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CFOs belges : Redressement financier, incertitude économique


Deloitte CFO Services publie les résultats de son enquête 1er trimestre auprès des CFO de Belgique



Laurent Leloup
Laurent Leloup
L’enquête 1er trimestre de Deloitte auprès des responsables financiers (chief financial officers – CFO) indique que les CFO s’attendent à une timide reprise. Tout en restant focalisés sur les coûts et les liquidités, ils constatent néanmoins une amélioration de l’environnement financier. Ils réfléchissent à l’après-crise et commencent à s’intéresser à un retour de la croissance.

La première édition 2010 de l’enquête CFO de Deloitte pour la Belgique, « Financial repair, economic uncertainty », effectuée du 15 mars au 10 avril, est publiée aujourd’hui. Elle s’inscrit dans la série de sondages trimestriels initiée l’année dernière, qui analyse le changement d’attitude des CFO en Belgique, dont les sociétés traversent une période particulièrement difficile.

Toujours hantés par l’incertitude
Cette enquête pour le premier trimestre montre qu’après une forte amélioration l’année dernière, l’optimisme des milieux d’affaires quant au rythme incertain de la reprise s’est stabilisé. Voici trois mois, 65% des CFO s’attendaient à une accélération de cette reprise en 2010. Ils ne sont plus que moins d’un sur deux à partager cet avis. « L’espoir d’une accélération prochaine de la demande pour les produits et services est reporté à 2011 », fait remarquer Thierry Van Schoubroeck, Partner, Deloitte CFO Services, qui a mené l’enquête. « Et les prévisions de détérioration des liquidités permettent de craindre un second fléchissement pour certaines sociétés. »

Pour les CFO, des risques se profilent sans aucun doute à l’horizon. Et l’actuelle crise de l’euro, qui s’est accélérée depuis l’achèvement de l’enquête, pourrait d’ores et déjà leur donner raison.

De bonnes nouvelles également
Le sondage fait toutefois également apparaître des signes favorables. Alors que les CFO font état d’une amélioration des coûts et de la disponibilité des crédits bancaires, l’attrait des emprunts auprès des banques enregistre la plus forte progression depuis l’existence de l’enquête. La réduction des risques semble toucher à sa fin. Les mesures de gestion de la crise, telles que les réductions en matière d’effectifs, d’efforts de marketing et de dépenses d’investissement, ne sont plus aussi généralisées que voici un an. D’autre part cependant, les CFO affichent un intérêt croissant pour les délocalisations, considérées comme une mesure structurelle pour comprimer les coûts.

Autre constatation positive : Thierry Van Schoubroeck note qu’en 2009, rares étaient les CFO qui se focalisaient sur la planification stratégique ou le développement de nouveaux produits et services. « Désormais cependant », fait-t-il remarquer, « la croissance du chiffre d’affaires a retrouvé une importance primordiale pour trois quarts des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête. »

Enquête CFO Q1 2010 Deloitte : principales constatations
- L’incertitude quant au rythme de la reprise économique en Belgique persiste. Après des progrès marqués au second semestre 2009, l’optimisme des CFO s’est érodé pour finalement se stabiliser au premier trimestre 2010.
- Les CFO s’attendent à une reprise timide. L’espoir d’une accélération prochaine de la demande de produits et services est reporté à 2011.
- Les conditions financières et de crédit s’améliorent pour les entreprises. Les emprunts auprès des banques demeurent coûteux, mais retrouvent leur attractivité comme source de financement. Les trois formes de financement – emprunts auprès des banques, obligations et actions – sont considérées comme attirantes par les CFO.
- Les sociétés ont considérablement réduit les risques financiers sur leurs bilans au cours des douze derniers mois, mais ce processus semble toucher à sa fin. L’appétit pour les risques financiers demeure faible, mais s’accroît graduellement.
- Trimestre après trimestre, les délocalisations continuent à croître en importance en tant qu’approche stratégique de la réduction des coûts. De plus en plus de sociétés envisagent de déplacer leurs activités de support ou de production dans un pays proche ou plus lointain.
- Bien que la gestion rigoureuse des coûts et des liquidités conserve son importance, les mesures typiques de gestion de la crise ne sont plus aussi généralisées que voici un an. Pour une grande majorité de CFO, la croissance a retrouvé une importance primordiale.

À propos de l’enquête
La première édition 2010 de l’enquête CFO de Deloitte pour la Belgique s’est déroulée du 15 mars au 10 avril. Quarante-huit CFO au total y ont participé, 50% d’entre eux représentant des sociétés cotées et les autres des firmes privées. Couvrant tout un éventail d’industries, 41% des sociétés participantes affichent un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros, 36% s’inscrivent dans la fourchette allant de 100 millions à un milliard d’euros et 23% enregistrent un CA de moins de 100 millions d’euros.

Etude téléchargeable ci-dessous (format PDF)


Bonjour chez vous...

Laurent Leloup

Mardi 1 Juin 2010
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