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Kurt & Salmon | Risk Management : les leçons de la crise


La crise a souligné plusieurs dysfonctionnements du Risk Management. Trois principes structurants de la vie financière sont ébranlés : le regard porté sur les notes attribuées par les agences de rating, le positionnement du Risk Management dans la hiérarchie des banques et la réglementation relative aux capitaux propre.



Kurt & Salmon | Risk Management : les leçons de la crise
Avec la crise récente du secteur financier, un certain nombre de paradigmes autour desquels la gestion des risques et la réglementation bancaire étaient construites sont bouleversés.

En premier lieu, le statut des notations fournies par les agences de rating
L’ensemble de la profession a fait confiance aux notations sans se soucier de leurs limitations. Pourtant, certains titres extrêmement bien notés ont connu des chutes de 20%. Une bonne notation ne suffira désormais plus à valider l’évaluation des risques d’un investissement, notamment pour certains produits structurés. La qualité intrinsèque du débiteur, la propagation du défaut et la complexité du produit devront impérativement être prises en compte.

La crise a également mis en lumière la nécessité de renforcer la fonction Risk Management
La pression pour effectuer les transactions et générer des profits était telle que le Risk Management n’était pas forcément en mesure de stopper des investissements pour le moins hasardeux. Le positionnement et le rôle du Risk Management doivent donc être repensés. Avec en filigrane une gageure : « valoriser autant les personnes en charge de gagner de l’argent que celles chargées d’éviter d’en perdre ».

Troisième leçon fondamentale apportée par la crise : la réglementation relative aux fonds propres doit être repensée
Bâle II, par exemple, surveille uniquement le ratio fonds propres sur engagements pondérés. La pondération permet aux banques d’apprécier plus finement le risque : un prêt à un Etat ne doit évidemment pas exiger les mêmes fonds propres qu’un prêt à une PME. Néanmoins, utiliser des capitaux pondérés conduit à immobiliser moins de
capital. En cas de crise globale, moins de capitaux sont disponibles pour faire face à la multiplication des défauts. Une prise en compte d’un effet de levier sur les actifs bruts non pondérés est donc une piste à explorer.

Mohamed Radjabou, Manager Ineum Consulting
Eric Grelier, Senior Consultant Ineum Consulting


A propos de Ineum Consulting
Ineum Consulting est une société de conseil en stratégie, organisation et management des systèmes d’information. Ineum Consulting assiste ses clients dans la réalisation de leurs choix stratégiques, opérationnels et technologiques, en toute objectivité. La gamme de services qu’elle couvre, focalisée sur la connaissance profonde des métiers de ses clients et sur sa capacité à mettre en oeuvre des solutions spécifiques, représente une force de proposition
unique. Ineum Consulting, 1 300 collaborateurs présents en Australie, Algérie, Belgique, France, Etats-Unis, Maroc, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse et au Royaume-Uni, fait partie du groupe Management Consulting Group Plc, coté au London Stock Exchange.

www.ineumconsulting.com

Vendredi 30 Janvier 2009
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