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Crise du Covid-19 : ces acteurs du financement qui viennent en renfort des banques


Par Laurent Desplaces, Président de FinTake Group.



S’il joue un rôle fondamental pour aider les entreprises françaises dans la crise actuelle, le PGE ne peut être une solution à lui seul. Et sachant que « le plus dur est devant nous », comme a prévenu Bruno Lemaire, notre économie et nos entreprises ont besoin de l’accompagnement solidaire de nombreux acteurs, au-delà des banques.

Un écosystème en relai des banques

Depuis le début de la crise du Covid-19, environ 500 000 entreprises ont déjà bénéficié, via le réseau bancaire, du prêt garanti par l’État (PGE), pour un total d’au moins 85 milliards d’euros. Bpifrance estime que ce chiffre va atteindre les 100 milliards d’euros. Ce dispositif inédit par son ampleur doit être salué et plébiscité pour le rôle majeur qu’il joue auprès des nombreuses entreprises en difficulté. Les banques ne peuvent toutefois pas, à elles seules, lutter contre la crise sans précédent que nous traversons. De nombreux acteurs peuvent aujourd’hui venir les épauler pour aider les entreprises.

En matière de PGE, les banques ne sont déjà plus seules. Depuis le mois de mai, par exemple, les plateformes de crowdfunding sont autorisées à distribuer le PGE sous forme de prêt participatif (crowdlending). Même si leurs taux sont supérieurs à ceux des PGE octroyés par les banques, ils demeurent beaucoup plus bas que les taux habituellement pratiqués.

À une échelle plus locale, les régions jouent également un rôle essentiel via la Prêt Rebond. Cette extension du PGE, proposée par les régions avec Bpifrance, s’adresse plus particulièrement aux PME et TPE avec des prêts allant de 10 000 à 300 000 euros. C’est donc un vrai mouvement collectif qui s’est très rapidement mis en place pour venir en aide à nos entreprises et sauver les emplois.

Mais il faudrait aller plus loin. D’autres acteurs du financement, grâce à leur capacité à mobiliser des fonds de plusieurs dizaines de millions d’euros – voire plusieurs centaines pour certains –, pourraient également travailler avec Bpifrance pour distribuer des prêts aux TPE et PME, notamment à travers le financement de l’investissement.

Parallèlement à cette question des prêts, certains acteurs ont également commencé à adapter leurs offres pour proposer des aides supplémentaires aux entreprises. C’est le cas, par exemple, des organismes de location financière pour les équipements professionnels. Certains services de recouvrement se sont transformés en services d’accompagnement et de conseils, proposant aux clients en difficulté d’assouplir et d’adapter les mensualités – exactement comme les banques qui proposent en ce moment des reports d’amortissement de prêts immobiliers, par exemple. Et vis-à-vis de leurs partenaires fournisseurs d’équipements, les acteurs de la location financière peuvent proposer de verser les prestations de service en avance pour les aider dans leur trésorerie.

Cette transformation de la fonction recouvrement va même plus loin, dans la mesure où elle devient un véritable relai d’information sur les mesures d’aides du gouvernement (fonds de solidarité, délai de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales, décalage d’impôt direct, annulation de charges …). En en faisant la promotion auprès des clients et en étant à leur écoute, elle s’assure qu’ils bénéficient de toutes les possibilités mises à leur disposition.

Ce qu’il faut retenir au-delà de ces exemples, c’est que les banques ne doivent pas être les seules à porter toute la charge des aides aux entreprises. Non seulement par rapport au PGE, mais également à toutes les autres solutions qui peuvent être mises en place pour le compléter. Et cela est d’autant plus important que les entreprises vont devoir être accompagnées sur la durée, et non ponctuellement comme c’est le cas en temps normal.

Accompagnement solidaire sur le long terme

Début juin, Bruno Le Maire a revu à la hausse les perspectives de récession en France, estimant à 11% la chute du PIB cette année – bien plus que les 8% précédemment évoqués. « Le plus dur est devant nous », a-t-il averti. Le pic de la crise sanitaire est peut-être derrière nous, mais pas celui de la crise économique. Nous savons que nous entrons dans une longue et difficile période, avec le risque potentiel que notre économie en ressorte durablement touchée.

C’est un défi majeur qui doit être relevé, collectivement et sur le long terme. Car si l’État a su mobiliser des moyens colossaux dans l’urgence, les entreprises ne peuvent pas être sous perfusion indéfiniment. Elles doivent reprendre les forces nécessaires pour préserver durablement l’emploi et retrouver le chemin de la compétitivité et de la croissance.

Dans un contexte que personne n’aurait pu anticiper, c’est finalement toute la question de la résilience des entreprises qui se pose à tous aujourd’hui. Leur capacité à absorber le choc et à en ressortir plus forte est une clé essentielle. L’implication et l’appui des différents acteurs du financement peut permettre d’accélérer cette sortie de crise, en réinventant la manière de collaborer et de se soutenir mutuellement.

Toutes ces mesures et ces aides doivent aussi inciter les entrepreneurs à ne pas se laisser abattre par le contexte actuel, qui peut être décourageant pour beaucoup. La mobilisation de l’Etat et des acteurs du financement est aussi là pour envoyer aux dirigeants – notamment ceux des PME et TPE – un message fort de solidarité, les encourageant à poursuivre le développement de leur entreprise malgré le choc. C’est collectivement que nous sortirons de cette crise.


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Mercredi 16 Septembre 2020
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