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Des marchés boursiers toujours attractifs...


« Etes-vous vraiment sûr que la Bourse soit un bon placement aujourd'hui ? » Telle est la question qui nous parvient régulièrement à la lecture ou à l'écoute de nos articles et prévisions sur les évolutions boursières qui, selon certains, seraient trop optimistes.



Marc Touati
Marc Touati
Cette question n'est d'ailleurs pas nouvelle, puisqu'elle nous était déjà posée au printemps 2009 lorsque les grands indices boursiers atteignaient des planchers et faisaient dire au plus grand nombre que la baisse était loin d'être terminée. Dix-huit mois après cette tempête et comme nous l'annoncions à l'époque, la croissance mondiale est repartie en forte hausse (elle devrait dépasser les 4 % en 2010 et 2011) et les marchés actions ont retrouvé de belles couleurs.

Pourtant, niant cette réalité, de nombreux investisseurs continuent d'annoncer que le meilleur est passé et qu'il faut désormais se préparer à un « W » tant économique que boursier.

En dépit de ce regain de pessimisme, nous persistons et signons : malgré une volatilité inévitablement forte, les marchés actions demeureront haussiers au moins jusqu'à l'été 2011.

Bien entendu, un tel scénario se place dans un contexte géopolitique normal, c'est-à-dire sans dérapages notables en la matière. Dans le cas contraire, il faut évidemment reconnaître qu'en cas de conflits durables au Moyen-Orient ou dans tout autre partie sensible du globe, de vagues d'attentats en Europe ou encore d'attaques type 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, mettraient forcément à mal nos prévisions.

Mais là, nous sommes désolés, nous ne sommes pas devins, nous ne sommes que des économistes. Spéculer sur un événement géopolitique dramatique pour établir des prévisions économiques et boursières n'a, par définition, aucun sens. Alors, Mesdames et Messieurs les « Bear », essayez de ne baser vos prévisions que sur des données économiques. Tenter de faire paniquer le grand public, en brandissant la menace d'une catastrophe géopolitique imminente, n'est vraiment pas sérieux.

Aussi, si nous restons dans un contexte géopolitique normal, il nous paraît évident que les placements boursiers présentent le meilleur couple « rendement-risque ». Et ce, notamment, parce que les niveaux actuels des indices occidentaux sont relativement peu onéreux, en particulier au regard des profits conséquents des entreprises cotées et, plus globalement, d'une croissance mondiale très appréciable. Quant au scénario de rechute internationale, il ne faut pas exagérer sa probabilité. Compte tenu de la vigueur de la reprise économique, un ralentissement est logique, voire souhaitable. De là à transformer cette consolidation en rechute vers la récession, il y a un grand pas qu'il ne nous semble vraiment pas opportun de franchir.

De plus, au-delà des bons fondamentaux économiques qui créent un socle solide pour les marchés boursiers (à savoir, une croissance soutenue, une faible inflation, des taux d'intérêt très bas, des profits élevés), ceux-ci commencent d'ores et déjà à bénéficier du retour massif des fusions-acquisitions, levées de fonds, introductions en Bourse et autres OPA. Ces évolutions confirment que les investisseurs reviennent durablement sur des marchés boursiers, qui redeviennent donc très attractifs.

Enfin, pour finir de convaincre les sceptiques (et nous savons qu'ils sont encore nombreux), il suffit de comparer le couple rendement-risque des actions à celui des autres placements. Tout d'abord, en commençant par le point zéro du risque, c'est-à-dire le monétaire, il est clair que faire ce choix revient à accepter un rendement historiquement faible. Compte tenu du marasme de 2008 et des séquelles qu'il a laissées dans les esprits, nous pouvons comprendre que beaucoup optent encore pour cette possibilité.

Ensuite, en avançant sur la courbe des taux, il faut reconnaître que des obligations à deux ans sur des bonnes signatures présentent des rendements appréciables et peuvent donc justifier quelques investissements. En revanche, investir sur des obligations d'Etat à dix ans paraît aujourd'hui l'un des paris les plus risqués qui soient, notamment pour certains pays de la zone euro, et notamment en France. Non seulement parce que leur rendement est faible, mais surtout parce que le risque de forte remontée des taux, donc de baisse des cours, est très élevé.

Il en est de même sur de nombreuses « commodities », à commencer par les matières premières agricoles, mais surtout par l'or qui connaît une forte bulle spéculative qui risque de faire très mal lorsqu'elle explosera.

En ce qui concerne, les marchés immobiliers, il est important de distinguer plusieurs zones géographiques. Ainsi, aux Etats-Unis, la bulle ayant déjà largement explosé, la remontée des cours qui a d'ailleurs commencé depuis un an, devrait perdurer. En revanche, en Europe, et notamment dans l'Hexagone, le gros du dégonflement de la bulle n'a pas encore eu lieu et devrait se produire dans les deux prochaines années.

Autrement dit, face à l'ensemble de ces placements, soit trop peu rentables, soit beaucoup trop chers et donc dangereux, ou alors les deux à la fois, les marchés boursiers constituent une alternative très appréciable. Ils sont relativement peu chers et par conséquent font parti des rares placements à ne pas faire l'objet de bulle. Quant au facteur risque, si ce dernier est structurellement présent en Bourse, il demeure tout à fait contenu actuellement au regard des fondamentaux économiques et financiers internationaux.

Nous continuons donc d'anticiper une tendance haussière, qui se traduira notamment par un Dow Jones et un Cac 40 de respectivement 11 000 et 4 000 d'ici la fin d'année, puis de 13 000 et 4 500 d'ici l'été 2011. Autrement dit, dans un an, il sera un peu tard pour revenir en Bourse…

Marc Touati
Economiste.
Directeur Général de Global Equities.
Président du cabinet ACDEFI (premier cabinet de conseil économique et financier indépendant).

www.acdefi.com


Jeudi 30 Septembre 2010
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