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Le modèle français de la banque universelle


Nous vous proposons l'analyse de Norbert Silverbach auteur du "Petit Manuel d'Economie en attendant la fin du Monde" aux Editions David Reinharc.



LE MODELE FRANÇAIS DE BANQUE UNIVERSELLE : AIMER LA VIE DANGEREUSE.

Le modèle français de la banque universelle consiste à se servir d'une banque de dépôt pour garantir une banque d'investissement, c'est-à-dire de spéculation.

Sa logique : doper les marges de bénéfice par l'effet de levier sans se soucier des risques.

Chaque grande banque américaine possède sa banque d'investissement, la Grande Bretagne abrite la Barclays et HSBC. En France, la Société Générale, la BNP, le Crédit agricole et le groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne ont, à Wall Street, chacune, leur banque d'investissement. Elle dope les bénéfices, surtout ceux de la direction et des traders...

Les risques sont élevés et nombreux : des investissements audacieux, et surtout un financement fragile.

En théorie, les capitaux propres des banques françaises représentent plus de 9% des actifs pondérés par les risques (généralement évalués par des modèles mathématiques « maison »), mais les actifs pondérés par les risques sont moins importants que le total des actifs, et chacun sait qu'un bon comptable évapore le risque.

Comme le dit l'adage du vieux comptable « combien font deux et deux, cela dépend de ce que veut le client »...

Plus audacieux : l'ensemble des fonds propres et des dépôts des clients ne dépasse guère plus de 70% des actifs.

Le reste est emprunté à court terme sur les marchés de crédit, dont le « REPO » et auprès des « Money Market Funds » américains. Ceux-ci prêtent aux banques européennes près de la moitié de leurs crédits, mais, à présent ils ont peur, ils ont déjà réduits de près de 40% leurs avances aux banques françaises.

Ces marchés de crédit, et les money market funds sont des sources de crédit très fragiles, ce sont des investisseurs dont le mandat est de fuir le risque pour se réfugier dans la qualité. C'est pourquoi ils ouvrent le parapluie quand il fait beau pour le refermer quand il pleut.

La leçon de 2008 a été oubliée, car les dirigeants ont voulu revenir au bon vieux temps.

Bah, le contribuable est là pour renflouer à ses frais les banques « too big to fail » (trop grosses pour faire faillite), enfin... Si la France trouve les Euros, car à la différence des Etats-Unis qui peuvent émettre des Dollars, de la Suisse qui peut émettre des Francs suisses, ou de la Grande Bretagne qui peut émettre des Livres, la France, elle, ne peut pas émettre des Euros.

Petit manuel d'économie de Norbert Silverbach, éditions David Remharc, 224 p., 13,90 €

Lundi 3 Octobre 2011
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