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Mardi 1 Décembre 2020

Économie numérique : France en 25ème position


Mastercard annonce la sortie du “Digital Intelligence Index” mondial classant la France à la 25ème position en termes d’économie numérique.



Le Digital Intelligence Index de l'école Fletcher de l'université de Tufts et Mastercard détermine ce qui rend les économies numériques plus résilientes et dignes de confiance

En partenariat avec Mastercard, l’école Fletcher de l’université Tufts, a aujourd’hui dévoilé le Digital Intelligence Index (Indice d’intelligence numérique), qui rend compte des progrès réalisés par les pays pour développer l’économie numérique, favoriser la confiance et intégrer la connectivité dans la vie de milliards d’individus.

S’appuyant sur les éditions précédentes de 2014 et 2017, l’indice de cette année dresse le tableau du développement numérique mondial, donne un aperçu des facteurs clés favorisant le changement et la dynamique, et détaille ce que cela signifie pour les économies faisant face aux défis de la pandémie mondiale et d’un avenir post-pandémie.

Il est à noter que les économies numériques les plus dynamiques– dont les États-Unis, la Corée du Sud, Taïwan, les EAU et l’Allemagne – ont largement dépassé le taux de croissance de l’OCDE au 2e trimestre 2020, en plein confinement mondial (1). Elles se caractérisent par de hauts niveaux de talents disponibles, une collaboration R&D active entre l’industrie et les milieux universitaires, et un excellent bilan en matière de création et de commercialisation grand public de produits numériques.

Selon Bhaskar Chakravorti, doyen du département Affaires mondiales de l'école Fletcher de l'université de Tufts : « La pandémie est peut-être le test le plus parfait de l’avancée mondiale en matière de digitalisation. Nous voyons plus clairement comment des économies numériques dynamiques peuvent contribuer à la résilience économique en cette période de turbulences mondiales sans précédent, et être orientées de façon à favoriser le redressement et le changement. »

Alors que près des deux-tiers de la population mondiale sont aujourd’hui connectés (2), nous entrons dans une phase « post-accès » dans laquelle l’accès seul ne suffit pas. Les aspects comme la qualité de cet accès, l’utilisation efficace des technologies numériques, la responsabilité des institutions, les politiques robustes de gouvernance des données et la mise en confiance sont des facteurs plus importants pour déterminer la compétitivité et la durabilité numériques. Armés de ces connaissances, entreprises et gouvernements peuvent œuvrer ensemble pour aider la totalité des 7,6 milliards d’habitants de la planète à tirer parti des vastes possibilités qu’une économie numérique avancée peut offrir.

Un aperçu mondial de l’évolution numérique et de la confiance dans le numérique

L’indice de cette année examine deux éléments : l’évolution numérique et la confiance dans le numérique. L’évolution numérique capture la dynamique historique d’une économie, du passé physique au présent numérique. La confiance dans le numérique constitue le lien qui permet de passer du présent numérique à un avenir numérique intelligent et inclusif.

Cartographiant 95 % de la population mondiale en ligne et s’appuyant sur 12 ans de données, le tableau de bord de l’évolution numérique mesure 160 indicateurs dans 90 économies, relatifs à quatre dimensions clés : l’environnement institutionnel, les conditions de la demande, les conditions de l’offre, et la capacité à innover et à évoluer.

Dans cette cartographie mondiale, la France se positionne à la 25ème place tout près des Émirats Arabe unis (24ème).

En termes d’environnement institutionnel on notera que les institutions et les politiques jouent un rôle déterminant, pouvant soit soutenir ou au contraire freiner le moteur de l’entreprise qui crée et distribue des produits de technologie numérique. On constate dans cette cartographie que la France a encore des efforts à fournir pour rivaliser avec des pays comme l'Allemagne, très impliquée dans la numérisation de son pays. La France se place en 23ème position, l’Allemagne à la 18ème position.

Les conditions de la demande :
Les consommateurs disposent-ils des moyens et des outils nécessaires pour se connecter à l'économie numérique ? Les consommateurs ont-ils la volonté et le même intérêt de rester activement engagés dans l'économie numérique ? Où en est l’engagement numérique en termes d’égalité ?
La France se situe actuellement à la 24ème position tout près de la Chine à la 23ème position.

Les conditions de l’offre :
Ce facteur clé détermine la qualité et l'état opérationnel des infrastructures numériques et physiques, telles que la disponibilité de la bande passante et la praticabilité des routes. On constate que la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark disposent de capacités d'infrastructure à large bande de premier plan, qui permettent de fournir un accès universel à l'internet à haut débit à un coût abordable. Elles sont en très bonne position de ce classement, là où la France se situe à la 24ème place.

La capacité à innover et à évoluer :
Décomposer les systèmes d’innovation en une série de paramètres comme la disponibilité des talents et des capitaux ; les processus tels que la collaboration université-industrie en matière de recherche et développement (R&D) ; et la création de nouveaux produits et services numériques, nous permet de mesurer la viabilité de l’innovation au sein d’une économie et d’identifier des possibilités d’améliorations. La France se situe à la 24ème position.

- Les économies leaders – Singapour, les États-Unis, Hong Kong (3), la Corée du Sud, Taïwan, l’Allemagne, l’Estonie, les EAU, Israël, la République tchèque, la Malaisie, la Lituanie et le Qatar – présentent un haut niveau de numérique tout en affichant une dynamique forte. Ces chefs de file stimulent l’innovation, exploitent leurs avantages existants pour construire l’économie numérique de manière efficace et efficiente.

- Les économies stables – telles que la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Japon et le Canada – sont des économies numériques à maturité, dotées de taux d’adoption élevés malgré une dynamique numérique qui ralentit. Elles tendent à privilégier la durabilité plutôt que la vitesse et s’investissent généralement dans le développement de l’inclusion numérique et la construction d’institutions solides.

- Les économies challengers – telles que la Chine (4), l’Inde, l’Indonésie, la Pologne et la Russie – évoluent vite. Avec une telle dynamique et une marge de progression significative, elles attirent souvent les investisseurs.

- Les économies à suivre – telles que le Nigeria, l’Ouganda, la Colombie, le Pérou, le Pakistan et le Sri Lanka – ont des lacunes dans leur infrastructure. Malgré cela, les jeunes se montrent enthousiastes à l’égard d’un avenir numérique, avec une augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux et des paiements mobiles.

Le tableau de bord de la confiance dans le numérique mesure 198 indicateurs dans 42 des économies de l’indice concernant quatre dimensions clés : le comportement, les attitudes, l’environnement et l’expérience.

- Les économies comme le Brésil, la Colombie et le Mexique commencent à acquérir une dynamique en matière de comportement, affichant un engagement substantiel en faveur des réseaux sociaux et d’autres technologies nouvelles.

- Les économies comme la Chine, l’Indonésie et le Vietnam adoptent de plus en plus des attitudes favorables concernant leur avenir numérique, soutenues par l’adoption accélérée du numérique et par les possibilités qu’il offre.

- Les économies ayant une approche plus mature du numérique et des politiques liées, telles que la Suède, les Pays-Bas et le Danemark, ont en commun des mesures visant à renforcer l’environnement de la confiance, par exemple les politiques de protection de la vie privée, de sécurité et de responsabilisation. Les citoyens de ces pays tendent à adopter des attitudes plus optimistes concernant l’avenir du numérique.

- Les économies comme les États-Unis, Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud et Singapour offrent aux citoyens une expérience fluide ou presque, atteignant les objectifs ultimes du numérique : une infrastructure avancée, un accès large, et des interactions hors pair. Cette expérience s’accompagne de hauts niveaux d’engagement, offrant à ces économies un avantage évident dans la perspective d’un avenir « post-accès ».

Selon Mark Barnett, président de Mastercard Europe : « Alors que de plus en plus, nous menons tous des vies “orientées numérique”, il est important de comprendre comment la digitalisation des pays a évolué, et comment la confiance dans l’écosystème numérique peut contribuer à la croissance et à la prospérité. Les économies d’Europe figurent parmi les plus évoluées au monde du point de vue numérique, mais notre approche doit évoluer à mesure que la technologie se développe. L’environnement réglementaire propice de l’Europe, ses institutions, les conditions de son infrastructure et la confiance forte de ses consommateurs permettent aux économies de la région de prospérer en tant que leaders numériques durables et inclusifs. »

Le rapport complet de 82 pages est téléchargeable ci-dessous en fin d'article.

(1) Données issues de :
https://data.oecd.org/gdp/quarterly-gdp.htm
https://tradingeconomics.com/
https://www.imf.org/en/Publications/WEO/Issues/2020/09/30/world-economic-outlook-october-2020
https://www.imf.org/en/News/Articles/2020/06/15/na061520-digitalizing-sub-saharan-africa-hopes-and-hurdles
(2) https://www.internetworldstats.com/stats.htm
(3) Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine
(4) La Chine représente la région économique de la Chine continentale, reflétant les données et indicateurs sous-jacents sur lesquels se base l’indice

À propos de l'Index de l'intelligence numérique
Le Digital Intelligence Index, dont la recherche et la rédaction ont été confiées à l'école Fletcher de l'université Tufts, en partenariat avec Mastercard, fournit des rapports de pointe sur les progrès réalisés par les pays pour faire avancer leur économie numérique.

À propos de Mastercard : mastercard.com
Mastercard est une société technologique mondiale dans l’industrie des paiements. Notre mission consiste à connecter et alimenter une économie numérique inclusive, qui bénéficie à chacun et partout, en permettant des transactions sûres, simples, intelligentes et accessibles. Nous nous appuyons sur des données et des réseaux sécurisés, nos partenariats et notre passion, nos innovations et nos solutions pour donner aux particuliers, aux institutions financières, aux gouvernements et aux entreprises les moyens de réaliser tout leur potentiel. Notre quotient de décence (QD) façonne notre culture et chacune de nos activités, au sein de notre entreprise comme en externe. Présents dans plus de 210 pays et territoires, nous bâtissons un monde durable pour ouvrir à chacun un horizon riche en possibilités priceless inestimables.

A propos de l'école Fletcher de l'université de Tufts :
L'école Fletcher de l'université de Tufts est la principale école supérieure d'affaires internationales aux États-Unis, qui s'efforce de résoudre les problèmes les plus urgents du monde grâce à une approche collaborative et interdisciplinaire de la recherche et de l'éducation. Depuis 1933, cette école a préparé les leaders mondiaux à résoudre des problèmes de manière innovante au sein des gouvernements, des entreprises et des organisations non gouvernementales grâce à des réseaux intersectoriels stratégiques. Grâce à son engagement permanent et à son approche rigoureuse pour faire progresser les connaissances mondiales par la recherche, l'éducation et la pratique, Fletcher continue d'informer et de trouver des solutions vers des solutions mondiales significatives.
(www.fletcher.tufts.edu




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