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Les PME / ETI face à l’externalisation des activités de trésorerie


Les effets de la crise et de la diminution des budgets informatiques ont changé la donne dans l’organisation des départements trésorerie des PME/PMI et ETI. Aujourd’hui, les départements finance/trésorerie s’orientent de plus en plus vers des offres externalisées. Pourquoi ?



Didier Martin
Didier Martin
La gestion de trésorerie de l’après-crise
Les conditions économiques actuelles pèsent lourdement sur le chiffre d’affaires et les résultats des entreprises, et de ce fait nécessitent une visibilité renforcée sur la gestion de la liquidité et des financements. Si l’optimisation des flux de biens et de services est en constante évolution depuis trente ans, son équivalent financier (les flux de trésorerie) n’a pas suivi au même rythme.
Les « stocks de cash inertes » restent encore trop souvent inutilement financés. Confrontés à l’ensemble de ces difficultés conjoncturelles, et soucieux de répondre aux demandes actuelles de leurs contreparties internes ou externes, les directeurs financiers sollicitent de façon croissante la fonction trésorerie afin d’obtenir un détail plus fin et pertinent des informations disponibles, tant en fréquence qu’en exhaustivité géographique.

Une fonction en pleine mutation
Au cours des dix dernières années, le rôle du trésorier a nettement évolué au sein des groupes européens. Celui-ci se voit de plus en plus confier la responsabilité de la gestion du besoin en fonds de roulement ainsi que celle du risque de fraude.

Les trésoriers ont travaillé selon le principe du « Think Global, Act Local », les contraintes réglementaires, de contrôle, de visibilité et de collaboration imposent d’agir selon un « Think Global, Act Global, Share Local ».

La liquidité est un stock, souvent à reconstituer, et doit être gérée comme telle. Il convient cependant de ne plus dissocier la gestion de la liquidité du suivi des risques de marchés et des opérations financières. De plus, le respect des fonctions de contrôle et d’audit est d’autant plus important que les applications informatiques sont étendues à une population d’utilisateurs comptables devant contribuer à la visibilité demandée. La fonction trésorerie est devenue, qu’on le veuille ou non, l’un des garants de l’expertise métier et de la sécurité des informations traitées. L’anticipation n’a jamais été aussi nécessaire alors que la gestion de l’incertitude est devenue un lot commun à toutes les fonctions de l’entreprise.

Porter une attention particulière à l’expertise métier
Tout en prenant soin de préserver une expertise métier interne, l’externalisation d’ERP et de systèmes comptables est devenue une réponse technologique satisfaisante qui préserve la confidentialité, permet de paramétrer les comportements métiers et garantit les exigences de contrôles et d’audits. Cela s’est traduit par un taux de croissance de ce marché de 50 % en 2009!

Ce qui s’applique aux fonctions comptables devient possible au sein de la trésorerie avec de nouvelles générations de progiciels offrant un périmètre fonctionnel complet (gestion du cash et de la liquidité, suivi des risques financiers et opérations financières). Le paramétrage de comportements métier et de traçabilité des processus assure une meilleure adaptation de l’outil aux besoins des groupes, et garantit aux auditeurs internes et/ ou externes des gains considérables de temps, donc de réduction des coûts.

Il semble particulièrement important de sortir du débat suscité par les éditeurs de logiciels relatif au modèle de distribution de leurs offres (interne, ASP ou SaaS) et de porter une attention toute particulière à l’importance du maintien et de l’évolution voire de la création de l’expertise métier pour une fonction en pleine mutation.

Si les grands groupes multinationaux ont fortement investi pour accroître cette expertise métier en interne, les sociétés de moindre taille ont beaucoup plus de difficulté à justifier ce type de dépenses. Dans ce contexte difficile du « cash roi », les directions financières acceptent de façon croissante, l’externalisation de tout ou partie de l’expertise métier de la trésorerie auprès de ressources ayant développé une compétence reconnue dans le domaine de la gestion de trésorerie et des risques financiers.

Les règles de gestion métier nécessaires à la répartition des rôles entre acteurs internes et externes peuvent désormais être paramétrables dans certaines offres de trésorerie (Fidrys Trésorerie). La traçabilité et l’audit des informations gérées et des référentiels seront privilégiés aux fonctions classiques des applications de trésorerie. Il faudra également intégrer sans contraintes les solutions de trésorerie au système d’information de l’entreprise et privilégier l’expertise métier à la sophistication de l’application. Si cette expertise interne est insuffisante, par manque de moyens humains ou financiers, elle doit être externalisée.

Les Mid-Cap’s ne disposent pas toujours de budgets d’investissement suffisants à consacrer à l’évolution nécessaire de leur fonction trésorerie. L’externalisation s’avère alors être une solution garantissant une visibilité et une gestion nécessaire tout en privilégiant une la maîtrise des coûts et un rendement garanti.

Des évolutions attendues
Le SaaS tel que proposé actuellement représente une avancée significative sur ce sujet, mais ne prend pas encore en charge l’engagement d’une bonne exécution métier.

La prochaine évolution du modèle SaaS devra apprécier le mot « service » selon une approche métier et non technologique en permettant une externalisation d’une partie de la fonction (en général les fonctions de back-office ou autres fonctions consommatrice de temps et à faible valeur ajoutée) en complément de l’offre logicielle. Exemple: la bonne exécution d’un paiement sera garantie par l’envoi de ce dernier avec le respect du cut-off time.

Alors que les grands groupes passent encore un temps précieux à des fonctions de back-office à faible valeur ajoutée aux dépens des prévisions et des reportings, les petites et moyennes entreprises qui, bien souvent, manquent de compétences internes disponibles et de capacités de recrutement, souffrent cruellement d’un manque de visibilité sur le cash disponible à moyen terme. Elles sont nécessairement conduites à rechercher un partenaire leur offrant la compétence globale nécessaire (métier et système) plutôt qu’une simple solution applicative.

Le champ d’intervention de l’équipe trésorerie :
- L’exploitation : les flux d’exploitation comprennent un degré de prévisibilité (et d’imprévisibilité aujourd’hui) propre à chaque région géographique et secteur d’activité.
- Les marchés : des conditions en évolution permanente et difficilement prévisibles ont un impact direct sur les résultats (opérationnels ou financiers) du groupe.
- Les ERP (Comptabilité) : les comptabilités générale et analytique des positions financières ainsi que le contrôle de gestion doivent répondre à des normes et des règles dont les contraintes et changements ces dernières années représentent des coûts administratifs de traitement considérables. L’actualité conduit à penser que ces contraintes resteront présentes pendant encore quelque temps !
- Le contrôle interne : l’audit interne et les contraintes légales imposent un suivi de plus en plus rigoureux et détaillé de la définition, de la mise en œuvre et du contrôle des procédures internes

Didier Martin
Fondateur et Président de Fidrys
www.fidrys.com

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www.tresonews.fr

Mardi 16 Novembre 2010
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