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Lourdeur


Lettre du 23 novembre 2018.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
L’ambiance reste lourde sur les marchés d’actions. Un rebond significatif n’a pas réussi à prendre forme, car les trois dossiers politiques majeurs de l’année 2018 demeurent anxiogènes.
Les nouvelles négociations sino-américaines semblent bien mal engagées avec l’échec du dernier sommet de l’organisation des pays de Pacifique (APEC), qui a vu le vice-président Pence prendre à parti les représentants chinois.
Aucun communiqué commun n’a pu être signé, pour la première fois depuis la création de cet organisme. La controverse italienne continue, avec le second refus de la commission européenne au sujet du budget 2019 : on attend désormais les sanctions européennes. L’accord sur le Brexit annoncé la semaine précédente importe peut-être moins que l’accord entre Mme May et le parlement, et manifestement ce n’est pas gagné. Pourtant, dimanche matin, les 28 doivent se réunir sur ce sujet.
Les marchés ne trouvent guère de réconfort du côté des entreprises, car entre les alertes sur bénéfice des sociétés du secteur des semi-conducteurs et des sous-traitants d’Apple, l’abaissement des objectifs de croissance de BASF, et les inquiétudes sur le devenir de l’alliance RENAULT–NISSAN-MITSUBISHI, l’actualité a été clairement défavorable cette semaine. Dans cette ambiance très lourde et un contexte technique baissier, faut-il renoncer et liquider toutes ses positions dans la crainte d’une véritable crise de type 2002 ou 2009 ?
La prudence incite à cette démarche conservatoire. En cette fin d’année, nous tentons de peser le pour et le contre, dans le cadre de notre méthodologie d’allocation par scénario. Aujourd’hui, le scénario du « dérapage contrôlé » nous semble le plus probable. La grande différence avec les crises de 2002 et 2009 est que les banques centrales connaissent le mode d’emploi. En quelques heures, le Quantitative Easing peut être relancé, sous différentes formes. Les banques centrales savent être très proactives, et elles savent combien la sphère financière détermine désormais la sphère réelle. En cas de sinistre majeur, les contre-mesures à la crise systémique combineront la relance budgétaire et la relance monétaire, dans un contexte confirmé d’hyperliquidité.
Si ce scénario est le bon, les cours des principaux indices boursiers devraient se stabiliser assez vite, constituer une base sur les niveaux actuels ou un peu en dessous, et continuer à évoluer d’une manière horizontale, sans tendance marquée, si ce n’est une tendance modérément baissière. Dans ce contexte, les actions de sociétés dites défensives, peu sensibles à la conjoncture, et rassemblant le plus de qualités recherchées par les investisseurs, pourraient tirer leur épingle du jeu.
Nous sommes depuis longtemps les apôtres de ces actions à faible risque, qui selon nous, constituent une classe d’actifs à part entière. Ces actions surperforment largement les indices sur longue période, notamment parce qu’elles ont une capacité impressionnante à ne pas baisser pendant les krachs. Sur la base des performances calendaires annuelles, nous avons mesuré la performance des 14 actions individuelles qui ont le mieux résisté à la baisse au cours des 7 années baissières observées depuis la création du CAC 40 (2008, 2002, 1990, 2001, 1994, 2011, 2018, 2010, 2014, 2000, 1995). La baisse moyenne de l’indice CAC 40 au cours des 7 années a été de -15,3%, alors que la performance équi-pondérée des 14 actions en moyenne les plus performantes a été de +6,9%, soit un écart moyen de 22,2% !
Evidemment ces calculs « au rétroviseur » ne permettent pas de dire que les 14 sociétés concernées vont continuer à battre le CAC 40 de 22% en cas de baisse de marché. (Mesures faites rendement compris, voire graphique de la semaine). Mais cela montre que même dans des marchés très baissiers, la sélection des entreprises de qualité permet à l’investisseur de réaliser des performances positives.

Spec : Le support à 4894 ne cause guère de réaction, le risque baissier demeure.

Tendance sur les marchés de taux et de devises : les taux européens comme américains ont baissé cette semaine, alors que les taux italiens demeurent tendus. L’€ a rebondi de 1% contre le $.

Tendances récentes sur les matières premières : le cours du pétrole a baissé de 5%. Le prix du cuivre est stable, au-delà du niveau de 6 200$/t.

Investisseurs : nous recommandons aux investisseurs à risque moyen ou faible la neutralité sur les actions entre 4 877 et 5 246 points pour le CAC 40. Nous envisageons d’amender notre méthodologie pour intégrer un critère de dynamique propre du marché, à savoir la position des indices relativement à leurs moyennes mobiles. Selon ce critère, nous recommandons la plus grande prudence actuellement.

Eric Galiègue
VALQUANT

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Mercredi 28 Novembre 2018
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