Future Finance, Decentralized Finance, Daily News
              



Désengagement massif des assureurs-crédit : les négociants/grossistes interpellent le Médiateur du Crédit


La CGI interpelle René RICOL, Médiateur du crédit en charge de surveiller les relations entre les banques et les entreprises et dont la mission vient d’être étendue à l’assurance-crédit, pour que s’ouvre une réelle concertation sur les pratiques des acteurs de l’assurance-crédit.



Désengagement massif des assureurs-crédit : les négociants/grossistes interpellent le Médiateur du Crédit
Alors que le Médiateur du Crédit surveille depuis plusieurs mois l’accès au crédit des PME françaises, la CGI, Confédération Française du Commerce Interentreprises, s’inquiète du désengagement massif des assureurs-crédit, qui touche de plein fouet les PME du commerce interentreprises.

Dans les relations entre industriels et négociants ou entre négociants et leur aval, la confiance se base notamment sur les notations des assureurs crédit. Or, depuis quelques mois, deux paramètres viennent altérer sensiblement le fonctionnement de plusieurs secteurs d’activité dans lesquels le commerce interentreprises occupe des positions très fortes et économiquement indispensables :

Le désengagement généralisé des assureurs-crédits a des impacts macro et microéconomiques lourds Compte tenu des prévisions économiques, les assureurs-crédits se désengagent de catégories d’opérateurs, voire même de filières entières. Les baisses de couverture et décotes d’assurance-crédit, constatées à maintes reprises depuis juillet 2008, interviennent à partir d’informations générales qui ne prennent pas en compte la situation réelle de chaque entreprise. Ces dernières ne bénéficient d’aucun délai de prévenance et ne sont informées qu’a posteriori de leur décote. Ce type de pratique « plombe » les relations entre clients et fournisseurs et entache durablement la réputation commerciale d’une entreprise dégradée, parfois jusqu’à sa disparition.

Bernard Manhes, Président de la CGI, déplore « cette attitude très « prudentielle » des assureurs-crédit qui crée une véritable crise de confiance entre opérateurs économiques. Bon nombre de filières, déjà touchées par la récession économique et, pour certaines, par la réduction des délais de paiement, sont
ainsi impactées. »

La garantie complémentaire accordée par le CAP (Complément d’Assurance-Crédit Public) sur une partie des risques non couverts connaît un effet pervers inattendu.
Le CAP s’adresse aux entreprises confrontées aux difficultés d’accès à l’assurance-crédit, qui les couvre contre le risque de défaillance de clients auxquels elles accordent des délais de paiement. Les assureurs-crédit, confortés par ce dispositif, durcissent encore un peu leurs conditions de couverture et/ou de cotation. Bon nombre d’entreprises, saines financièrement, voient ainsi leur cotation réduite à zéro, ne pouvant du même coup plus prétendre au dispositif CAP.
Depuis l’entrée en vigueur du CAP le 8 décembre 2008, une recrudescence de désengagement a été observée dans différents secteurs du commerce interentreprises, notamment les secteurs d’approvisionnement au bâtiment (distribution de matériel électrique, quincaillerie industrielle, …), malgré les accords dérogatoires signés entre les différents acteurs, la distribution de pièces automobiles de second rechange, les secteurs alimentaires (fruits&légumes, importation de surgelés…).
Pour enrayer la baisse d’activité et redonner confiance aux acteurs des filières, la CGI appelle donc le Médiateur du crédit à une redéfinition des règles du jeu et à la mise en place de mesures pour :
- assurer plus de transparence dans les informations utilisées par les assureurs-crédit pour coter les entreprises,
- permettre aux entreprises d’être informées en amont de l’évolution de leur note et d’apporter toute information jugée nécessaire à l’appréciation de leur situation à l’assureur-crédit, avant la publication de toute modification,
- assurer avec réactivité une véritable adéquation entre la situation réelle de chaque entreprise et les garanties accordées.

A propos du commerce interentreprises
Le commerce interentreprises représente l’ensemble des 120 000 entreprises allant de la PME aux grands groupes internationaux, qui achètent et/ou vendent des biens à d’autres entreprises principalement en France mais aussi à l’international.
Aujourd’hui, la branche compte plus d’1 million de salariés et a enregistré plus de 120 000 embauches en 2007
Le commerce interentreprises en quelques chiffres :
- 50% des ventes en valeur du commerce avec un chiffre d’affaires de plus de 700 milliards d’euros en 2006 (500 milliards d’euros de chiffres d’affaires pour le commerce de gros),
- 6,5% de la valeur ajoutée nationale,
- 19% des exportations et 35% des importations,
- Un crédit interentreprises estimé à 600 milliards d’euros, dont 25% sont couverts par l’assurance-crédit.

www.cgi-cf.com

Mercredi 4 Mars 2009
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles