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Entrepreneurs, on vous aime…


Il aura donc fallu un an et un record de chômage pour que nos nouveaux gouvernants comprennent que, dans un pays à l’économie ouverte, les ressources ne peuvent venir que des entreprises et des entrepreneurs.



Alain Goetzmann
Alain Goetzmann
C’est le premier ministre qui, il y a quelques jours, déclare que « les entreprises doivent se sentir entièrement soutenues » ; c’est le rapport Berger-Lefebvre qui annonce – de façon encore floue, il est vrai – des incitations à orienter l’épargne vers les PME ; c’est enfin le président lui-même qui, après avoir sifflé la fin de la partie pour cette proposition de loi scandaleuse sur l’amnistie des délits commis dans le cadre de conflits du travail, décide de la simplification et de l’allègement de la fiscalité sur la transmission d’entreprise.

Voilà un vrai changement de cap et la reconnaissance – enfin – que seule l’activité économique peut créer cette fameuse croissance, celle qui viendra à bout du chômage. Il faut maintenant compléter le dispositif et s’atteler d’urgence aux deux autres entraves au dynamisme des TPE et PME, un droit du travail par trop contraignant et des sources de financement taries.

Alors que pratiquement partout dans le monde, les relations sociales reposent sur le consensus, elles sont, en France, historiquement conflictuelles et ce n’est pas près de changer, à entendre les syndicats. Cette situation est née d’un droit du travail, d’accords conventionnels et d’une jurisprudence devenus totalement obsolètes dans une économie de libre-échange. La loi sur la flexibilité, qui vient d’être votée, est un premier pas, mais il est très insuffisant. La liberté d’entreprendre doit s’accompagner de la liberté d’embaucher et de débaucher. A l’Etat, selon le niveau de « providence » qu’il entend assurer, de mettre en œuvre les mécanismes de solidarité. En enlevant définitivement aux employeurs la peur de ne pas pouvoir licencier, on leur redonnera immédiatement le goût du risque et de l’embauche.

Pour ce qui est de leur financement, les TPE/PME ne peuvent plus compter sur les banques qui, quoi qu’en disent ces dernières, ne prêtent plus. Il faut donc trouver des alternatives, faute de quoi, leur expansion sera impossible. Pour inciter les investisseurs privés à participer à leur financement, il faut créer un marché financier et orienter vers lui les fonds disponibles aujourd’hui du fait des incitations fiscales. C’est la fameuse Bourse des PME, éternelle Arlésienne. Il faut également assouplir la règlementation tatillonne sur l’offre au public de produits financiers. Du crowdfunding aux bons de caisse, laissons l’épargne avertie se placer librement. Aux TPE/PME de savoir séduire. Aux investisseurs de savoir investir.

Ces mesures complémentaires ne sont d’aucun coût pour l’Etat alors que le pays en retirera un bénéfice immédiat. Cela ne vaut-il pas la peine de tordre le cou à de vieilles idéologies surannées ?

 

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Vendredi 24 Mai 2013
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