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Prise de conscience


Lettre du 28 février 2020 par Eric Galiègue - VALQUANT.



Après une période d’insouciance, voire d’inconscience face aux effets de l’épidémie de Coronavirus en Chine, les marchés financiers ont finalement compris que les actions ne pouvaient rester indemne. Depuis deux semaines en particulier, mais en fait depuis le début de l’année, quasiment tous les actifs s’étaient mis en mode récession, sauf les actions. Aujourd’hui, les pendules sont remises à l’heure. En cinq séances de Bourse, le prix des actions a chuté de 10%, et a traversé sa « zone de confort », que nous situions pour le CAC 40, entre 5 600 et 6 100 points environ. Cette situation est exceptionnelle, car il y a juste une semaine nous atteignions le point au-delà duquel nous proposions de vendre les actions ; aujourd’hui, nous proposons de commencer à les acheter …

Dans le contexte actuel d’hyper volatilité, qui est le pendant de l’hyper liquidité, évidemment il faut évoquer le viel adage : « il ne faut pas attraper un couteau qui tombe ». L’expérience nous apprend qu’acheter trop tôt peut conduire à enregistrer des pertes massives, alors que c’est souvent en prenant des contrepieds que l’on réalise les meilleures performances. En ce moment difficile pour tous les professionnels de l’investissement, nous proposons notre analyse de la situation, que nous développerons mardi prochain dans le cadre de notre point mensuel.

Sphère réelle : nous envisageons deux scenarii possibles pour le Coronavirus, même si évidemment cet exercice est particulièrement délicat à mener. Rappelons que nous ne sommes pas face à un risque mais à une réalité, une crise sanitaire majeure, et donc à une incertitude totale. Le premier scénario, le plus favorable, consiste à appliquer aux pays riches, le schéma chinois. Pendant un à deux mois, la pandémie mondiale conduit à des opérations de confinement importantes, qui se traduit par une désorganisation des activités économiques qu’on imagine facilement. Le relais par les réseaux sociaux de la peur de la maladie constitue, d’ailleurs, un facteur d’aggravation redoutable. A l’image de la crise financière de 2008, nous sommes face non pas à une récession mais à un arrêt de l’activité économique. Dans ce premier cas, l’arrêt est relativement court, car au terme d’une période de 2 mois, le nombre de nouveaux cas diminue et l’épidémie se termine. Il s’agit en terme économique d’un « trou d’air » d’un à deux trimestres. Le deuxième scénario est bien plus pessimiste, puisque l’arrêt d’activité induit par les opérations de confinement et le stress des acteurs de l’économie, dure une année, le temps de trouver un traitement médicamenteux had hoc. Les dégâts sont naturellement bien plus considérables. L’arrêt d’activité induit une baisse durable du PIB, de l’ordre de 2% au niveau mondial, sur une année et plus. Dans tous les cas de figure la récession est inévitable, notamment en Asie et en Europe.

Sphère financière : que peuvent faire les banques centrales pour contrer les effets de l’épidémie ? Ce qu’il faut éviter, c’est une flambée des sinistres d’entreprises, des défauts de paiement, capable de générer une réaction en chaine sur les marchés financiers, via l’effondrement du cours des obligations d’entreprise. C’est bien l’arrêt des encaissements des entreprises qui induit à leur mort économique, car elles doivent par ailleurs honorer leurs engagements notamment vis à vis de leurs salariés. Les banques centrales occidentales doivent à nouveau faire preuve d’imagination, comme en 2008, face à l’urgence absolue et dans un régime d’exception. Elles doivent inaugurer une nouvelle forme de Quantitative Easing, qui bénéficierait directement aux entreprises, et (pourquoi pas ?) aux particuliers. Les banques commerciales doivent ainsi, sur première demande de leur client, fournir une enveloppe de crédit de financement d’exploitation dont le montant sera refinancé immédiatement à la banque centrale, selon un dispositif spécifique. Nous développerons cette analyse et les hypothèses de comportement boursier mardi.


Tendance sur les marchés de taux et de devises : les taux souverains ont baissé de 10 à 20 pb cette semaine. L’€ a fortement rebondi, de près de 2% cette semaine, pour retrouver le niveau de 1,1$.

Tendances récentes sur les matières premières : Le cours du pétrole a chuté de 14% cette semaine. Le cours du cuivre a limité sa baisse à 2%.

Investisseurs : Nous recommandons de sur pondérer les actions pour un CAC 40 compris entre 5 330 et 5 521.
Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'ACIFTE, association agrée par l' AMF
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
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Lundi 2 Mars 2020
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