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L'accès au crédit des PME / PMI / ETI


Est inscrit à l'ordre du jour une petite synthèse sur l'intervention de M. Gérard Rameix, Médiateur du Crédit, lors de l 'événement « Financement des valeurs moyennes et évolution des marchés » organisé par le Centre des Professions Financières et la SFAF, avec le concours du Groupe Oddo.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
M. Rameix part d'un triple constat : (i) lors de la première décennie de ce siècle, les PME et les ETI ont en moyenne augmenté de façon significative leurs fonds propres, passant d'un 30% à un 37/38% du total de bilan en moyenne ; (ii) il n'y a pas eu en 2008/2009 de crédit crunch, juste un coup d'arrêt dans la progression des en-cours de crédit bancaires (iii) mais l'accès au financement bancaire est et devient plus difficile.

Les banques doivent changer de modèle, l'épée de Damoclès de Bâle III se profilant à l'horizon : davantage de fonds propres à mobiliser, plus de sélectivité dans les allocations d'actifs. C'est ce qu'un intervenant à repris lors de la table ronde par le lapidaire « plus cher, moins gros, plus compliqué ».

Dans l'analyse des forces et faiblesses de la situation nationale face aux futurs besoins de financements des ETI et PME, M. Rameix liste parmi les faiblesses la quasi absence d'amorçage, l'absence de réponse aux besoins spécifiques des gazelles (1), et la désertion du monde industriel. Parmi les forces évoquées, le système bancaire français serait solide et bien structuré, robuste, et il affiche une volonté (2) de poursuivre l'octroi de financement aux ETI et PME, ce en corrélation avec l'activité économique ; enfin les PME / ETI auraient des fondamentaux solides.

Là encore a été mise en évidence cette contradiction entre les contraintes Bâle III / Solvency II et le besoin de financer les entreprises moyennes qui seraient la solution macro-économique à nos maux.

En conclusion, M. Rameix nous fait part de son optimisme : entre l'autofinancement et les crédits bancaires, il y aura de quoi financer les ETI / PME. Certes il faudrait un marché obligataire plus ouvert pour plus d'entreprises de taille plus limitée. Mais il remet en perspective le problème du financement, qui est secondaire par rapport à celui de la compétitivité.

Mon commentaire : Oui, il a raison, la performance sur le couple (produit ; marché) est plus importante que le problème de financement qui lui est ancillaire. Nonobstant l'audience à qui je m'adresse.

(1) une gazelle est une entreprise confrontée à une opportunité de marché à saisir dans un laps de temps restreint, généralement induite par une rupture technologique et qui exige des financements jugés très importants à l'aune de ses capacités ex ante. Le profil de risque de ces entreprise est élevé, une gazelle peut ne pas aller aussi vite et aussi loin qu'espéré lors de l'octroi du financement (elle risque alors de se faire croquer par un lion …)
(2) espérons que ce soit autre chose qu'une posture, un effet d'annonce, un vœux pieux, un nuage de poudre aux yeux, de l'esbroufe ...

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx

boss@remsyx.com
www.remsyx.com

Vendredi 3 Février 2012
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