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Vendredi 14 Février 2014

Finance participative ou « crowdfunding » : quel intérêt pour les banques ?


La finance participative représentera dans le monde plus de 1 000 milliards de $ d'investissement en 2020! La France est au cœur de cette innovation financière dont Fleur Pellerin abordera l'assouplissement de la réglementation ce 14 février.



Les plateformes de financement participatif éclosent depuis cinq ans sur l'ensemble du territoire français. Elles permettent via internet à des porteurs de projets de trouver des financements auprès d'investisseurs particuliers et de poursuivre les succès rencontrés dès 2007 par MyMajorCompany, Kisskissbankbank ou encore Babyloan.

Utilisant des plateformes internet et souvent adossées à des établissements de paiement, le financement participatif se traduit par des échanges sous forme de don, de don contre contrepartie, de prêt ou d'investissement en capital. De nombreux groupes bancaires comme Le Crédit Coopératif, le Crédit Mutuel Arkea, La Banque Postale ou la BNP Paribas participent à l'essor de l'activité en qualité d'actionnaires ou de sponsors.

Des risques identifiés pour des projets spécifiques. En plus des risques auxquels sont confrontées les entreprises en création, les plateformes génèrent pour l'investisseur une immobilisation temporaire de ses fonds. Les phénomènes de « buzz » peuvent, par ailleurs, rendre difficile d'identifier les projets réellement prometteurs. Bien que les projets présentés aient bien souvent reçu un retour négatif de leur agence bancaire, il est fort probable que la validation du business plan par la communauté fédérée par le porteur de projet devienne un outil additionnel de sélection des projets.

Si l'offre est alléchante pour l'investisseur, les contraintes réglementaires actuelles limitent les activités des plateformes. Le ministère de l'économie et des finances, l'AMF et l'ACPR ont mené une consultation publique en Novembre 2013 visant à faire évoluer le cadre applicable aux acteurs du financement participatif. Fleur Pellerin interviendra ce vendredi 14 février afin d'aborder l'assouplissement du cadre réglementaire français.

Les banques sont aujourd'hui positionnées comme intermédiaires de ce marché en phase d'expansion.

Notre conviction est que les banques ont intérêt de se positionner sur la finance participative. Quelques-unes ont d'ailleurs lancé en interne des réflexions en ce sens. Plusieurs facteurs militent pour que les établissements financiers lancent, éventuellement en partenariat, une offre de crowdfunding. Tout d'abord, ce dispositif leur permet de contribuer au financement de leurs clients sans puiser des fonds propres de plus en plus précieux du fait de la réforme Bâle III. Par ailleurs, il donne la possibilité à des épargnants éclairés de diversifier leurs placements, et de connaître parfaitement l'utilisation qui en sera faite, ce qui répond à une demande croissante de « fléchage » de l'épargne. Enfin, plusieurs compétences des banquiers - en termes de sélection et d'accompagnement des projets, mais aussi de traitement de masse - pourraient se révéler utiles pour l'essor de la finance participative.

A propos d'Ailancy
Ailancy est un cabinet de conseil en organisation et management, qui intervient en « pure player » du conseil dans le domaine bancaire et financier. Avec plus de 55 consultants, le cabinet est en forte croissance et exerce ses interventions dans l'ensemble des spécialités de l'industrie financière (banque, assurance, services d'investissement). Ailancy s'impose comme une des références dans ce secteur, pour des interventions qui se situent au cœur des enjeux stratégiques des clients

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