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Global Reporting Initiative: 4ème et nouvelle version des lignes directrices et indicateurs


La Global Reporting Initiative (GRI, créé en 1997) propose des lignes directrices et des indicateurs de reporting extra-financier. Très opérationnel, c’est une véritable boîte à outil pour prouver leur progrès et construire sa méthodologie de reporting. C’est le référentiel de reporting le plus utilisé dans le monde : 40 % des entreprises publiant un rapport DD suivent formellement la structure de la GRI, mais en réalité toutes les entreprises s’appuient sur les indicateurs GRI.



Global Reporting Initiative: 4ème et nouvelle version des lignes directrices et indicateurs
GRI a publié le 10 février 2012 les conclusions de la phase de consultation sur la G4, la nouvelle version de ces lignes directrices et des indicateurs. Elle sera publiée en mai 2013 et remplacera la dernière version (G3.1, avril 2011).

Ce retour fixe les orientations de ce qui est appelé à devenir le référentiel du reporting, celui qui s’imposera dans les années futures.

Le rapport d’analyse des 2 300 commentaires traités est très riche. Il montre le resserrement autour des indicateurs essentiels, dans le sens d’une recherche de la matérialité des impacts.

5 objectifs prioritaires :
- Proposer des lignes directrices faciles à utiliser
- Améliorer la qualité technique des lignes directrices
- Aligner les G4 avec les autres référentiels et indicateurs internationaux
- Améliorer le processus de définition de l’information pertinente et matérielle
- Proposer des recommandations entre le processus de création d’un rapport DD et d’un rapport intégré.

Objectifs clés du reporting
- Transparence sur les risques, les opportunités, la performance et les impacts RSE sur les parties prenantes : 1er objectif de la publication d’un rapport DD (70%)
- Créer de la confiance avec les parties prenantes clés (67 %)
- Echanger avec les investisseurs, les salariés et les autres parties prenantes (62 %)
- Gérer sa réputation (53 %)
- Améliorer sa performance (45 %)
Ces résultats montrent que le reporting est d’abord et avant tout un exercice de transparence et d’information en externe, et moins un enjeu de performance interne.

Toutefois, on peut penser que la ré-appropriation du reporting comme levier d’action interne (performance, mesurer pour progresser…) sera indispensable pour faire remonter le sujet au niveau des directions générales.

Thèmes à introduire et à améliorer dans les lignes directrices :
- Ethique des affaires
- Emissions de gaz à effet de serre
- Innovation durable
- Analyses de cycle de vie
- Eau
- Biodiversité

10 thèmes les plus pertinents à rapporter pour les organisations :
- Energie (33 %)
- Impacts sur la communauté (31%)
- Emissions dans l’air, dans l’eau et le sol (27%)
- Santé & la sécurité au travail (25%)
- Eau (24%)
- Performance économique (17%)
- Déchets (16%)
- Formation et le développement des compétences (12%)
- Ethique des affaires (12%)
- Biodiversité (10%)

Importance des informations qualitatives sur la démarche RSE de l’organisation
- Explications sur la stratégie RSE
- Gouvernance en place
- Impacts significatifs, risques & opportunités
- Indicateurs et objectifs qui y sont liés
- C’est un signe à considérer fortement pour les entreprises qui méconnaissent et délaissent parfois ces sections, par rapport à la section « indicateurs de performance».

Support de l’information extra-financière
Le rapport intégré est à l’avenir appelé à prendre un rôle plus prépondérant que le rapport DD. En effet, le rapport intégré et les rapports on-line seront les formats très largement privilégiés, au détriment du rapport DD. Les rapports DD devront donc être repensés pour continuer à intéresser les parties prenantes, qui se dirigeront principalement vers le rapport intégré.

Autres observations

Sans surprise, GRI voit également son rôle conforté par les participants :
- Pour développer des référentiels sectoriels, qui sont préférés aux référentiels génériques
- 51 % des participants pensent qu’un tiers comme la GRI doit proposer le référentiel de reporting. 39 % pensent que c’est le rôle de l’organisation d’auto-définir son référentiel.
Parmi les autres observations utiles, nous notons que :
- Hormis la GRI, le Pacte Mondial est le référentiel est le plus utilisé pour le reporting, devant les référentiels nationaux, l’ISO 14001 et les référentiels sectoriels
- En moyenne, entre deux tiers et 60 % des répondants pensent qu’il ne faut pas modifier les indicateurs de performance.
- A travers cette consultation et ce projet, GRI s’impose un peu plus comme le cadre universel de référence du reporting RSE & DD pour toutes les entreprises internationales soucieuses de décrire leurs impacts et contributions. Le G4 fournira, à n’en pas douter, l’inventaire des indicateurs de tous les référentiels qui s’imposeront. Il est donc essentiel de le maîtriser.

Patrick d’Humières
www.institutrse.com

Jeudi 16 Février 2012
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