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Fusions-acquisitions en France et en Allemagne


Les marchés des fusions-acquisitions en France et en Allemagne affichent leurs meilleures performances depuis les débuts de la crise économique



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Dans sa dernière étude sur l’évolution du marché des fusions-acquisitions franco-allemandes, le cabinet d’audit et de conseil PwC révèle qu’en 2014, la France et l’Allemagne ont enregistré le nombre de fusions-acquisitions le plus élevé depuis 2008 et 2010 respectivement, avec 2 019 transactions comptabilisées sur le marché français et 1 601 opérations sur le marché allemand.

Le marché des fusions-acquisitions transfrontalières est resté stable, l’Allemagne conservant sa place de 4ème pays investissant le plus en France et la France reculant à la 5ème position des pays qui investissent le plus outre-Rhin, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et les Pays-Bas.

Les investisseurs étrangers, eux, continuent de privilégier l’Allemagne.

Le marché français des fusions-acquisitions reste plus dynamique que le marché allemand

En 2014, le marché français a comptabilisé 2 019 transactions, soit une croissance de 23% par rapport à 2013, face à un marché allemand qui n’a enregistré que 1601 opérations (en augmentation de 18% par rapport à 2013).

L’écart se creuse entre les deux pays : La France a conclu 418 transactions de plus que l’Allemagne en 2014, contre 292 de plus en 2013.

Selon Olivier Lorang, directeur PwC responsable Transactions du German Business Group : « 2014 se caractérise par une reprise des opérations de fusions-acquisitions, principalement liée à une abondance de liquidité et des taux d’intérêt historiquement bas, en particulier pour la France qui retrouve son niveau de 2008. En 2013, les grandes entreprises françaises avaient opté pour des opérations de rationalisation de leur portefeuille, dans une logique de sortie de crise. En 2014, elles cherchent des leviers de croissance et consolident leur position sur leurs marchés cibles. »

Malgré cette croissance apparente, les marchés français et allemands restent loin derrière leur niveau de 2007, avant la crise économique.

Des opérations transfrontalières stables

Le marché des fusions-acquisitions entre la France et l’Allemagne affiche un nombre d’opérations stable en 2014. La France et son premier partenaire commercial, l’Allemagne, jouissent d’une relation privilégiée et durable.

Côté français, 23 entreprises françaises ont été reprises par des entreprises allemandes en 2014, un chiffre identique à celui de 2013, permettant à l’Allemagne de conserver sa place de 4ème pays investissant le plus en France en termes de fusions-acquisitions. Côté allemand, 38 entreprises allemandes ont été rachetées par des entreprises françaises, soit 2 de plus qu’en 2013.


Olivier Lorang explique : « Le marché des fusions-acquisitions transfrontalières se démarque par des transactions de taille conséquente, notamment l’acquisition par Symrise AG du groupe français DIANA ainsi que l’acquisition par Henkel du français Spotless en juin 2014, deux opérations accompagnées par PwC. »

De plus en plus d’investisseurs étrangers préfèrent l’Allemagne à la France

L’étude de PwC révèle une ouverture progressive des marchés français et allemand aux investisseurs internationaux. En 2014, 39% des investissements en Allemagne ont été réalisés par des investisseurs étrangers (5 points de plus qu’en 2013) contre 25% pour la France (2 points de plus qu’en 2013).

L’Allemagne est un marché très attractif pour les investisseurs internationaux. Le nombre d’opérations de fusions-acquisitions réalisées par des investisseurs étrangers, originaires notamment du Royaume-Uni, des Etats-Unis et des Pays-Bas, a fortement augmenté en 2014 : 183 entreprises allemandes ont été reprises par des entreprises basées aux Etats-Unis (65 de plus qu’en 2013), 110 par des entreprises britanniques (36 transactions de plus que 2013) et 45 par des entreprises néerlandaises (18 de plus qu’en 2013).

Pour Olivier Lorang : « Si de nombreux pays se sont lancés dans une course au rachat des entreprises allemandes, la France semble avoir manqué le départ. Le volume d’opérations menées par la France vers l’Allemagne (38) est resté plus ou moins stable en 2014, alors que celui des opérations réalisées par des pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni a explosé. Ainsi, la France est passée de la 4ème place des pays investissant le plus en Allemagne en 2013 à la 5ème place en 2014. »

Reprise de la croissance sur le marché des opérations de capital-investissement en 2014 : La France retrouve son niveau de 2012 et l’Allemagne son niveau de 2008

Les opérations de capital-investissement (Private Equity), comprenant les opérations avec effet de levier (LBO) et les opérations de capital-développement et capital-risque (Venture Capital), ont repris leur croissance en volume en 2014.

En 2014, 571 opérations de capital-investissement ont été réalisées en France (144 de plus qu’en 2013) et 351 en Allemagne (15 de plus qu’en 2013). Cette progression permet à la France de retrouver son niveau de 2012, après une baisse significative en 2013. L’Allemagne, quant à elle, a atteint son niveau d’opérations de capital-investissement le plus élevé depuis 2008.

Cette croissance est principalement liée aux opérations de capital-développement et capital-risque, alors que les marchés des LBO français et allemand sont restés stables sur la même période.

Pour aller plus loin téléchargez ci-dessous l’étude en français (PDF 10 pages)

Méthodologie
Toutes les transactions (en volume) sont recensées par Zephyr et ont été extraites en février 2015.

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Vendredi 6 Mars 2015
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