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Les politiques contre la croissance


Lettre du 18 janvier 2019 par Eric Galiègue - VALQUANT.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
En ce début d’année, on a l’impression que les hommes politiques se liguent contre la croissance. C’est paradoxal, dans la mesure où la stimulation de la croissance, la création d’emplois et la stimulation de l’esprit d’entreprise constituent souvent les objectifs principaux déclarés par les hommes politiques. Comment l’activité économique pourrait accélérer dans un tel contexte d’incertitude, voire de stupidité ?

Au Royaume Uni, le rejet par la Chambre des Communes de l’accord sur le Brexit traduit le divorce entre le parlement et le gouvernement May. La dernière motion de défiance a failli renverser l’actuel gouvernement. Sur le fond, la démocratie parlementaire britannique ne se remet pas du referendum sur l’appartenance à l’Union Européenne. Les élus du peuple n’en voulaient pas et ne pardonnent pas à l’exécutif d’avoir organisé ce référendum. L’usage du référendum est à double tranchant. Le recours direct au peuple est présenté comme l’ultime expression de la démocratie directe, et pourtant, dans beaucoup de cas, il divise profondément les citoyens.
C’est bien ce qui se passe Outre-Manche ; le divorce entre les élites qui habitent Londres et le petit peuple qui réside en province n’est pas sans rappeler la fracture géographique qui affecte notre pays et motive en grande partie le mouvement des « gilets jaunes ». Face à l’incertitude maximale et à la plus totale confusion sur le sujet de la forme du divorce entre le Royaume Uni et l’Union Européenne, l’économie a remarquablement résisté jusque maintenant, notamment Outre-Manche.
Les marchés sont particulièrement bienveillants dans ce contexte. Ils n’ont pas du tout réagi à la défaite cuisante de Theresa May. Ils préfèrent considérer que le pire, un Brexit sans accord, ne se produit jamais. Ils parient sur une solution qui permettra de gagner du temps, une sorte de pourrissement qui permettra à l’économie et aux entreprises de se développer sans trop de soucis. Pourtant, jamais le pire n’a été aussi proche, et même si un report est possible, il ne pourrait porter que sur la période mars – mai, jusqu’à la date butoir des élections européennes. Comme nous le disons depuis 3 ans maintenant, le Brexit est un évènement « perdant-perdant », initié par les politiques.

Aux USA, il y a un autre jeu « perdant-perdant », c’est le détricotage du commerce mondial voulu par M. Trump pour mettre en avant « America First ». La désorganisation des échanges mondiaux est patente dans certains secteurs, elle pourrait s’aggraver en 2019 si un accord n’est pas trouvé. Les dernières rumeurs semblent indiquer la bonne volonté des USA dans les négociations en cours. Mais le ver est dans le fruit : l’incertitude augmente, les décisions sont reportées, et cela pèse sur la croissance. Au registre des stupidités politiques qui pèsent sur la croissance, on ajoutera bien sur le « shut down » qui met en scène de la pire manière les personnages les plus importants de la nation américaine : le président et la présidente du Congrès (Nancy Pelosi, chef de file des démocrates). « The Donald et Nancy Show » est pitoyable de la part de politiques de si haut rang. Outre l’impact de la fermeture de certaines administrations sur la croissance économique (-0,1% par semaine, dit-on…), on imagine aisément l’impact sur la psychologie des acteurs de l’économie. Comment croire en l’avenir et faire confiance aux politiques face à ce spectacle de cours de récréation ? L’impressionnante chute de l’indice de la Fed de New York préfigure un fort ralentissement économique, voire une récession qu’il faudra attribuer en bonne partie aux politiques, des deux côtés de l’Atlantique.

Spec : La reprise se poursuit, le Cac 40 pourrait revenir à 4935 points.

Tendance sur les marchés de taux et de devises : les taux européens sont globalement stables à un niveau très bas, le taux à 10 ans américain a augmenté de 20 pb depuis les plus bas du tt début de l’année.

Tendances récentes sur les matières premières : le cours du pétrole Brent se stabilise autour de 60$ ; il a repris un dizaine de dollar depuis les plus bas de la fin de l’année dernière.

Investisseurs : nous recommandons aux investisseurs à risque moyen ou faible la neutralité les actions pour un CAC 40 compris entre 4 606 et 4 960 points. La tendance à court terme demeure négative.

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'ACIFTE, association agrée par l' AMF
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
75 008 PARIS
01 42 93 23 68
06 82 84 78 61
eric.galiegue@valquant.fr

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Lundi 21 Janvier 2019
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