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Finyear Eco - 8 octobre 2014 (n°7 - 10H30) | S&P - Russie : risque accru d'un ralentissement prolongé

Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Votre quotidien Finyear vous offre tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel.

Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco - 8 octobre 2014 (n°7 - 10H30) | S&P - Russie : risque accru d'un ralentissement prolongé
N°7 - 10H30

S&P - Russie : risque accru d'un ralentissement prolongé

Ci-jointe une étude sur les perspectives macro-économiques de la Russie.

• The Russian economy is operating in an environment of extensive international sanctions and countersanctions which manifests itself in restricted access to western capital markets, a ban on exports of certain technologies to Russia, reduced foreign investment, and uncertain business conditions. This is further weakening the outlook for the economy, which was already slowing before the crisis erupted.

• Restricted market access and increased costs of financing, as well as the heightened uncertainty, are weighing on investment. At the same time, depreciation of the ruble, combined with the impact of Russia's ban on food imports from countries that imposed sanctions, is pushing up inflation, which is reducing consumers' purchasing power.

• GDP growth stalled in the first half of the year, and we anticipate real GDP will contract in the second half of 2014, leading to an average growth rate for the full year of 0.3% and 1.1% in 2015.

• In the short term, the decline in imports has helped strengthen Russia's external position, with the current account widening to more than 4% of GDP in the first half of the year, while the budget received windfall revenues thanks to the currency depreciation.

• However, we think the crisis may damage Russia's medium-term growth prospects--already constrained by numerous structural challenges--due to reduced confidence in the Russian economy, increased real and perceived country risk, and a drag on technological progress.

Lire la suite (PDF 12 pages en anglais)

Standard & Poor’s Ratings Services
40 Rue de Courcelles, 75008 Paris

N°6 - 10H15

UBS daily roundup - Growth and tightening

Paul Donovan daily briefing.

• Markets seem to be exhibiting some signs of concern about the pace of global growth, at least during Asian trading. The cited reason is IMF forecast downgrades, but that does not really make sense. The IMF always lags the consensus on GDP, and is not known for its pinpoint forecasting accuracy.

• In Japan, Prime Ministerial adviser Yamamoto was talking down the yen, perhaps a little tactlessly, and suggesting that a JPY110-120 range against the dollar would be appropriate.

• The Bank of England meets, having already tightened two of the three measures of modern central bank policy (quantitative policy and regulatory policy), with only monetary policy left to go. The credit conditions report should give some insight into the effectiveness of regulatory tightening.

• From the US we get the release of the Fed minutes from the September FOMC meeting, a meeting that seemed to increase the hawkishness a little. Fed President Evans joins the steady beat of this week's Fed speakers.

N°5 - 10H00

Declining trends for US Stocks, Brent oil, China’s services sector & UK Prices

U.S. stocks ended sharply lower on Tuesday, with major indexes falling 1 percent in heavy trading, as weak data out of Germany raised concerns about the strength of global growth ahead of the start of earnings season. The Dow fell 272 points to close at 16719 whilst the SP500 lost 29 points to close 1935, closing at its lowest level since August the 12th. Asian share markets were mostly in the red on Wednesday as worries about waning global growth lifted safe-haven bonds, while shoving oil prices to their lowest in more than two years.

Extending a three-month-long decline, Brent oil sank $1.18 to $90.93 a barrel U.S. crude tumbled $1.07 to $87.78. The protracted slide should be a windfall for consumer spending power, but is also a powerful force for disinflation in much of the developed world.

In the FX space the dollar crept up to 108.40 yen, having been as low as 107.75 at one stage. It touched a six-year high of 110.09 just a week ago. Its Australian peer fetched $0.8774, well off Friday's four-year low of $0.8642. The short squeeze in the Aussie came even after the Reserve Bank of Australia said on Tuesday the level of the currency was still historically high despite its 6.3 percent drop against the greenback in September. The euro stalled at $1.2635, after its bounce fizzled out around $1.2683.

Within the equities space Debt-laden iron ore miner London Mining Plc warned that there would be little or no value remaining in its shares and other securities under the currently proposed structure, as it talks with potential strategic investors. Telecom operator Swisscom is considering a possible sale of its Italian broadband firm Fastweb, which is worth up to 5 billion Euros ($6.3 billion) and has been a target for Vodafone. Global miner Anglo American is planning to initiate the sale of its three smallest copper mines in Chile and a smelter worth $1 billion by end of the year, Bloomberg reported, citing sources familiar with the matter.

Today Growth in China's services sector weakened slightly in September as new business cooled, a private survey showed on Wednesday, reinforcing signs of a slowdown in the world's second-largest economy that could prompt more stimulus measures. In the UK Prices in British shops fell last month at a faster pace, driven down by a steep decline in prices for non-food products, the British Retail Consortium said on Wednesday.

ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS

N°4 - 9H45

La consolidation se poursuit sur les marchés

Marchés actions
Sur les marchés actions, l’ensemble des bourses à travers le monde ont clôturé en net repli alors que l’inquiétude monte auprès des investisseurs concernant l’économie allemande, et donc par conséquent son impact sur la zone euro. Wall Street a perdu plus de 1.5% sur la séance hier, le Dow Jones abandonnant notamment 1.60% à 16 719.39 points, tout comme le S&P500 et le Nasdaq qui concèdent respectivement 1.51% et 1.56% à 1 935.10 points et 4 385.20 points. Un peu plus tôt dans la journée, sur le Vieux Continent, les principales places européennes avaient précédé leurs consœurs américaines, le CAC 40 reculant de 1.81% à 4 209.14 points. Le Dax et le Footsie ont abandonné respectivement 1.34% et 1.04%.

Tout d’abord, la production industrielle allemande a fortement chuté, bien plus que les prévisions des analystes, de près de 4.0%. Ce repli est le plus fort depuis plus de cinq ans. De plus, le FMI a révisé une nouvelle fois à la baisse les prévisions de croissance pour la France, mais également pour l’Allemagne. Les investisseurs sont donc légitimement inquiets de l’évolution de l’économie de la zone Euro alors que son « moteur principal », à savoir l’Allemagne, voit son économie fortement ralentir. De plus, d’autres pays, comme la France, ne parviennent pas à prendre le flambeau et à relancer la croissance dans la zone Euro. Plus globalement le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale à cause notamment des différents conflits géopolitiques à travers le monde.

Les investisseurs ont maintenant les yeux rivés vers les minutes du FOMC ce soir, puis sur le début de la saison des résultats pour jauger de l’impact de la forte hausse du dollar sur les comptes des entreprises exportatrices aux Etats-Unis notamment.

Il y a quelques dizaines de minutes, la Bourse de Tokyo a fini en repli de 1.19% dans le sillage de Wall Street hier à 1 595.98 points. Rappelons qu’hier, Haruhiko Kuroda, gouverneur de la BoJ, a précisé que cette dernière ne jugeait pas encore nécessaire de mettre en place de nouvelles mesures de soutien à l’économie, précisant que la faiblesse du Yen face au billet vert était favorable à l’économie de son pays.

Ce matin à l’ouverture, les principales bourses européennes sont attendues dans le rouge dans le prolongement de la séance d’hier.

Sur le marché des changes ce matin, la monnaie unique continue de pâtir de la récente annonce du FMI, attestant d’une révision à la baisse de la croissance mondiale, stimulant ainsi l’attrait des cambistes pour les valeurs refuges. La principale faiblesse de la zone euro reste bien évidemment une croissance devenue atone, ainsi que la très faible inflation qui y est liée.

Outre Atlantique, le billet vert a gagné du terrain face à la plupart de ses contreparties, en attendant les minutes de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) et de la Réserve fédérale américaine (FED), ce soir à 20h. Le différentiel économique et de politique monétaire de part et d’autre de l’Atlantique, servira le dollar dans les semaines à venir, en entrainant une chute du cross EURUSD.

Ce dernier a jusqu’à présent abandonné près de 7% au troisième trimestre 2014. Cependant, on a pu observer un bon retournement du cours de la paire phare du marché des devises, qui évoluait en hausse depuis le début de semaine. L’Euro a en effet profité d’une prise de bénéfices par les investisseurs, en relation avec les chiffres de l’emploi et du chômage publiés vendredi dernier aux Etats-Unis.
Ce matin, le cours a renoué avec sa tendance de fond, évoluant à la baisse aux encablures des $1,2629 pour un euro.

Face au dollar canadien, le dollar a rebondi hier, sur un niveau de support à 1,1125, profitant des mauvaises perspectives de construction au Canada, avec une obtention dégressive des permis de construire, à -27,3% contre 11,6% lors du mois précédent. Le cours a donc pu observer une accélération haussière d’une cinquantaine de pips, le portant aux alentours 1,1180 dollars canadiens pour un dollar. Ce matin, le cross USDCAD oscille toujours autour de ce point.

En Asie, on a pu noter cette nuit les signes d’un ralentissement économique en Chine, avec notamment un tassement du secteur des services chinois. L’indice PMI HSBC est en effet de 53,5 pour le mois de septembre contre 54,1 en Août. Ces dernières annonces pourraient amener le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de relance, ce qui a bien évidemment impacté négativement la Nouvelle Zélande.
Premier partenaire commercial de la Chine, cette dernière a vu sa devise évoluer à la baisse face à la monnaie unique, s’échangeant aujourd’hui à 1,6175 après avoir glissé d’environ 150 pips, ainsi que face au billet vert, s’échangeant ce matin aux encablures des $0,7805 pour un dollar néo-zélandais.

La devise nippone quant à elle, touchait un plus haut mensuel face à l’euro, à 136,71 yens pour un euro, profitant de la baisse d’intérêt des investisseurs pour la monnaie unique.

Matières premières
Au chapitre des matières premières, l’accalmie aura été de courte durée pour le pétrole. L’or noir repart nettement à la baisse, enfonçant une nouvelle fois le niveau des 90 sur le Nymex. Les marchés s’inquiètent toujours de l’abondance de l’offre dans un contexte économique fragile. En effet, les perspectives de croissance notamment en Europe ne sont pas encourageantes comme en attestent encore les projections du FMI publiées hier. Cette morosité économique ne rassure pas quant à la demande en pétrole. En parallèle, l’offre ne cesse d’augmenter et les pays de l’OPEP ne semblent pas décider à revoir leur position en matière de production. Ainsi, la publication du rapport du Département américain de l’Energie sur les stocks aux Etats-Unis sera à nouveau particulièrement surveillée.

Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue autour des 87,9 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s’échange, ce matin, contre 91 dollars.

Sur le front des métaux précieux, l’or tente de se stabiliser au-dessus des 1 200 dollars. La tendance reste toutefois fragile pour le métal jaune qui est toujours sous la menace d’un nouveau mouvement de hausse du dollar et de spéculations autour de la FED. Dans ce contexte, la publication des minutes du dernier FOMC ce soir sera surveillée par les investisseurs. Ce matin, l’once d’or se traite autour des 1 213 dollars.

Saxo Banque (France)

N°3 - 8H45

Bulle d'air temporaire pour l'EURUSD

Thomas Roudaut Thomas Roudaut, Sales Trader / Saxo Banque France.

L’euro/dollar est dans une bulle d’air. Le sursaut de lundi qui a permis à la paire d’atteindre les 1.2673 s’explique essentiellement par des prises de bénéfices en relation avec les chiffres de l’emploi et du chômage publiés vendredi dernier aux Etats-Unis. Aucun niveau majeur de résistance n’ayant été franchi, la tendance de fond sur la paire reste incontestablement à la baisse.

Tout porte à croire que l’EURUSD pourrait renouer d’ici la fin de l’année avec la zone des 1,22 puis, sur un horizon de plus long terme, atteindre son point bas de 2010 à 1,20. Toutefois, contrairement à la période 2010–2012, il n’y a pas de risque d’éclatement de l’Union monétaire pouvant provoquer une panique des investisseurs. La principale faiblesse de la zone euro est l’atonie de la croissance et la très faible inflation qui en résulte. D’où la dépréciation de la paire de près de 7% au troisième trimestre 2014.

Le différentiel économique et de politique monétaire des deux côtés de l’Atlantique sera la principale force, dans les mois à venir, poussant l’euro à la baisse. Par exemple, la divergence du cycle industriel est à son plus haut niveau depuis le printemps 2012, si on compare l’indice ISM manufacturier américain et le PMI manufacturier composite de la zone euro.

Alors que la Fed va être fortement incitée dans les prochains mois à durcir sa politique monétaire, la BCE devra faire preuve d’imagination pour soutenir encore davantage la reprise économique ce qui va accentuer la dépréciation de la paire euro/dollar.

Les fondamentaux et la politique monétaire surpassent l’analyse technique pour appréhender le marché actuellement.

N°2 - 8H30

France : croissance bridée

- Notre scénario inscrit une croissance du PIB en volume de 0,5% en moyenne annuelle en 2014 (contre une prévision à 0,8% il y a un trimestre). L’activité fait face à de nombreuses contraintes, à la fois conjoncturelles (demande européenne affaiblie, euro fort, confiance dégradée notamment), structurelles (déficit de compétitivité, ajustement budgétaire) et issues de la crise (taux de chômage élevé, fermetures d’unités de production).
- Ces contraintes, quoique toujours présentes, devraient se desserrer en 2015. Si le renforcement de l’activité en zone euro se confirme, la croissance du PIB en volume pourrait atteindre 1% en France, notamment grâce aux effets positifs des réformes structurelles mises en oeuvre.
. La contribution du commerce extérieur a été négative (-0,1 point, après une contribution neutre). Les importations ont certes décéléré, mais moins fortement que les exportations, stables sur le trimestre (croissance plus faible que prévu en Allemagne et en Italie, nos principaux partenaires commerciaux).
. Enfin, les variations de stocks ont apporté une contribution nulle à l’activité (après +0,5 point).

L'activité stagne depuis maintenant six mois, ce qui témoigne de l'enlisement de la reprise en cours.
Peut-on espérer une sortie de stagnation au troisième trimestre ? Les enquêtes de conjoncture publiées récemment ont plutôt surpris à la baisse.

Une sortie de stagnation au troisième trimestre

La croissance est restée nulle au deuxième trimestre (prévision Crédit Agricole SA : +0,1% t/t).

- La consommation des ménages a rebondi (+0,4% t/t, après -0,6% t/t), par correction après un premier trimestre plombé par les hausses de TVA du 1er janvier et grâce à la hausse des dépenses énergétiques.
- L’investissement total a fortement reculé (-1,1% t/t, après -0,9% t/t). Le repli de l’investissement des entreprises s’est accentué, impacté défavorablement par l’incertitude découlant de la crise ukrainienne. L’investissement des ménages a continué à se contracter (-2,4% t/t, après -2,9% t/t), parallèlement à un marché immobilier neuf continuant à se corriger.
- Le climat des affaires global publié par l’INSEE a perdu 1 point, à 91 en septembre, tiré vers le bas par le repli de l’indicateur dans le secteur des services (-2 points). Dans l’industrie, la confiance est stable (elle reculait depuis avril). Les composantes affichent toutefois des évolutions contrastées : les perspectives personnelles de production se redressent (+ 6 points), mais la production passée accuse un sévère repli (-5 points), portant à 15 points la perte subie depuis juin.
- Le PMI composite a, quant à lui, reculé de 0,4 point en septembre, à 49,1, en zone de contraction de l’activité. Là encore, cette baisse est le résultat du repli observé dans le secteur des services (-0,9 point, à 49,4), recul que n’a pas complètement compensé le rebond constaté dans l’industrie (+2 points, à 48,8).

La confiance est donc restée détériorée tout au long du troisième trimestre, nourrissant le scénario d’une reprise française à la traîne.
Nous maintenons toutefois notre prévision d’une très légère amélioration de l’activité au troisième trimestre, au regard des acquis posi-tifs laissés par la production industrielle à fin juillet et par la consommation des ménages en biens à fin août (+0,5% t/t dans chaque cas). Ces acquis devraient permettre d’amortir, au moins en partie, d’éventuelles données décevantes en août et en septembre.

Quelles seraient les composantes de cette modeste croissance dégagée au troisième trimestre ?

Sans surprise, c’est encore la consommation des ménages – bien que toujours contrainte par un taux de chômage élevé et l’ajustement budgétaire en cours – qui apporterait la contribution la plus forte à la progression de l’activité, soutenue notamment par les dépenses énergétiques et la faiblesse de l’inflation.
Le repli de l’investissement total serait moins brutal qu’au deuxième trimestre, grâce au moindre ajustement de l’investissement des ménages et à la quasi-stabilisation de l’investissement des entreprises, résultat des premiers effets du CICE.
La contribution du commerce extérieur à la croissance serait très légèrement positive, non pas grâce à un sursaut des exportations (la croissance européenne devrait rester très modérée au troisième trimestre), mais à une progression limitée des importations, fruit de la faiblesse de la demande intérieure.
Enfin, la bonne tenue de la composante relative aux stocks dans l’enquête industrie pointe vers une contribution neutre des variations de stocks à l’activité.

2014 : bis repetita

Le scénario de l’année 2013 tend à se pro-longer en 2014 : la consommation des ménages reste la composante contribuant le plus à l’activité. À l’inverse, l’investissement continue à souffrir et n’alimente pas la croissance. L’impact du commerce extérieur serait toujours neutre en moyenne sur l’année. Enfin, le léger restockage apporte une contribution bienvenue à la progression de l’activité.

Une consommation privée toujours motrice

Malgré la chute observée au premier trimestre, la consommation des ménages devrait progresser au même rythme qu’en 2013 (+0,3% en moyenne annuelle). Elle profitera d’une hausse un peu plus forte de son principal déterminant, le pouvoir d’achat, soutenu par la faiblesse actuelle de l’inflation et une très légère accélération du revenu disponible brut.

- Les revenus d’activité resteront sous la pression d’un taux de chômage élevé. Ils profiteront néanmoins d’une moindre dégradation sur le front de l’emploi (soutien de l’emploi public, effet possible du CICE sur l’emploi privé) et d’une revalorisation un peu plus élevée du SMIC qu’au 1er janvier 2013 (+1,1%, contre +0,3% en 2013).
- À l’inverse, les prestations sociales devraient ralentir, certaines pensions n’étant pas revalorisées en 2014.
- Les impôts sur le revenu et le patrimoine, après avoir très légèrement reculé au deuxième trimestre, devraient accélérer en fin d’année, avec l’application des nouvelles mesures incluses dans la loi de finances 2014. Sur l’ensemble de l’année, les impôts sur le revenu et le patrimoine seraient néanmoins en hausse plus faible qu’en 2013, l’effort structurel d’ajustement budgétaire portant davantage sur des économies en dépenses que sur une hausse des recettes.

Ainsi, après s’être stabilisé en 2013, le pouvoir d’achat est attendu en hausse de 0,5% en 2014.
Le taux d’épargne serait quasiment stable, à 15,3% du revenu disponible. Son évolution suivra le profil heurté des prélèvements fiscaux. Il est, en effet, attendu en repli les trimestres d’accélération des impôts, afin de limiter les fluctuations de la consommation privée.

Un investissement contraint

Le fort recul de l’investissement des ménages (-7,5% en moyenne annuelle), qui s’explique par une correction relativement marquée de l’immobilier dans le neuf, aura été un frein puissant à la croissance en 2014.
Le redressement très progressif de la demande, à la fois extérieure et interne, est un élément positif pour l’investissement des entreprises. Les conditions de financement restent par ailleurs plutôt favorables, sans assèchement du crédit bancaire et avec des taux toujours faibles en tendance. Néanmoins, plusieurs contraintes
restent très prégnantes.

- D’une part, les besoins de renouvellement de l’appareil productif semblent plutôt restreints, compte tenue d’une relative bonne tenue du taux d’investissement pendant la crise. Par ailleurs, les besoins d’augmentation des capacités productives sont également limités. Le taux d’utilisation des capacités de production reste très faible, et n’a que peu progressé sur la période récente.
- D’autre part, la situation financière des entreprises reste dégradée. En 2013, le taux de marge des sociétés non financières (SNF), c’est-à-dire leur excédent brut d’exploitation (EBE) rapporté à leur valeur ajoutée, est resté très limité, à 29,8%. Les premières données pour 2014 ont été plutôt décevantes. Après s’être redressé en début d’année, avec la comptabilisation du CICE, le taux de marge a à nouveau reculé au deuxième trimestre, à 29,3% (cf. notre analyse dans notre prochain focus sur le CICE). Sur l’ensemble de l’année, compte tenu de l’évolution de la productivité et des salaires, le taux de marge ne devrait pas progresser par rapport à 2013, malgré un redressement attendu au deuxième semestre.

Comptabilisation du CICE – source INSEE
Conformément aux recommandations internationales, le CICE, en tant que crédit d’impôt, est enregistré comme une dépense, plus exactement en « subvention de production » (et non en moindre recette d’impôt sur les sociétés).

Une progression modérée des échanges extérieurs

Notre scénario inscrit une progression des exportations un peu plus rapide en 2014 (+2,5%, après +2,4%). La conjoncture est très hétérogène au niveau mondial, avec une croissance soutenue aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais toujours poussive en zone euro. Au sein même de la zone euro, les divergences sont fortes. L’Allemagne, malgré la déconvenue subie au deuxième trimestre, verrait sa croissance accélérer en moyenne annuelle (+1,5% en 2014, après +0,5% en 2013). L’Espagne surprend à la hausse depuis le début de l’année (croissance prévue à 1,2%, après -1,2% en 2013). La récession italienne perd, quant à elle, en intensité (-0,2% attendu en 2014, après -1,9%).

Notons toutefois que le déficit structurel de compétitivité et un euro qui reste fort malgré sa dépréciation récente continuent à entraver la progression des exportations.
Les importations seront également un peu plus dynamiques, soutenues par le redressement de la demande (+2,5%, après +2,4%). Toutefois, compte tenu du caractère très graduel du mouvement de reconstitution des stocks (cf. ci-dessous) et de la poursuite de l’ajustement de l’investissement, elles croîtront à un rythme toujours inférieur à la tendance de longue période.

Un restockage modeste

La composante relative aux variations de stocks est très difficile à prévoir. Pour anticiper les variations de stocks, le modèle généralement retenu est celui dit de « l’accélérateur », qui se base sur les variations passées de la demande. Ce dernier a toutefois montré ses limites. En effet, il capte mal certaines évolutions atypiques des variations de stocks, notamment parce qu’il ne prend pas en compte le caractère anticipé ou non, par les chefs d’entreprise, des variations de la demande. Il est donc utile de se référer à l’opinion des chefs d’entreprise. Ce qui est permis grâce à l’analyse de différentes enquêtes.

- D’après l’enquête mensuelle dans l’industrie publiée par l’INSEE, les stocks de produits finis sont jugés très légèrement inférieurs à la normale.
- L’enquête PMI dans l’industrie permet d’affiner le diagnostic, grâce au calcul du ratio de la production anticipée (évaluée par la composante « nouvelles commandes » de l’indice PMI) sur les stocks de produits finis. Ce ratio est un bon indicateur avancé des variations de stocks des comptes nationaux.
Les enquêtes pointent dans leur ensemble vers un restockage très modéré à horizon 2015, tel qu’il est inscrit dans notre scénario.

2015 : enfin une amélioration

La croissance devrait se renforcer en 2015 et atteindre 1% en moyenne annuelle. Plusieurs facteurs sont susceptibles de la soutenir :

- La demande mondiale devrait continuer à se raffermir en 2015 (cf. Perspectives Macro), avec une croissance toujours dynamique dans les pays anglo-saxons et une progression de l’activité un peu plus forte en zone euro, les impulsions budgétaires devenant graduellement moins négatives.
- Certaines réformes du Pacte de responsabilité prendront effet dès 2015, permettant un redressement des comptes des entreprises, favorable à l’emploi et à l’investissement. C’est le cas de la suppression des cotisations patronales à l’URSSAF au niveau du Smic et de la modification du barème des allègements existants entre le Smic et 1,6 fois le Smic (4,5 milliards d’euros). Il en est de même pour la baisse de plus de trois points des cotisations Famille pour les travailleurs indépendants et artisans (1 milliard d’euros).
- Les comptes des entreprises profiteront également de la réduction des impôts liés à la production, notamment de la contribution sociale de solidarité des sociétés, qui sera intégralement supprimée en trois ans, avec une réduction de 1 milliard d’euros dès 2015.
- La consommation des ménages bénéficiera du redressement graduel de l’emploi (effets notamment des différentes réformes) et des mesures du Pacte de solidarité. Le Conseil Constitutionnel a rejeté, par principe d’équité, la mesure relative à l’abaissement les cotisations salariales « employés » pour les salaires au niveau du SMIC. Une révision du barème de l’impôt sur le revenu a finalement été privilégiée. Cela permettra de soutenir le pouvoir d’achat, qui devrait progresser de plus de 1% en 2015.
- Enfin, la baisse anticipée de l’euro, tendance renforcée par les mesures annoncées dernière-ment par la BCE, devrait avoir un effet positif sur nos exportations.

À l’inverse, la croissance sera toujours pénalisée par la poursuite de l’assainissement budgétaire (21 milliards d’économies en dépenses), le déficit structurel de compétitivité et le niveau toujours élevé du taux de chômage, principale séquelle qu’aura laissée la crise sur l’économie.
De plus, certains aléas baissiers persistent, notamment le risque d’un attentisme persistant des entreprises, d’un effet plus faible que prévu du CICE en 2015 et d’un ralentissement plus marqué des économies émergentes.

Études Économiques Groupe
6 octobre 2014

N°1 - 8H00

Indice du coût horaire du travail révisé - Tous salariés – Deuxième trimestre 2014 (INSEE)

L’ICHTrev-TS est essentiellement destiné aux utilisateurs qui ont besoin d’indicateurs de coût du travail dans une clause d’indexation. De ce fait, cet indicateur une fois publié n’est pas modifié par la suite. Il s’agit d’un indice mensuel (base 100 en décembre 2008) mais publié chaque trimestre, quel que soit le secteur d’activité.
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Une approche de la qualité de vie dans les territoires (INSEE)

Une trentaine d'indicateurs permettent d'appréhender la qualité de vie dans les différents territoires de vie de France métropolitaine, espaces dans lesquels les habitants recourent aux équipements et services les plus courants. Huit grands types de territoires se distinguent : des territoires franciliens, certains aisés mais assez inégalitaires et très denses, d'autres dans le sud-ouest parisien, particulièrement favorisés, hormis pour les temps de trajet domicile-travail ; les métropoles régionales, qui possèdent des équipements fournis et accessibles mais présentent certaines difficultés sociales ; le périurbain des grandes métropoles régionales dynamiques, un peu moins aisé que les précédents mais plus impliqué dans la vie citoyenne ; des territoires plutôt denses en situation peu favorable, essentiellement dans le Nord-Est et le Sud-Est ; des bourgs et petites villes en situation intermédiaire dans le Bassin parisien et à l'Est ; des territoires autour de villes moyennes présentant de nombreux atouts dans l'Ouest et le Sud-Ouest ; des territoires plutôt isolés, peu urbanisés, hors de l'influence des grands pôles.
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La sous-traitance internationale, une pratique fréquente (INSEE)

Fin 2011, 18 % des sociétés marchandes non agricoles et non financières de 50 salariés ou plus implantées en France sous-traitent une partie de leur activité à l'étranger (au-delà des relations internes aux groupes d'entreprises). Cette pratique est plus répandue dans l'industrie manufacturière et dans le secteur de l'information et de la communication. Elle s'organise principalement dans l'Union européenne (UE), en particulier dans l'UE-15. Les fonctions sous-traitées dépendent des destinations : plus souvent des activités support dans l'UE, aux États-Unis et au Canada, en Afrique et en Inde, davantage le cœur de métier en Chine. 28 % des sociétés appartenant à un groupe multinational recourent à la sous-traitance internationale. Parallèlement ou indépendamment, 38 % d'entre elles font appel, dans leur processus de production, à des filiales de leur groupe situées à l'étranger.
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Corporate Finance : commentaires du jour

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Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France


Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mercredi 8 Octobre 2014