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Jeudi 18 Mars 2021

Faire de la connectivité un élément clé de la stratégie de cloud computing dans le secteur de la finance


Par Eric Troyer, CMO de Megaport.



Les organismes financiers dans leur ensemble sont confrontés à des perturbations sans précédent causées par l'arrivée de nouvelles technologies dans le secteur et l'évolution constante des demandes des consommateurs. Les entreprises tentent de s'adapter en premier lieu à l'essor du numérique ainsi qu’à la demande pressante des clients pour une vitesse accrue et de nouveaux types de services.

Les dirigeants du secteur financier considèrent que l'adoption du cloud est vitale pour de multiples raisons. Le cloud permet par exemple d’accélérer le traitement, d’éliminer les silos de données, de faire apparaître des informations plus détaillées et de réduire les coûts d'infrastructure et d'exploitation. Comme l'affirme Peter Williams, Global Head of Financial Services Partner Technology chez Amazon Web Services : « Tirer parti d'un stockage de données et d'une puissance de calcul pratiquement illimités pour exploiter leurs données de base permet aux institutions financières de prendre de meilleures décisions commerciales ainsi qu’en matière d'investissement et de souscription. Auparavant, l'analyse de modèles sur des exabytes de données nécessitait beaucoup de temps et d’investissement, mais les services cloud qui automatisent les algorithmes de machine learning améliorent la rapidité avec laquelle les organisations peuvent innover pour leurs clients. »

De nombreux organismes financiers ont compris depuis longtemps l'importance du cloud, mais son adoption s'est accélérée au cours des 18 derniers mois et cette tendance ne fait que s'accentuer. Selon Ovum et ACI Worldwide, 84 % des entreprises de la fintech, 82 % des banques d'affaires, 74 % des banques de détail et 79 % des intermédiaires dans le monde prévoyaient de transférer les charges de travail critiques dans l'infrastructure de cloud public d'ici la fin de l'année 2020.

Il n'est pas surprenant que le secteur de la finance adopte désormais pleinement le cloud et comprenne les avantages innovants qu'il offre, mais prend-il du recul pour s'assurer que l'infrastructure en place soutient bien ces objectifs ? Les acteurs de la finance s’interrogent-ils sur la manière de faire fonctionner le cloud à leur avantage ?

Connecter les écosystèmes de services financiers étroitement liés

La société mondiale de services professionnels EY affirme que « les avantages de la technologie du cloud ne peuvent être contestés. Elle est moins coûteuse, plus facile à utiliser et, à bien des égards, plus sûre que les datacenters privés. En plus de ses avantages, la technologie cloud aide à résoudre certaines des préoccupations les plus urgentes des institutions financières. » Il va sans dire que le cloud va jouer un rôle essentiel dans le développement du secteur financier pour les années à venir. Toutefois, cela ne va pas sans une certaine pression pour s’en doter dès maintenant.

Par exemple, un agent de change peut s’appuyer sur des données pour prendre ses décisions d'achat ou de vente. Pour cela, il doit avoir accès à ces informations rapidement, puis les croiser avec des renseignements sur son client (son appétit pour le risque, etc.), pour ensuite procéder à l'achat ou à la vente en toute transparence. L'accès aux données et aux partenaires qui ne résout qu'une partie de cette équation n'est pas utile, il faut que tout soit lié.

Tout cela exige de la rapidité, mais surtout, le succès de l'opération dépend d'un écosystème très dense. C'est pourquoi disposer d’une connectivité dans le cloud performante doit être au cœur de toute stratégie de cloud pour les organismes financiers, afin qu'ils puissent relier ces écosystèmes entre eux et faire circuler les données rapidement et en toute sécurité. Bien qu'il s'agisse d'une composante essentielle, de nombreuses entreprises se sont concentrées sur le fournisseur de services cloud ou sur l'application qu'elles utiliseront, sans se soucier de la manière dont elles vont réellement connecter l’ensemble.

Alors que de nombreux CTO se concentrent sur leur stratégie cloud, ce qui doit vraiment être affiné, c'est leur stratégie de connectivité.

Connectivité cloud — l’élastique c’est fantastique

En matière de réseaux et de connectivité, de nombreux organismes financiers auraient traditionnellement privilégié un réseau MPLS (Multiprotocol Label Switching). Toutefois, lorsque les réseaux MPLS privés ont été déployés pour la première fois, l'accès aux fournisseurs de services cloud n'était peut-être pas la priorité. Aujourd'hui, il s'agit d'un facteur essentiel dans le déploiement.

Pour supporter les coûts de déploiement d'un réseau MPLS à grande échelle, l’entreprise a très probablement conclu un contrat à long terme, sans nécessairement anticiper la façon dont le cloud pourrait affecter cette décision à l'avenir et les défis découlant du fait d'être enfermée dans sa topologie existante. L'ajout de plusieurs clouds et la gestion de la connectivité sur une plate-forme MPLS existante sont généralement lents, coûteux et complexes. C'est la dernière chose que les organismes financiers souhaitent lorsqu'ils essaient d'accroître leur vitesse et leur flexibilité.

C'est là que les réseaux définis par logiciel (Software Defined Networks) et les services de routage virtuel prennent tout leur sens. Ils peuvent résoudre le problème de la connectivité dans le cloud sans exiger des organismes financiers qu'ils retirent et remplacent les réseaux MPLS et qu'ils gèrent les dépenses qui en découlent.

Travailler avec un SDN pour se connecter au cloud permet de réduire la complexité de l'infrastructure IT et les coûts. Plus important encore, pour les services financiers, le SDN peut réduire les temps d'arrêt car il permet de virtualiser la plupart des dispositifs physiques de mise en réseau, ce qui facilite la mise à niveau d'une seule pièce plutôt que de devoir le faire pour plusieurs dispositifs.

Les services de routage virtuel, quant à eux, sont une excellente option pour résoudre les complexités et les coûts liés à la connexion d'un réseau MPLS au cloud public. Il s'agit essentiellement d'un moyen de router facilement et virtuellement un réseau MPLS existant vers le cloud via un SDN.

Une autre considération majeure pour les responsables informatiques est de savoir si leur organisation peut s'adapter rapidement aux pics et aux creux de la demande. Il peut être essentiel d'augmenter la bande passante lorsque cela est nécessaire pour s'adapter rapidement aux changements de la bourse, par exemple. Les organisations financières doivent donc veiller à ce que la connectivité au cloud soit élastique, c'est-à-dire que la bande passante puisse être augmentée ou diminuée en un instant. Cette flexibilité garantit que les activités principales de l'entreprise ne s'effondrent pas en cas de pics de la demande et, ce qui est tout aussi important, que les responsables informatiques ne paient pas pour une bande passante inutilisée dont ils n'ont pas besoin.

Construire une infrastructure cloud à l’épreuve du temps

Il ne fait aucun doute que la technologie cloud continuera à redéfinir le mode de fonctionnement des organismes financiers. Le défi pour les CTO est maintenant de s'assurer qu'ils peuvent facilement accéder au cloud et qu'ils peuvent rapidement connecter les écosystèmes étroitement liés sur lesquels ils s’appuient. La question que les CTO des organismes financiers devraient se poser n'est donc pas de savoir quelle innovation le cloud peut entraîner, mais plutôt comment en tirer le meilleur parti. Il est plus que probable que la connectivité constitue une grande partie de la réponse.










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