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Quels défis pour la croissance en 2017 ?


Selon Euler Hermes, malgré les divers obstacles politiques et économiques relatifs au réajustement de la Chine, le Brexit, et le résultat surprenant de l’élection présidentielle américaine, la croissance mondiale du PIB devrait se montrer résiliente en 2016, à +2,5%.



« La croissance mondiale a été lourdement affectée par une série d’évènements inattendus. Avec la montée des votes populistes et protectionnistes, la croissance du commerce mondial en volume s’est limitée à +1,9%, son plus bas niveau depuis 2009 », explique Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes. Toutefois, diverses formes de résiliences sont apparues pour contrer ces turbulences politico-économiques. Avec une croissance chinoise à +6,7%, une croissance britannique à +2%, la remontée du prix du baril de pétrole au-dessus de 50 USD, et des marchés boursiers enregistrant des niveaux records suite à l’élection de Trump, tout n’a pas été morose en 2016.

Euler Hermes prévoit que la croissance mondiale atteindra +2,8% en 2017, restant ainsi bloquée sous la barre des +3% pour la septième année consécutive. Un plafond de verre qui est devenu, d’année en année, plus difficile à briser.

En 2017, l’espoir de la reflation générale de l’économie mondiale est permis

L’an passé, la croissance mondiale toujours modérée a entrainé des ajustements dans les pays et secteurs endettés. A cause de la faiblesse de la demande, les cours des matières premières et le niveau de prix ont accusé le coup, d’où une atonie des chiffres d’affaires et de moindres incitations à l’investissement.

Plusieurs facteurs laissent espérer de meilleures perspectives pour les prix en 2017. Premièrement, les prix du pétrole profiteront d’un effet de base positif, et devraient s’établir à 54 USD par baril cette année. Deuxièmement, le soutien actif des pouvoirs publics américains à l’économie domestique sera source d’une hausse plus rapide des prix étant donné le rythme de croissance de l’économie. Troisièmement, les politiques de soutien stimulent enfin la croissance de la demande. En Chine, la reprise du secteur de la construction a été notable, aidant les prix des métaux à se reprendre au niveau mondial. En découle la fin de la déflation sur les prix des producteurs chinois, et une timide reprise du secteur manufacturier à l’échelle mondiale. Enfin, les politiques monétaires accommodantes ont aussi aidé : le faible coût du crédit a pavé la route de la reprise pour l’investissement résidentiel dans le monde, et les anticipations d’inflation excèdent +2% aux Etats-Unis pour 2017. De plus, les nouvelles promesses de dépenses d’amélioration des infrastructures contribuent à la hausse de ces anticipations.

(Dé)mondialisation : la fin de l’effet Magneto pour le commerce et les flux financiers ?

Le commerce mondial en valeur pourrait croître de +3,5% en 2017, bénéficiant de la hausse des importations attendue aux Etats-Unis, en Europe et dans les pays émergents. De son côté, le commerce en volume devraient croître de +2,9%. Le réajustement de la demande (rééquilibrage en Chine, autonomie énergétique des Etats-Unis, ajustements chez les émergents), la montée du protectionnisme direct et indirect, et la servicisation/digitalisation de l’économie expliquent cette tendance. Désormais, les décisions politiques influenceront de manière croissante les choix d'implantation des entreprises (dans l’industrie de l’automobile par exemple), et le raccourcissement des chaines de valeur et la production nationale dans les industries à valeur ajoutée seront la norme. C’est d’ailleurs le chemin choisi par les Etats-Unis et la Chine.

Un autre phénomène est observable : la balkanisation financière, ou démondialisation financière, qui intensifiera l’isolationnisme si elle n’est pas résolue. En effet, les flux financiers au sein et entre les pays continuent de décevoir : (i) le capital n’est pas transmis à l’économie réelle et les conditions de crédit sont toujours trop conservatrices en Asie Pacifique et en Amérique Latine ; (ii) l’épargne reste bloquée sur les marchés à hauts revenus, même si son rendement reste limité. Le taux de croissance annuel composé du financement domestique était de +5% entre 2011 et 2015, contre +0,5% pour les crédits transfrontaliers.

Un accroissement de l’incertitude politique mondiale pourrait engendrer une parfaite tempête en 2017

En 2017, les facteurs politiques pèseront à nouveau lourdement sur la performance économique mondiale. Aux Etats-Unis, l’orientation choisie par l’Administration Trump sera scrutée. Le risque de représailles est élevé. Le risque de contagion aussi puisque les Etats-Unis sont la plus grande économie mondiale, la plus interdépendante (plus élevé déficit du compte courant, hégémonie du dollar), et un marché important pour beaucoup de biens et services étrangers.

L’Europe devra composer avec un calendrier politique chargé. Les Pays-Bas en mars, la France en avril, l’Allemagne en septembre. De plus, dans tous ces pays, les partis politiques dominants doivent faire face à des concurrents sérieux. Cependant, l’Europe fait preuve d’une solide résilience politique, et devrait faire face aux intempéries.

En Chine, la pression monte pour tenir les promesses formulées, et restaurer la confiance, dans le but de financer la croissance avec l’épargne des ménages. Le pays pourrait devenir plus enclin à la réforme, et par conséquent moins accommodant après le Congrès du Parti Communiste en octobre 2017. Dans les autres marchés émergents, les conditions orageuses assombrissent les perspectives économiques, à la veille de nombreuses élections (Iran, Afrique du Sud, Mexique, Brésil).

« En 2017, la pertinence des réponses politiques proposées par les forces en place, et la résilience du secteur privé, détermineront largement qui subira incertitude politique et baisse de la liquidité mondiale », conclut Ludovic Subran. « Les politiques protectionnistes sont une menace réelle, et pour y faire face, les entreprises du monde entier devront se servir d’outils primordiaux comme l’analyse des risques pays, économiques et politiques, mais aussi se montrer capable d’anticiper les aléas ».

Pour aller plus loin, téléchargez l’étude ci-dessous (PDF 24 pages en anglais)

Crédit image : ©Thomas Bartel DDC by ESIEA
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Laurent Leloup
Fondateur Finyear Group

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Jeudi 26 Janvier 2017
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