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L’économie moderne: une guerre fratricide planétaire !


Si l’économie est communément définie comme étant l’art de bien administrer une maison, des biens, elle est aussi reconnue comme une science dédiée à la production, la distribution, la consommation, en réponse aux besoins de la société humaine…



Rémi Guillet
Rémi Guillet
Alors et pour ne pas être en reste face aux sciences « dures » (physiques), la science économique est aujourd’hui marquée par son addiction aux mathématiques, à la modélisation, calée par des travaux statistiques qui renforcent les chances de pérenniser des comportements souvent néfastes des points de vue sociétaux, environnementaux…

Dans une approche plus triviale, l’économie se définit comme la chasse à la dépense inutile ou jugée excessive, au gaspillage…

Parmi les définitions données par de grands économistes, citons :

Paul A. Samuelson pour qui « l’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs pour produire divers biens, et les distribuer en vue de la consommation, présente ou future, des différents individus et groupes qui constituent la société (1)… »

Raymond Barre pour qui « la science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources, elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités (2)… »

Avec d’autres, ils ont donc mis l’accent sur la « bonne » gestion des ressources rares…

Mais tous ces théoriciens de l’économie se sont exprimés à un moment où la prise en compte de la dimension finie de notre terrain de jeu, où les questions d’impact environnemental de l’activité anthropogène (et encore moins son irréversibilité) ne constituaient un véritable souci.

Malgré quelques troublions et doux « rêveurs », le développement économique s’est donc poursuivi, puis fortement accéléré en Occident avec le concours de technologies très « productives », aboutissant à un clivage radical entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest pour en venir à une planète marquée par des contrastes aveuglants et, en dépit de cette hétérogénéité, une planète livrée à un libre échange… recommandé par la plupart des économistes occidentaux comme bienfaiteur pour le plus grand nombre.


Après avoir observé que la science économique moderne ne semble pas disposée à accueillir d’amendements pour un changement de cap significatif, il est malgré tout un temps où des bilans s’imposent. Où en sommes-nous de la bonne gestion visée, quant au bilan écologique et sociétal de deux siècles d’une l’économie libérale (capitaliste) d’abord au service du capital… peu encline au partage équitable (même si les choses sont en plein changement au grand dam de « l’Occident »!), au partage entre Toi et Moi, frères qui partageons le même espace, la même planète, respirons le même air et in fine avons le même destin? Cette économie moderne occidentale, nous a-t-elle fait progresser sur le chemin de la liberté, de l’égalité, de la fraternité… une devise issue de la Révolution française dont la seule perspective fait toujours honneur à la France, justifiant une grande part du crédit moral que de nombreuses autres nations lui accordent… pour faire du triptyque une aspiration universelle?


En lieu et place de ce qui est resté un rêve, c’est une guerre économique qui s’est déclarée à l’échelle de la planète. Et là, pas de sentiment! Sous la pression des plus puissants, détenteurs des capitaux (l’argent est plus que jamais le « nerf de la guerre »), la contribution de ceux qui n’ont que leur travail à apporter à l’économie est traitée comme une charge (tout compte de résultats d’exercice d’entreprise en témoigne!) qu’il faut réduire à sa plus simple expression, voire se débarrasser. Tous les indicateurs de bons résultats économiques ne gagnent-ils pas en valeur avec la diminution de l’intervention humaine et la rémunération allouée au travail? Donc aucun scrupules pour les décideurs à délocaliser pour réduire le coût de la main d’oeuvre, transporter sans compter, dans l’aberration la plus totale… si la stratégie est payante pour les possesseurs du capital, c’est à dire génère plus de profits comptables, plus de profits aux organisations économiques « privées » impliquées, laissant indifférent le reste d’un monde économique toujours assez peu concerné par les préoccupations de long terme, par « l’intérêt supérieur ».

Si le constat est navrant pour la plupart des élus politiques, que peuvent-ils de plus que déplorer! Au bout du compte, seules des organisations n’ayant pas d’emprise directe sur l’activité économique et ses orientations se soucient de la disparition du patrimoine planétaire (stocks des énergies fossiles, des minerais…) ou des menaces qui pèsent sur les écosystèmes, mettant en exergue la fragilité du biotope planétaire un peu plus chaque jour…


Un constat alarmant pour la plupart… mais changement de cap improbable (3) !

Ainsi des défis microéconomiques qui vont à l’encontre de l’intérêt général caractérisent le fonctionnement de l’économie des dernières décennies: apologie et poursuite d’un libre échange non régulé, course au moindre coût mais gaspillage en tous genres, recommandation pour toujours plus de low cost, pour un transport, aérien, maritime, terrestre, qui ignore son impact sur le patrimoine planétaire, éviction de l’intervention humaine au profit de la machine ou du « Do it yourself » (bien que ce dernier rapporte aux Etats autant que le troc et autres systèmes d’échange locaux!)

Sous couvert de compétition et concurrence (mondialisées) tout est donc fait pour réduire les coûts à tous les maillons des chaînes allant des producteurs aux consommateurs. Bien sûr, et particulièrement en Occident, l’emploi est touché de plein fouet par ces stratégies. Oubliant que consommateurs et salariés sont les mêmes individus, appartenant aux mêmes populations, on mesure la pertinence globale du challenge! Et les Etats qui auront à redistribuer une part de plus en plus forte de leurs « ressources » afin d’assurer la survie de « mis à l’écart » de plus en plus nombreux… semblent accepter la situation comme inéluctable!

Dans le même temps, l’intégration sociale, l’accès aux soutiens publics les plus divers requièrent de plus en plus souvent l’appartenance au monde du travail… pour la qualité du gage (paradoxe enregistré!)…


Mais où donc est l’erreur?

L’économie moderne est née avec l’ère industrielle dont le développement s’est d’emblée appuyé sur l’existence de possesseurs de capitaux volontaires pour s’y investir.

Naturellement, le « pouvoir » allait donc revenir au « capital », rapidement donner naissance à la lutte des classes entre une bourgeoisie industrielle naissante et la classe prolétarienne, une lutte qui aura marqué l’histoire économique et politique des deux derniers siècles… et dont les représentants du capital ( avec le pouvoir que confère la propriété) ne pouvaient que sortir vainqueurs.


Aujourd’hui, la lutte des classes s’est estompée. Si le capital et le travail restent par nature deux forces antagonistes, ils donnent lieu à des affrontements d’autant plus timorés que les deux forces sont souvent dans les mêmes mains, celles d’une classe moyenne devenue majoritaire, qui ne rechigne pas plus sur les profits et autres revenus financiers que sur les hauts salaires, jouant le double jeu jusqu’à acquérir des parts dans l’entreprise (stock-options et autres), jusqu’à s’investir dans les fonds de pension, et plus communément encore, souscrire des assurances-vie… Ainsi rémunération du capital et rémunération du travail cohabitent dans les esprits pour être l’objet de gestions plus ou moins subtiles, à titre privé et collectif.

La croissance de profits destinés par priorité aux détenteurs de capitaux est donc maintenant acceptée par une majorité, y trouvant sa contribution à la préparation de l’avenir (c’est l’épargne qui induit l’investissement!).


Alors, puisqu’il s’agit d’avenir, tout devrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes: une économie qui favorise l’avenir est chargée d’altruisme au moins envers les générations qui suivent!


Mais le hiatus apparaît cependant car l’épargnant, le détenteur de capitaux, le capitaliste, est insatiable en matière de gain, de volume du capital possédé (on a vite fait d’atteindre l’addiction!). Alors l’épargnant est exigeant quant à la dynamique économique, exigeant toujours plus quant à la dynamique de croissance de son capital. Il est alors peu attentif aux dégâts collatéraux… causés au patrimoine Terre aussi bien qu’aux retombées sociales et sociétales de stratégies économiques induites dans les entreprises et autres organisations économiques toutes soumises aux diktats du capitalisme.



On aura d’abord compris que le paradigme économique actuel servant prioritairement le capital et soutenu par une classe moyenne majoritaire a peu de chance d’être renié dans un avenir proche… Ceci n’interdit pas l’éveil d’une conscience écologique ! Mais ne toucher à rien de significatif est essentiel… et quant au changement de cap radical souhaitable, il devra attendre!


Croissance optimisée versus croissance maximisée (4) !

A écouter la gent politique, seule la « croissance » serait apte à nous sortir de l’impasse sociale où l’Occident s’enlise, croissance de quoi, pour qui, l’incantation est rarement précise… Mais comment y croire quand on observe que l’écart entre riches et pauvres (au niveau des individus autant qu’au niveau des pays) augmente avec le développement économique? De même pour l’emploi qui, dans cette quête de toujours plus de production/consommation, accompagnée d’une quête de toujours plus de productivité du travail (rendue possible grâce aux multiples robots que nous développons), n’a que peu de chance de tirer son épingle du jeu!


Toutefois, puisque l’économie est une science qui étudie la société humaine dans son environnement, elle ne peut s’affranchir de bilans sociaux, sociétaux, écologiques…

Sauf à accepter que le commandement premier de l’économie (inscrit sur une table de la « Loi économique », digne des dix commandements que Dieu transmit à Moïse) est de maximiser un profit destiné au (seul) capital, qu’y a-t-il de pertinent à presser, harceler, stresser toujours plus les rescapés du chômage pendant que les exclus du système, toujours plus nombreux, marginalisés, réduits au rôle de tubes digestifs, tels des lombrics, chargés de consommer la part allouée par une redistribution étatique plus ou moins soucieuse du sort des laisser pour compte (aboutissant par ailleurs à creuser toujours un peu plus la dette des Etats)?

A quoi bon maintenir au rang de dogme un libre échange exempt de règles, une concurrence internationale à propos de tout ce qui se fabrique d’utile, d’inutile, de tout ce qui se boit, se mange, enfin tout… quand on sait à quel point cette concurrence est biaisée par la disparité des conditions de production d’un pays à l’autre (législation et rémunération du travail), quand on sait que ce (trop) libre échange ruine les chances de vivre de professions aussi essentielles que celles des exploitants agricoles, cela dans la plupart des pays… quand on sait ce qu’il coûte à la planète en dégradation de patrimoine?

A quoi bon entretenir une croyance en la vertu de prix bas, toujours plus bas (donc des coûts qui suivent la même logique) quand on sait leurs conséquences sociales… en lieu et place d’un défi de « justes » prix, équitables du point de vue social, sociétal, justes prix s’appuyant sur une ventilation équitable de la valeur ajoutée globale produite par l’ensemble des acteurs impliqués dans chaque « chaîne ». Cela sans oublier d’évaluer de ce que chaîne considérée a pu prélever de ressources naturelles et produit d’impact - une évaluation économique jamais entreprise et qui constitue un défi en soi - pour en arriver à la création de taxes spécifiques destinées à un fonds écologique international en aide aux candidats, pays, organisations économiques… optant pour « autre développement ».


Mais pas facile! Non, pas facile… de changer pour une autre croissance, globalement optimisée pour une population mondiale qui augmente de façon exponentielle (devenant alors une préoccupation en soi, majeure, pour les C. Lévi - Strauss, Dalaï Lama actuel et autres grands esprits) … Une croissance économique qui viserait un autre partage de la « richesse ». Un optimum « macro économique » au sens le plus large… qui à coup sûr amènerait les pays à ranger au placard leur «ego», les mettrait davantage au service de l’intérêt supérieur, planétaire… en lieu et place d’une compétition mondiale entre des organisations économiques (microéconomies) servies par des, et au service de, capitaux fugaces, d’un côté ruinant, tuant les plus faibles d’entre-elles, de l’autre engendrant des monstres aux pieds d’argile… pour aboutir à un « climat » social angoissant, voire délétère, cause de désespérance collective, de désespoirs individuels, pour Toi aujourd’hui, Moi demain…

Sur ce chemin, éviter les excès de la Bourse, encadrer le loyer de l’argent ne seraient-ils pas porteurs de plus de « sagesse économique », avec la perspective de plus d’équité dans la répartition des richesses entre la rémunération du capital et la rémunération de travail, d’un autre partage plus juste, entre la capacité à épargner/investir et la capacité à consommer, au final un autre partage entre la satisfaction des aspirations du présent et la préparation du futur ?


L’économie moderne : une guerre fratricide qui menace d’abord la planète

En réalité un changement de cap semble d’autant plus improbable à court voire moyen terme qu’aucune alternative ne point. Et les uns après les autres les pays émergents s’engouffrent dans le mode de développement occidental, cela malgré une prise de conscience générale des limites du paradigme.

Ainsi avec des défis semblables à ceux dont les pays occidentaux n’arrivent pas à se défaire, avec une volonté féroce de rattraper leur « retard », parvenir au plus vite à leur fin (avant que cela ne leur soit plus possible, qu’il ne soit trop tard!), chacun voulant gober la sphère, la guerre économique a gagné la dimension planétaire… Et dans ce « jeu » de nouvelles et puissantes organisations économiques apparaissent à l’autre bout du monde, aussi vite que les champignons à l’arrivée de l’automne, aidées par des mouvements de capitaux ayant la célérité de la lumière (Internet et autre courrier électronique obligent!) amenant les organisations plus anciennement « installées » à adopter des stratégies de boulimies belliqueuses, ingurgitant les plus faibles d’entre-elles…

On ose ici la comparaison avec les bancs de poissons (maquereaux et autres sardines…) condamnés à se voir décimer un jour ou l’autre par des prédateurs plus gros, eux-mêmes victimes potentielles d’encore plus gros! Ainsi peut-on comprendre que la taille planétaire, la dimension mondiale, puis l’objectif d’arriver au « top » soient au cœur des stratégies de ceux qui veulent durer.

L’économie et ses défis ont ainsi engendré une guerre entre co-occupants d’une même bâtisse qui se délite sous leurs yeux… dont tous sont complices! Si l’expression « guerre économique » n’est pas véritablement nouvelle, elle l’est pour sa dimension planétaire, touchant toute la fratrie humaine!


Mais quel sentiment de gâchis, quelle frustration, pour des jeunes gens qui se consacrent à des études de plus en plus exigeantes et qui ne trouvent plus, à la « sortie », leur utilité sociale mais plutôt la désillusion, la frustration, pendant que d’autres, intégrés au monde du travail mais conscients de la précarité grandissante de leur statut, doivent accepter de ruiner leur santé prématurément, car exposés à l’enjeu de la productivité du travail. Un enjeu macro économique, sociétal, au bout du compte… stupide!

Quel sentiment d’abandon pour l’adulte expérimenté… licencié pour raisons économiques!

Quel sentiment d’aberration pour le senior à qui on demande de travailler plus longtemps alors qu’il a déjà perdu son emploi et a très peu de chance d’en retrouver un…


Alors l’homme, son avenir, doivent dans l’urgence être mis au coeur des préoccupations économiques. Les gouvernements, hommes politiques et législateurs ne peuvent se contenter, de redistribuer des moyens de survie à des populations de plus en plus importantes écartées durablement des circuits économiques normaux, à des individus perdant (ou croyant perdre!) avec leur activité professionnelle, une parcelle de leur dignité.


Attention donc aux dégâts collatéraux qui touchent de plus en plus d’individus dans leur sérénité, leur dignité, causés par une économie à la fois toute puissante et délirante.

Attention à la confusion régnante entre le réel économique et l’économie numérique, attention au vertige provoqué par des valeurs financières virtuelles, éphémères, que servent des « jongleurs de la Bourse » de tout acabit, capables d’engendrer aussi rapidement ruines pour les uns, gains exorbitants pour les autres : un « jeu » qui a outrepassé sa véritable « utilité » de catalyseur d’activités économiques pour devenir déstabilisant, nuisible à une économie réelle, soucieuse de plus de justice et de long terme.

Attention aux tensions géopolitiques latentes et à terme très dangereuses avec la pénurie attendue des énergies fossiles, irremplaçables, « sang » (« poumon » dirons d’autres) pour que vivent nos pratiques économiques occidentales actuelles…


Ce constat doit nous interpeller avec force quant au contenu, aux visées d’un dogme économique devenu archaïque car déjà inadapté au contexte d’aujourd’hui et qui le sera encore plus demain.


Mais qu’espérer d’un discours à la « Cassandre » puisque les hommes politiques et autres décideurs des plus huppés semblent bien avoir récemment « botté en touche ». (Ô Copenhague, tu méritais mieux que fragiliser et discréditer en partie les travaux du GIEC (5) )! (Merci au lecteur d’accepter que je purge ici cette poche d’amertume).

Alors, avons-nous d’autres choix que de reprendre espoir en la volonté politique de nos élus?

En effet, c’est d’eux que le changement de cap est à attendre. La toute puissante économie a su prendre appui sur les atavismes humains (6) pour se construire, se structurer, devenir une science avec ses recommandations voire ses exigences… aujourd’hui « déshumanisées ». D’autres approches, d’autres forces doivent maintenant se manifester pour « reprendre la main », intervenir comme elles ont su le faire dans le passé, pour construire un autre monde, donner une nouvelle orientation aux activités humaines, repositionner à la place qui lui revient l’intérêt collectif, redonner aux valeurs humanistes la publicité qu’elles méritent, redonner espoir à toutes ces victimes, partout dans le monde, suicidaires (sans oublier ceux qui sont passés à l’acte!) pour raisons économiques, victimes d’une économie de la démesure qui a perdu la raison…


En attendant la création d’une organisation mondiale chargée de réfléchir à un nouvel ordre économique, d’en envisager les modalités d’application, la planète Terre, la première et la plus sûrement et irréversiblement exposée à nos turpitudes, n’a pas fini de souffrir !
Economie et humanisme ne semblent pas encore à la veille de se rencontrer !



(1) Economics, ch. 1 (cf. également l’introduction de « La science économique » de T. de Montbrial)
(2) Economie politique tome 1 Titre 1, ch. 1, § 2 (cf. également la référence T. de Montbrial )
(3) Cf. « Mimétisme et économie » sur les sites Cfo news et l’Harmattan Rémi Guillet
(4) Cf. « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail … » R. Guillet ed. L’Harmattan 2004 et 2009 ; « Plaidoyer pour une autre croissance » ; « SVP : Une croissance partage sinon rien… » ; « Prix cassés, low cost…Danger ! » sur les sites Cfo news et l’Harmattan Rémi Guillet
(5) Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
(6) Cf. « Petit texte sur l’Avoir et l’Être… ou les deux faciès de la « richesse » sur les sites Cfo news et l’Harmattan Rémi Guillet

Rémi Guillet, expert-partenaire CFO-news
guilletremi@yahoo.fr

Jeudi 23 Septembre 2010
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