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Stop ou encore ?


Lettre du 25 avril 2019 par Eric Galiègue - VALQUANT.



Voilà déjà venue la fin du mois d’avril et avec elle la fin de la saisonnalité favorable aux actions. Alors, forcément, vient à l’esprit la question habituelle : stop ou encore ? Les cours des actions vont-ils s’arrêter de progresser, voire baisser, ou poursuivre sur leur trajectoire haussière ?

Encore : l’argument qui milite pour une poursuite de la hausse des actions est celui qui la motive depuis Noël. Les adeptes de la liquidité considèrent qu’il est largement suffisant à justifier une poursuite du mouvement actuel. Les banques centrales majeures (BCE et Fed, suivis désormais par les banques de Suède, du Canada et de Nouvelle Zélande récemment) demeurent particulièrement « accommodantes » et, pour résumer, se comportent comme si l’économie mondiale était en récession.
Comme la conjoncture économique est toujours en croissance, les investisseurs ont à la fois le beurre et l’argent du beurre. Ils disposent d’une liquidité très abondante et d’un contexte économique toujours favorable. Certains, comme nous, considèrent que le sens habituel de la causalité entre la sphère réelle et la sphère financière, est inversé.
Désormais, c’est la dynamique financière qui produit la dynamique réelle, pas l’inverse. Ainsi, l’hyper liquidité est favorable aux marchés financiers non seulement parce qu’elle favorise directement la hausse des cours, mais aussi parce qu’elle génère de la croissance économique et des bénéfices pour les entreprises.
Le second argument « Encore » découle du premier : l’hyper liquidité induit une chute des rendements, qui deviennent parfois nuls sur certaines obligations souveraines. Dès lors, les actions sont « incontournables », elles deviennent un passage obligé pour l’investisseur, qui n’a pas d’autre choix que d’augmenter leur part dans ses allocations… ainsi peut contribuer à la hausse des cours…

Stop : le premier élément qui peut justifier une correction boursière est la perspective d’une forte révision en baisse des anticipations de bénéfice des entreprises. Le ralentissement économique en cours est bien réel, personne n’en doute. Il a pour effet de réduire les gains de productivité que seule une croissance suffisante permet de révéler.
C’est le premier élément capable d’affecter une croissance que les analystes prévoient aujourd’hui toujours autour de 10% en Europe, et autour de 5% aux USA.
Le second élément « Stop » est relatif à la hausse des coûts. A force de dire qu’il y a pénurie de main d’œuvre qualifiée dans de nombreux secteurs (informatique, comptabilité, services à la personne…), les salaires s’ajustent pour attirer les talents, ce qui signifie une hausse de la première charge des entreprises. Du coté des matières premières, il n’a échappé à personne que le pétrole est revenu à 75$ le baril à l’occasion de la décision de M. Trump d’imposer l’embargo sur le pétrole iranien auprès de 9 pays dont le Japon, la Corée et la Chine.
Pour la zone €, la variation de la « facture pétrolière » est un élément capable d’influencer la conjoncture économique générale, et d’augmenter les charges de nombreuses entreprises. Le second argument « Stop » est la difficulté d’envisager une rotation sectorielle capable d’alimenter une nouvelle phase de hausse des cours. Depuis Noël, comme particulièrement depuis la fin 2017, les actions « Growth » tirent le marché vers le haut, alors que les actions « Value » sont à la traine. On a du mal à imaginer que cela puisse durer encore très longtemps. On voit mal aussi comment les actions « Value » pourraient prendre le relai, dans un contexte de ralentissement économique. Le rattrapage des actions en retard, notamment banques et cycliques industrielles, nécessite une dynamique économique qui est insuffisante aujourd’hui.
Le troisième argument « Stop » est l’évaluation absolue des actions. Le ratio de la valeur d’entreprise rapportée au résultat d’exploitation du S&P 500 est au plus haut depuis la grande bulle de l’année 2000 (voire le graphique de la semaine). Cet indicateur doit interpeller tout investisseur, comme nous l’avons indiqué s’agissant de L’Oréal dans notre lettre précédente. Pour notre part, nous considérons que les arguments du Stop l’emportent, et justifient une baisse du cours des actions de l’ordre de 10% pour revenir à des niveaux d’achat.


Tendance sur les marchés de taux et de devises : les taux souverains se sont affaiblis cette semaine. Le taux allemand est de nouveau légèrement négatif, le taux français repasse en deçà de 0,4%

Tendances récentes sur les matières premières : le cours du Brent a fortement progressé à 75$. Le cours du cuivre n’a pas suivi le mouvement, et a baissé légèrement.

Investisseurs : nous recommandons aux investisseurs à risque moyen ou faible de sous pondérer les actions au maximum pour un CAC 40 au-delà de 5 244 points.

Spéculateurs :
Le Cac 40 peut poursuivre son chemin au moins jusqu'aux sommet de 2018. Pas encore de risque notable à souligner.

Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'ACIFTE, association agrée par l' AMF
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
75 008 PARIS
01 42 93 23 68
06 82 84 78 61
eric.galiegue@valquant.fr


www.valquant.fr




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