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Vendée Globe - Armel aux Sables, Marco troisième


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Vendée Globe - Armel aux Sables, Marco troisième
Alors que le skipper de Brit Air savoure son arrivée aux Sables d'Olonne, les neuf concurrents encore en course poursuivent leur périple en direction des côtes françaises. Ce matin, au classement de 11 heures, Marc Guillemot est passé en 3e position au détriment de Samantha Davies… un scénario que tous les pronostiqueurs pressentaient, résultat d'une judicieuse stratégie autour de l'anticyclone des Açores. Safran est désormais le prochain sur la liste des arrivées, à partir de mercredi 11 février à 1 heure du matin…

Le classement de 16 heures le 06/02/09
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d'Olonne après 84j 03h 09'
2- Armel Le Cléac'h (Brit Air) arrivé aux Sables d'Olonne après 89 jours 9 heures 39 minutes et 35 secondes de course (après déduction de ses 11 heures de bonification)
3- Marc Guillemot (Safran) à 1532,2 milles de l'arrivée
4- Samantha Davies (Roxy) à 1629,4 milles de l'arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2000 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 2041,6 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2591 milles
8- Steve White (Toe in the water) à 3315,5 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 4833,7 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6126,3 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6526,8 milles
RDG Vincent Riou (PRB), réparation accordée, classé 3e

Le skipper de Brit Air est en train d'être fêté dignement en Vendée. Un peu amaigri après deux journées de jeûne, mais le sourire vissé aux lèvres, Armel Le Cléac'h a livré ses sentiments et les moments forts de sa course lors d'une longue conférence de presse imprégnée de bonne humeur.

Guillemot : vers un final à grande vitesse
Derrière le plan Finot-Conq amarré à Port Olonna, il reste encore neuf concurrents en Atlantique, chacun avec ses enjeux, ses plaisirs ou ses difficultés.Parmi les grands satisfaits du jour, il y a Marc Guillemot. Le marin trinitain a réussi à doubler sa compagne de route Samantha Davies suivant un déroulé couru d'avance. Hier, Marc Guillemot accrochait le wagon du flux perturbé dans le nord-ouest des Açores tandis que la navigatrice anglaise commençait à buter dans l'anticyclone. La nuit dernière, Roxy était arrêté à 2 nœuds pendant que Safran volait à 15. Résultat des courses : un Marco propulsé en troisième position à 97 milles de sa rivale (classement de 16h00) !

Même si Safran était pratiquement assuré du podium grâce à ses 50 heures de bonus sur Samantha Davies, son skipper avait la ferme intention de se battre pour finir troisième en temps réel. Il est fort bien parti pour réaliser son pari. Normalement, le flux de sud-ouest de 30 à 35 nœuds devrait l'accompagner jusqu'au cap Finisterre pour un finish musclé à hautes vitesses. Marc Guillemot est attendu aux Sables d'Olonne à partir du mercredi 11 février 1 heure du matin. Si la logique actuelle est respectée, Samantha Davies pourrait couper la ligne une douzaine d'heures plus tard…

Dee à 41 milles de Brian !
Derrière, c'est au tour de Brian Thompson de négocier les hautes pressions. Après une douzaine d'heures compliquées à faible vitesse, Bahrain Team Pindar avance de nouveau à 9 nœuds sur la bordure ouest de l'anticyclone. Mais Dee Caffari qui bénéficie d'excellentes conditions de navigation depuis son passage de l'équateur, est en train de revenir très fort sur son compatriote. Qui plus est, le déplacement de l'anticyclone vers le sud-est va favoriser son passage. Voilà un superbe duel qui se profile pour les 7 à 8 jours qui les séparent de l'arrivée.

Arnaud Boissières pourrait bien lui aussi gagner un peu de terrain. Comme Aviva, Akena Vérandas profite d'alizés établis, même s'il navigue encore dans des lignes de grains qui lui ont apporté hier quelques surventes brutales.

Steve White bientôt dans l'hémisphère nord
L'actualité pour Steve White s'appelle le pot au noir. Un pot au noir peu actif si l'on en juge par les vitesses de Toe in the Water. Pour l'instant, le marin britannique marche régulièrement à 10 nœuds. Il devrait franchir l'Équateur cette nuit et faire son entrée dans l'hémisphère nord.

Les trois derniers concurrents vivent quant à eux des situations très différentes : Rich Wilson, au large du Brésil est au près dans des alizés perturbés par les orages ; Raphaël Dinelli est au centre de la dépression qui lui a apporté de forts vent de face mercredi, tandis que Norbert Sedlacek profitera de cette même dépression pour filer rapidement au portant ces 48 prochaines heures.

Voix du large…

Extraits de la conférence de presse d'Armel Le Cléac'h à retrouver en intégralité sur www.vendeeglobe.org

Fierté « Je ne réalise pas vraiment encore la performance, mais je suis très fier d'avoir fait mon tour du monde, ce n'était pas facile et les derniers jours, le matériel a commencé à souffrir, mais on est arrivé, avec le bateau et c'est le principal. »

Objectifs « Pour moi l'objectif numéro un, c'était d'aller au bout de ce tour du monde. Deuxièmement, bien naviguer, faire une belle trajectoire et bien gérer mon rythme dans les mers du sud. Voilà, j'ai fait en fonction de cette philosophie pendant toute cette course, je me suis tenu à cette ligne de conduite et ça a payé. J'ai rempli mes objectifs à 100%. »

La jeunesse et le métier « Je me suis dit, avant le départ : le plus jeune concurrent a trente ans, c'est bizarre qu'il n'y ait pas de marin plus jeune encore... Maintenant, j'ai compris pourquoi. C'est une course qui demande beaucoup d'expérience, beaucoup d'investissement. On ne peut pas partir comme ça. C'est une course à part, dure, mentalement et physiquement. Il faut du métier et ce n'est pas un hasard si Michel a gagné. Ceux qui se battaient aux avant-postes étaient des gens qui avaient déjà fait le tour du monde, qui connaissaient bien leur bateau, qui avaient beaucoup d'expérience et de métier. »

Une victoire en 2012 ? « Il me manque encore de l'expérience et du travail. Il n'y a pas de secret, il faut du métier et il faut naviguer. J'ai appris énormément de choses sur le bateau, sur la façon de naviguer. Tout ça fait que peut-être, avec encore un peu de travail, on peut toujours faire mieux. Pour l'instant, en ce qui concerne une éventuellement participation en 2012, je n'ai pas pris de décision, c'est un gros projet, trois ans de travail, des sacrifices, des investissements, ce n'est pas facile de laisser la famille seule. Il faut être sûr, s'investir à 100% et ne pas se décider à la légère. »

Hommage à Michel Desjoyeaux « Chapeau bas, Michel, il n'y a pas grand chose à dire, c'est la grande classe. Une course quasi parfaite : il a su revenir, se bagarrer et être au contact. Il a imposé son rythme et sa façon de naviguer. Il fait partie des grands champions comme Federer ou Loeb, on sait qu'ils sont là, on sait qu'ils vont peut-être gagner et il a prouvé son talent encore une fois. Je ne peux qu'être fier d'être derrière lui. Même si j'aurais aimé finir avec moins de 5 jours d'écart. »

www.vendeeglobe.org

Dimanche 8 Février 2009
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