance
www.allofinance.com

Mercredi 30 Septembre 2009
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1.Posté par catelin le 01/10/2009 14:16 | Alerter
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La chute du dollar, serait la chute de la recherche, des innovations et bien sûr, la chute de l'euro. Car l'euro a comme étalon : le dollar même s'il s'en défend.
Il y a une chose que vous oubliez, c'est que la Chine est une mosaïque de peuples facilement déstabilisable et aux confins les uns et les autres tant dans la construction économico-financière que dans le traitement pastoral. L'histoire chinoise est truffée de révoltes certes étouffées, mais de révoltes retardatrices d'une évolution. Le "grand bon avant" suivi de la vaste campagne de gardes rouges sont les exemples frappants d'une Chine qui encore gouvernée d'une main de fer, ne pourra s'autoriser un leadership dans le domaine monétaire. Son déterminisme devra affronter l'indéterminisme des relations mondiales.
Les pays s'accrochant à ce leadership sont modestes au regard de la puissance monétaire économique du dollar, et représentent des intérêts divers.
Et puis, cette notion du risque si intégrée à cette civilisation anglo-saxonne, ne se transmet pas simplement en monnaie.



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