Quotidien Finance Digitale, Crypto Finance Daily News


              



Investissement dans l’industrie


L’investissement de l’industrie a augmenté de 10% en 2011. Cette progression n’est qu’une reprise très partielle, qui survient après une année 2010 atone et un recul de l’investissement de 21% en 2009. Sa progression devrait être plus faible en 2012. Les industriels l’estiment aujourd’hui à 7%. Ce taux devrait néanmoins être révisé à la baisse au cours des mois qui viennent car l’investissement est souvent surestimé en début d’année.




Nicolas Bouzou
Nicolas Bouzou
En 2011, l’investissement a été particulièrement soutenu dans l’aéronautique ainsi que dans la catégorie des « autres industries » (qui englobe notamment la pharmacie et la chimie). Il a en revanche reculé dans l’automobile.

Si les entreprises industrielles investissent, peu c’est avant tout parce que leurs marges sont faibles. A 35,7% au troisième trimestre 2011, le taux de marge des entreprises est au plus bas depuis près de trente ans. En outre, les carnets de commandes se dégarnissent. Les capacités de production restent aujourd’hui sous-utilisées. Les investissements que réalisent les entreprises correspondent d’ailleurs à des renouvellements ou des réorganisations de production plutôt qu’à des extensions de capacités.

Les difficultés d’accès au crédit ne sont pas véritablement confirmées par cette enquête. Certes, les industriels estimaient en octobre dernier que leurs conditions de financement seraient moins favorables en 2012, mais leur perception s’appuyait essentiellement sur une anticipation de hausse des taux (non sur une crainte de rationnement du crédit). Les taux d’intérêt sont pourtant encore faibles, même s’ils sont sans doute jugés trop élevés au vu de la rentabilité attendue des investissements.

Investissement dans l’industrie

Les résultats de cette enquête posent donc problème dans la mesure où l’investissement est essentiel pour restaurer la compétitivité de l’industrie française. En la matière, deux thèses s’opposent :
- l’industrie française ne serait pas assez compétitive car ses coûts seraient trop élevés, d’où l’importance d’une mesure comme la TVA sociale.
- l’industrie française innoverait trop peu et devrait monter en gamme (donc investir).

Ces deux arguments sont vrais, mais il faut bien comprendre que l’industrie française ne sera en mesure de monter en gamme que si ses marges s’améliorent et qu‘à la condition qu’un ajustement de ses coûts lui permettent d’abord de trouver de nouveaux débouchés. Autrement dit, il va falloir que la baisse des coûts (et donc des charges) précède la montée en gamme.

Asterès met en place des outils d’analyse et de prévisions économiques à destination des entreprises et des collectivités locales.
- La société réalise des tableaux de bord et des lettres de veille sur l’économie française et internationale.
- Asterès suit la conjoncture des régions et réalise des diagnostics d’attractivité pour le compte des territoires.
- Asterès organise pour le compte de ses clients des séminaires et des formations intra-entreprises.

Nicolas Bouzou
Directeur - Fondateur d’Asterès
Membre du Conseil d’Analyse de la Société auprès du Premier Ministre
Directeur d’études à la Law & Management School Université Paris II Assas

ASTERES
7 rue du chemin vert
94100 Saint-Maur des Fossés
www.asteres.fr

Lundi 13 Février 2012
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Recevez notre newsletter quotidienne comme plus de 40.000 professionnels de la gestion et de l'innovation financières


LE TRESORIER


Cryptocurrencies


Finyear - Daily News