Quotidien Finance, Corporate Finance, Crypto Finance, ICO, STO, Blockchain Daily News


              



L’agilité, survie du management ?


Les règles du jeu des affaires sont en train de se ré-écrire. Aujourd’hui, la rapidité des nouveaux développements et la diversité des formes de concurrence rendent la vie difficile aux grandes sociétés. De très petites entreprises, parties de nulle part, ouvrent des marchés de niche qui se révèlent, du jour au lendemain, destructeurs pour les produits les mieux implantés. Il n’est donc pas surprenant que le besoin d’organisations agiles figure sur les agendas de presque tous les comités de direction d’entreprises importantes.



Alain Goetzmann
Alain Goetzmann
Pour pouvoir concourir avec efficacité, aujourd’hui, la vitesse, l’innovation et la concentration sur la satisfaction du client sont essentiels. Ce sont d’ailleurs les points sur lesquels se concentrent toutes les directions générales clairvoyantes. A contrario, les organisations en silo, le management conventionnel et la résistance au changement constituent des freins puissants. Dans un monde interconnecté, dans lequel cohabitent plusieurs générations multi-culturelles, ce que les gens veulent, dans leur travail, c’est la variété et les vieilles structures pyramidales ne constituent plus une réponse pertinente.

Comment résoudre alors la quadrature du cercle : d’un côté, la vitesse l’innovation et la flexibilité pour l’entreprise et de l’autre, le développement personnel, la responsabilité et la souplesse qu’exigent les salariés.

Pour construire une organisation agile, il faut déjà faire la révolution dans le mode de pensée et les méthodes du management conventionnel. Cela fait presque 50 ans que les écoles de management ressassent la création de valeur pour l’actionnaire, le système de commandement « top down », la planification, les objectifs à court terme et la méthode « Kleenex jetable » en matière d’emploi.

Cette approche institue aujourd’hui une distance affective des salariés vis-à-vis de l’entreprise. Le travail devient une transaction employé-employeur de laquelle tout engagement personnel est absent.

Le premier pas vers l’entreprise agile consiste donc à impliquer les équipes jusque dans l’élaboration de la stratégie afin qu’ils la comprennent et détectent les signaux faibles qui rendront éventuellement nécessaire son infléchissement. C’est un partage du leadership dans l’action, conforme au principe : « Je suis propriétaire de ce que je contribue à construire ». Quand ils sont impliqués, les individus sont toujours plus engagés, plus créatifs et plus efficaces. Ils sont alors la source de gains marginaux comme ds ruptures créatrices.

L’agilité requiert également des leaders capables d’apprendre vite et de raisonner de façon multi-polaire, sachant jongler avec la complexité. Ils doivent aussi être authentiques pour pouvoir conduire leurs équipes dans le changement permanent. Bien qu’ils aient le devoir d’assurer, à leurs actionnaires, le rendement de leurs capitaux, ils doivent voir à long terme et anticiper les mutations majeures qui seront les défis futurs de leur entreprise. Ils ont l’ardente obligation de satisfaire les clients et de maintenir un personnel motivé tout en gardant la confiance de leurs actionnaires. Ils savent construire une organisation ouverte, innovante et résiliente afin d’améliorer ses avantages concurrentiels.

Il n’est pas facile de transformer une structure traditionnelle en entreprise agile. C’est d’abord un engagement personnel du dirigeant, presqu’une croisade, tant il est confortable de s’appuyer sur un organigramme bien géométrique. Il faut vraiment vouloir aller plus vite et mélanger organisation structurée, dans la supply-chain, par exemple, qui pourrait souffrir d’une trop large place laissée à l’improvisation et une organisation libérée faite de groupes de progrès agissant de façon transverse.

Il faut aussi prôner la frugalité et utiliser les techniques du Lean Management, du Benchmarking, de l’Analyse de la Valeur, une entreprise agile étant, par définition, économe.

Entreprise agile ou non ? Ce n’est plus un choix. Comme les dinosaures, qui ont disparu, faute de pouvoir s’adapter à un monde bouleversé, les entreprises qui ne sauront pas libérer les talents qu’elles abritent se condamneront irrémédiablement.

 

Direction financière et stratégique
Levée de fonds, introduction en bourse, fusion-acquisition
Agrément CIF N° F000131 - Listing Sponsor sur Alternext
88 bis, avenue Charles De Gaulle 92200 Neuilly-sur-Seine

Les médias du groupe Finyear

Lisez gratuitement :

Le quotidien Finyear :
- Finyear Quotidien

La newsletter quotidienne :
- Finyear Newsletter
Recevez chaque matin par mail la newsletter Finyear, une sélection quotidienne des meilleures infos et expertises de la finance d’entreprise et de la finance d'affaires.

Les 5 lettres mensuelles digitales :
- Le Directeur Financier
- Le Trésorier
- Le Credit Manager
- The FinTecher
- Le Capital Investisseur

Le magazine trimestriel digital :
- Finyear Magazine

Un seul formulaire d'abonnement pour recevoir un avis de publication pour une ou plusieurs lettres

Thursday, November 5th 2015
Rate it


New comment:
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Free Daily Newsletter / Newsletter quotidienne gratuite


Cryptocurrencies



Finyear - Daily News