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Savoir s’adapter aux nouveaux modes de travail : il est temps que ça change !


Si la technologie du 21ème siècle permet à l’employé de bureau de 2012 de travailler de n’importe où, il se retrouve néanmoins confronté aux habitudes du 20ème siècle qui font qu’on attend de lui qu’il soit physiquement présent au bureau.



Mark Dixon
Mark Dixon
Pourtant, selon une récente étude, 89% des employés déclarent que la possibilité de travailler à distance est l’un des trois principaux avantages qu’ils recherchent au travail.
Un tiers d’entre eux accepterait une réduction de leurs congés payés et un quart une réduction de leur salaire pour pouvoir travailler à distance.

Si de nombreux employés sont attirés par le télétravail et que cette pratique se démocratise en entreprise, ils sont aussi conscients que le travail à domicile n’est pas toujours une solution productive du fait des nombreuses distractions auxquelles ils sont sujets dans cet environnement. Parmi ceux qui travaillent de chez eux, 43 % disent regarder la télévision ou des films, 20 % jouent à des jeux vidéo, 26 % font une sieste. Ajouté à ce facteur, l’équipement insuffisant et l’atmosphère de bureau nécessaire à la concentration et à l’efficacité, font partie des arguments qui découragent les employés à vouloir travailler à domicile à temps complet : seuls 12% d’entre eux le souhaiteraient.

Si le télétravail ne fournit pas aux employés les conditions optimales de concentration, ils ne sont pas moins attirés par la perspective de travailler, quand cela est nécessaire, ailleurs qu’au bureau, et semblent avoir trouvé le compromis entre le bureau et la maison.
La tendance actuellement observée en Europe est de travailler dans ce que l’on appelle un « troisième lieu » : un espace de travail tels que les bibliothèques, les centres d’affaires, les cafés, les espaces de co-working… où les employés disposent de tous les outils nécessaires pour travailler grâce aux équipements sur place et à la mobilité de leurs effets personnels. Cette solution de flexibilité permet à chacun de trouver l’endroit propice à son mode de travail et à son planning et pour 72% des entreprises, de constater que cela engendre une plus grande productivité.

Cette notion de « troisième espace » n'est pas nouvelle mais elle est perçue comme réservée à une certaine catégorie de travailleurs : les cadres de grandes entreprises, les voyageurs d’affaires…. Une image qui ne tient pas compte des dizaines de millions d’Américains qui investissent les troisièmes lieux sans les considérer comme tels : en travaillant dans un café, en vérifiant leurs mails dans un parking ou en achevant leur travail dans leur voiture.

Si le troisième lieu est avant tout un espace de travail flexible, il doit néanmoins assurer un confort et une atmosphère propice au travail. Sur ce point, l’Europe est en avance : des espaces de travail s’ouvrent à proximité des lieux où les gens vivent et transitent. Les sociétés ferroviaires française et néerlandaise se sont alliées à Regus pour ouvrir des salons d’affaires en libre-service dans les gares très fréquentées.
La station-service Shell en France et Regus ont mis en place un espace de travail à accès instantané et Extra Motorway Services au Royaume-Uni ouvre des espaces de travail à proximité des principales autoroutes.

Dans ces troisièmes lieux, tout le monde peut désormais accéder aux mêmes équipements qu’au bureau (Wi-Fi, salle de réunion, imprimantes et opportunités de création de réseau). Les travailleurs en quête d’espaces de travail flexibles peuvent en trouver près de leur domicile ou de leurs clients, et économiser ainsi les trajets de leur domicile au bureau. Une économie importante si l’on tient compte des résultats du dernier recensement aux Etats-Unis qui montrent que le temps de trajet moyen d’un travailleur est de plus de 25 minutes. Dans certaines zones de New York, du New Jersey, de Washington DC, de Baltimore, de Chicago, d'Atlanta, de Californie et de Virginie, il est supérieur ou égal à 30 minutes. Les gens consacrent chaque année plus de 200 heures à leurs trajets professionnels, ce qui représente pour la plupart plus que leur temps total de vacances.

Puisque la vocation des centres d’affaires est de permettre aux travailleurs de concilier vie privée et vie professionnelle, ces espaces se retrouvent aussi à proximité des boutiques et des centres de loisirs. 10% des centres d'affaires Regus aux Etats-Unis se trouvent dans des centres commerciaux et, du fait du désir des gens de travailler dans des lieux qui correspondent davantage à leur vie quotidienne, leur taux d'occupation est élevé et la demande est en pleine croissance.

Si ces solutions permettent aux employeurs de réduire, entre autre, leurs coûts immobiliers, les nouveaux modes de travail flexibles sont victimes d’idées-reçues comme celle évoquée au départ sur l’importance d’une présence physique de l’employé, qui sert sa crédibilité et rassure sur sa productivité.
Pourtant, le travail flexible est bénéfique au bien-être des employés et ne semble pas entamer leur implication ou leurs performances puisque 72% des entreprises qui le permettent associent la productivité au travail flexible : un chiffre qui devrait encourager les entreprises à s’émanciper de pratiques de travail rigides liées à un bureau réel.

Mark Dixon, PDG et fondateur de Regus
www.regus.fr

Mardi 11 Septembre 2012
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1.Posté par Damien Duransseau le 12/09/2012 11:46 | Alerter
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Article très intéressant

Seulement l'utilisation des lieux publics pour travailler, soulève de nombreux problèmes de sécurité. Réseaux wifi pas ou mal sécurisés, regards discrets sur les mails du voisin, écoute de conversation téléphonique, etc ...
Une sensibilisation des collaborateurs parait donc indispensable.

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