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L'avenir de l'extra-financier est dans sa simplification !


Au sortir d’une réunion du Medef sur la question des « convergences en cours dans le paysage extra-financier », on pouvait légitimement se dire que toutes les initiatives en cours -G4 qui pousse à la matérialité qui encourage le reporting intégré qui favorise la fusion du financier et de l’extra-financier, pour des parties prenantes de plus en plus consultées etc..- sont en train de produire un schéma de travail idéal pour satisfaire au reporting extra-financier, d’autant que cela prendra au moins dix ans !



Patrick d’Humières
Patrick d’Humières
La réalité nous oblige à constater qu’on n’est pas entré dans ce schéma de simplification et qu’il faut s’en plaindre. Et profiter des changements à venir, dont la transposition de la directive européenne pour fédérer les acteurs en ce sens. Une information économique n’est pas assimilable par le marché si elle n’est pas simple et voilà pourquoi la RSE court encore derrière sa reconnaissance économique ! Certes, depuis le basculement des référentiels catalogues vers la matérialité des enjeux clés, consacrée par le texte européen, les données sur les grands enjeux sélectionnés par les entreprises, à l’aide de bases sectorielles (merci SASB !) vont grandement améliorer une transparence extra-financière en lien avec le modèle de création de valeur. Mais à quand ce grand soir de la transparence pertinente ? Pas pour aujourd’hui, si on étudie « l’état de l’art du reporting » tel qu’il apparaît à ce jour.

C’est pourquoi la simplification doit venir d’abord des entreprises et de leur réponse à ces trois questions actuelles :

1- Est- ce que les entreprises ont une conscience objective de leurs risques sociétaux ?
2 - Est-ce que les entreprises ont envie de confronter leur création de valeur à ces enjeux ?
3 - Est-ce que les entreprises avancent dans le dialogue parties prenantes pour élargir leur information au-delà des investisseurs ?

La pertinence du reporting est conditionnée par la volonté des managers et des Boards de se confronter aux évolutions de la société civile et à ses attentes, ce qui devra les conduire à rémunérer l’acceptabilité, l’attractivité et la résilience qui en résultent dans une vision durable 360°. Nous jouons les changements de modèle de nos entreprises sur ce « trade off sociétal ». Face à un monde émergent qui veut de la croissance à n’importe quel prix, les européens doivent imposer des critères RSE dans leurs relations commerciales internationales, tandis que les américains se concentrent sur le front de la fiscalité et de la corruption pour l’essentiel et alors que l’OMC, au bord de l’implosion, n’est pas prête à autoriser des barrières non tarifaires, même pour ralentir le réchauffement climatique (le vrai levier viendra en ce domaine d'une intégration des prix du carbone dans l’économie de marché ( cf. appel de la Banque Mondiale).
Et cela doit commencer par l’intégration conceptuelle du financier et de l’extra-financier et d’acter que le rapport financier (DDR) est désormais le centre de gravité de l’information RSE, et tant pis pour le rapport DD avec ses belles images et ses citations empathiques. On retrouvera dans le site web en « open data » les informations RSE qui intéressent chacun. Ce mouvement de simplification dépend donc des pratiques managériales, permettant enfin d’enrichir la décision économique de repères sociaux, environnementaux, sociétaux pertinents, plus que des organisations activistes qui disent toutes qu’elle veulent la convergence tout en voulant chacune créer son « standard » (OCDE, IIRC, GRI, WBCSD, SASB,CDRB, CSR europe. Les dirigeants d’entreprise ont la main sur l’accélérateur de la RSE, plus qu’ils ne le croient et à ce sujet on ne peut pas ne pas rendre un hommage à la mémoire du Président de Total qui, avant sa disparition accidentelle ,avait convaincu le président d’Aramco, première entreprise au monde, à entraîner le secteur pétrolier dans la lutte contre le réchauffement climatique, à la tribune de l’ONU. Il faut plus compter sur les pionniers que sur les organisations, pour prendre le risque de passer de la complexité des référentiels à la simplicité des reporting intégrés. La motivation ne doit pas être la peur des mises en cause mais la satisfaction des besoins de la société, car le destin de l’entreprise est de satisfaire la société. Mais encore faut-il qu’elle l’anticipe plutôt que d’attendre les cordes de rappel qui font mal. De ce point de vue, l’engagement RSE est un formidable GPS pour voir plus loin et plus vite, surtout si les exercices stratégiques n’écoutent pas bien les bruits du monde qui vient.

Patrick d’Humières
www.institutrse.com

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Vendredi 14 Novembre 2014
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