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Chefs d’entreprise : inquiets et optimistes...


Selon la 25ème édition du baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME : malgré leur inquiétude pour l’économie française, les chefs d’entreprise renouent avec l’optimisme pour leur propre activité.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Pour la 25ème édition de ce baromètre, l’IFOP a interrogé en mai 2015, à la demande de KPMG et de la CGPME, 403 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leurs besoins de financement et leur accès au crédit.

Des dirigeants plus optimistes sur leur activité mais plus inquiets pour le climat économique général

La 24ème vague du Baromètre, en mars 2015, était marquée par l’optimisme des chefs d’entreprise : ils étaient seulement 78 % à exprimer leur inquiétude (-9 points par rapport à janvier 2015), un niveau qui n’avait pas été observé depuis trois ans, en mars 2012. Leur inquiétude a progressé de six points en trois mois. Ainsi, 84 % de chefs d’entreprise se disent inquiets face à la situation économique, dont 21 % qui affirment être « très inquiets ».

Dans le même temps, leur inquiétude pour leur propre activité est en baisse. La proportion de dirigeants de PME inquiets pour leur propre activité est au plus bas depuis début 2012 en passant à 44 % (-9 points en cinq mois).

Chefs d’entreprise : inquiets et optimistes...
Corrélée à cette diminution du pessimisme, une légère baisse de la fréquence des difficultés rencontrées, notamment des problèmes de trésorerie (30 %, -4 points par rapport au mois de mars 2015) et de hausses de prix des fournisseurs (41 %, -2 points), peut être observée.
Si les chefs d’entreprise témoignent d’une moindre inquiétude en ce qui concerne leur situation personnelle, ils ne sont pour autant que 22 % à ressentir les effets sur leur carnet de commandes de la reprise économique annoncée. Une majorité des dirigeants de PME est en effet toujours confrontée à une baisse de chiffre d’affaires (53 %, –1 point).

Pour François Asselin, président de la CGPME, « ce ressenti négatif et la baisse du chiffre d'affaires couplés aux contraintes réelles que subissent les patrons de PME sur le terrain ne sont pas de nature à lever les freins à l'embauche et à améliorer les chiffres catastrophiques du chômage ».

Des besoins de financement en net recul sur la trésorerie et moins orientés sur le développement de l’entreprise lorsqu’il s’agit d’investissements

Après une forte expansion des besoins de financement constatée en mars 2015, la part des chefs d’entreprise exprimant un besoin de financement retrouve son niveau du début de l’année (64 %, -10 points en deux mois).

Toutefois, cette diminution est plus limitée sur les besoins de financements pour des investissements (41 %, -3 points). A l’inverse, allant de pair avec l’évocation de difficulté de trésorerie moindres, les besoins en financements d’exploitation se situent à leur niveau le plus bas constaté depuis mars 2012, à 31 % (-14 points).

Lorsqu’ils se disent à la recherche de crédits d’investissements, 66 % des chefs d’entreprise ont l’intention de solliciter ces financements pour le remplacement ou l’entretien de leurs matériels et locaux, un score en hausse de six points depuis le mois de mars et de 12 points depuis janvier, mais équivalent à celui enregistré en mai 2014 (65 %). A contrario, une diminution des demandes liées aux investissements d’équipement (38 %, -6 points en deux mois), d’innovation (22 %, -2 points) et de développement (18 %, -4 points) peut être constatée.

« Cette répartition des intentions d’investissement souligne que l’accent est beaucoup plus mis sur le maintien ou la pérennité que sur l’innovation ou la conquête de nouveaux marchés » commente Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

Sans doute du fait d’une baisse sensible des besoins de lignes de trésorerie, l’autocensure des chefs d’entreprise pour solliciter des prêts bancaires diminue elle aussi significativement (29 %, -7 points depuis mars 2015), à un niveau qui n’avait pas été constaté depuis fin 2011.

Des contraintes bancaires un peu moins nombreuses mais qui ne font pas évoluer les relations avec les dirigeants de PME

De manière générale, les dirigeants interrogés font part dans les mêmes proportions qu’en mars dernier d’un sentiment d’impact négatif de la situation économique sur leur accès au crédit (39 %) et du constat d’au moins une mesure de durcissement de la part de leur banque (75 %).

Des spécificités apparaissent cependant selon la taille et le secteur d’activité : les effets de la conjoncture sur l’accès au crédit sont plus fortement soulignés dans le BTP (52 %) et les communes rurales (42 %). Dans le même temps, les exigences bancaires accrues sont davantage mises en exergue dans les structures de 10 à 19 salariés (81 %), le secteur des services (84 %) et l’agglomération parisienne (83 %).

Dans ce contexte, près de la moitié des dirigeants de PME fait part de son intention d’examiner les conditions de banques concurrentes (46 %).Corollaire de besoins de financements d’exploitation moindres, 36 % pourraient réexaminer leurs lignes de crédit (-4 points).

Méthodologie
- Echantillon de 403 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
- La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
- Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 18 au 22 mai 2015.
Le baromètre du financement et de l’accès au crédit des PME est réalisé par l’Ifop depuis février 2009.


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Jeudi 11 Juin 2015
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