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Ralentissement


Lettre du 7 février 2019 par Eric Galiègue - VALQUANT.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
C’est le maitre mot de ces derniers jours : ralentissement. Le monde ralentit. Quasiment partout, le freinage de l’activité est patent.

La Commission Européenne a revu en forte baisse ses prévisions économiques 2019 et 2020. L’Allemagne, qui est avec les Pays Bas le pays le plus dépendant des exportations, subi une forte révision en baisse, à +1,1% seulement pour l’année en cours. L’Italie est créditée d’une croissance de …+0,2%. Le PIB de la France devrait croitre de +1,3%, comme pour l’ensemble de la zone €. Ce chiffre se compare à 1,9% en 2018 et à +2,4% en 2017. Le ralentissement s’aggrave, de -0,5% en 2018, à -0,6% en 2019...Le rebond de 2020 devrait être limité, puisque la Commission prévoit +1,6%, soit une accélération de +0,3%. On ne devrait ainsi récupérer l’année prochaine que la moitié de la perte de croissance de 2019… En Grande Bretagne, la Banque Centrale a elle aussi révisé en baisse son anticipation d’activité, qui devrait se retrouver au plus bas depuis 10 ans, à +1,2% pour 2019. Même aux USA, les économistes misent sur un freinage conjoncturel significatif, de l’ordre de -0,4%. Mais le niveau de croissance demeure élevé, à +2,5%, près de deux fois la croissance attendue en Europe. En Chine, le lent ralentissement programmé par le gouvernement est confirmé. Les derniers indicateurs avancés de l’industrie montrent une situation préoccupante, alors que les services semblent moins concernés.

Les causes de ce coup de frein économique sont bien connues. Elles ont été énumérées par la commission européenne hier : le commerce mondial n’a plus le vent en poupe et les entreprises comme les ménages sont plus inquiets, ce qui limite leur propension à consommer. L’inquiétude porte notamment sur le Brexit, dont les modalités ne sont toujours pas arrêtées, à moins de deux mois de l’échéance finale. On a le sentiment que les mesures annoncées par les uns et les autres en vue d’adoucir un « no deal Brexit » ne fait que renforcer sa probabilité de réalisation. Cette semaine, la France a pris plusieurs ordonnances pour gérer l’urgence d’une sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne. Ces mesures pragmatiques permettront d’éviter le cauchemar que beaucoup annoncent en cas d’absence d’accord : gestion de la situation des citoyens britanniques sur le sol français, du secteur du transport, et des services financiers (accès réciproques au système interbancaire et au règlement livraison, et gestion des contrats d’assurance britanniques souscrits par des français etc…).

Dans ce contexte économique qui se dégrade, les entreprises commencent à souffrir. Les publications de nombreuses sociétés européennes cette semaine le montrent. Les banques confirment leurs difficultés structurelles (environnement de taux très bas) et conjoncturelles (volatilité de marchés financiers). Publicis souffre de l’attrition de ses marchés traditionnels, que le groupe n’arrive pas à compenser par la croissance des activités digitales et dans les pays émergents. Daimler et Fiat Chrysler ont aussi déçu les investisseurs. Dans tous les cas de figure, les entreprises promettent de réduire leurs couts, ce qui a pour effet d’entretenir le ralentissement macroéconomique. Cette boucle de rétroaction négative est bien connue. Les révisions de bénéfice en baisse s’aggravent en Europe et dans le monde. La croissance des profits s’érode, leur niveau anticipé baisse en valeur absolue. Ce phénomène que nous avons relevé depuis plusieurs semaines s’aggrave. Même aux USA, la croissance du BPA 2019 est limitée à 5% (indice S&P 500). La croissance des bénéfices des sociétés du CAC 40 est de plus ou moins 6%, pour 2018 et 2019. Le BPA 2019 a été révisé en baisse de 2% en un mois. L’indice de bénéfice prospectif a baissé de plus de 6 % depuis le point haut d’octobre dernier. Plus que jamais cet indicateur et la clé du scénario 2019.

Spec : correction baissière vers 4820.

Tendance sur les marchés de taux et de devises : les taux souverains continuent à baisser. En Allemagne, le taux des obligations à 10 ans est limité à 0,11%.

Tendances récentes sur les matières premières : le cours du pétrole Brent a baissé cette semaine.

Investisseurs : nous recommandons aux investisseurs à risque moyen ou faible de sous pondérer les actions pour un CAC 40 compris entre 4 908 et 5 105 points. La tendance à court terme demeure baissière.

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'ACIFTE, association agrée par l' AMF
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
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Lundi 11 Février 2019
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