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Et si c'était trop ?


Une théorie commence à faire son chemin sur les marchés. Elle va vous paraître aberrante tant elle est « contrarian » par rapport à l’atmosphère actuelle et au pessimisme environnant mais prenez juste quelques minutes pour y réfléchir.



Et si c'était trop ?
La question que certains se posent, et je m’y associe, est la suivante : Et si le consensus avait tort ? Et si cette crise n’était pas la mère de toutes les crises ? Et si ce n’était pas 1929, mais juste une crise.
Majeure, historique, brutale, globale, terrible mais une crise, juste une crise, et pas la fin du monde ? Ne vous méprenez pas. Personne ne nie la réalité des chiffres ; ils sont effrayants surtout pour ceux qui sont directement touchés , comme les centaines de milliers de personnes licenciées depuis plusieurs mois.

Tous les chiffres pointent vers une récession brutale, mais cette chute de la croissance n’est pas sans précédent. Les pertes des banques sont certes historiques mais beaucoup d’entreprises sont encore très rentables, moins que les années précédentes mais on parle tout de même de 60 milliards d’euros de bénéfices pour les valeurs du CAC 40 en 2008.
Des secteurs comme l’automobile sont laminés mais cela fait des années qu’ils frôlaient la catastrophe avec une surcapacité mondiale aberrante et que des constructeurs comme General Motors étaient maintenus artificiellement en activité avec un business model dépassé.
Et je n’évoque même pas les conséquences favorables de la crise comme le bonus sur le pouvoir d’achat des pays consommateurs de la chute de 70% des cours du pétrole. Ne sommes nous pas victimes à nouveau d’un phénomène d’hystérie collective ?

Ne sommes nous pas aveuglés par une vision trop pessimiste entretenue par tous ceux qui n’ont pas vu la crise venir ; le FMI qui multiplie les messages alarmistes aujourd’hui après s’être interrogé en 2007 sur son utilité dans un monde au taux de croissance record, les prévisionnistes qui n’ont rien prévu et essaient de se rattraper en nous prédisant le pire, les politiques….ah les politiques…. !

La question de l’ampleur réelle de la crise prend toute son importance aujourd’hui. Soit la crise est réellement aussi dramatique qu’on nous le répète inlassablement et les mesures qui sont prises sont insuffisantes, soit la crise « n’est » qu’une crise majeure et des mesures supplémentaires pourraient provoquer une inflation et des déficits publics incontrôlables. Les Européens penchent pour le seconde hypothèse. Les Anglo Saxons pour la première. Or, les Anglo Saxons se sont beaucoup trompés depuis 10 ans…

Marc Fiorentino
Président d'EuroLand Finance
Gérant d'Allofinance
www.allofinance.com

Lundi 23 Mars 2009
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