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Doutes...


Sommes-nous à la veille d’une correction sévère du cours des actions, et plus généralement du prix des actifs financiers risqués ?



Eric Galiègue
Eric Galiègue
Nous l’avons indiqué lors de notre réunion mensuelle sur la conjoncture économique et financière : pendant le marché très haussier de 1995-2000, nous avons vécu des moments de stress intense, qui ont causé des « trous d’air » boursiers impressionnants, mais qui n’ont pas remis en cause la tendance de fond. Allons-nous vivre maintenant un tel phénomène ? La dégradation permanente de l’actualité depuis la fin janvier est patente ; nous en faisons l’écho régulièrement. Cette semaine encore, nous faisons état à nouveau de mauvaises nouvelles.

Tout d’abord, il y a bien sûr la dégradation sur le front géopolitique ukrainien

Nous l’avons dit très tôt, la situation en Ukraine est une bombe à retardement,… qui pourrait ne pas tarder à exploser ! Le Parlement de Crimée a voté pour l’indépendance, par 78 voix pour… et 3 voix contre seulement. Le referendum de dimanche est un rendez-vous qui pourrait catalyser une nouvelle hausse des tensions entre les occidentaux et la Russie. La sécession de la Crimée est patente ; « l’appel du peuple de Crimée » a été entendu par la Russie, mais comme la Crimée fait partie intégrante du territoire ukrainien, le referendum n’est pas « légal » aux yeux des occidentaux. La bonne entente entre Mme Merkel et M. Poutine est mise à rude épreuve. Les oligarques russes ne sont pas entendus par M. Poutine. Comme à la grande époque des tsars, la situation est entre les mains d’un seul homme… Il est donc difficile de raisonner, sauf de dire que la situation est objectivement grave, et se dégrade toujours en Ukraine.

En Europe, les dernières nouvelles de la conjoncture économique sont mauvaises

La faiblesse de la conjoncture européenne est confirmée dans les prévisions économiques de l’OCDE, publiées cette semaine. La production industrielle a baissé, pour le deuxième mois consécutif, contrairement aux attentes des économistes. En Irlande, la baisse surprise du PIB au 4ème trimestre rend modestes les économistes, qui ont du mal à comprendre la chute du PIB de ce pays cité en exemple pour le redressement spectaculaire de sa situation économique et financière. Les différentes statistiques montrent que la « croissance » actuelle demeure exceptionnellement fragile, et que les indicateurs favorables ne sont que des indicateurs avancés, fondés sur le sentiment des acteurs de l’économie. Les données réelles, factuelles, ne sont toujours pas au rendez-vous… Les discussions sur la résolution bancaire n’ont toujours pas abouti. Il va falloir aller jusqu’à l’extrême limite des délais impartis pour trouver une solution, c’est-à-dire la semaine prochaine. Sans accord formel, il s’agirait d’un report d’au moins 6 mois, qui serait bien évidemment mal perçu par les marchés.

En Chine, l’Etat a annoncé qu’il ne soutiendrait pas forcément tous les défauts de structures d’investissement et de financement, comme il l’a fait récemment

Cela veut dire que de nombreux défauts pourraient être annoncés dans les prochains mois au sein du « shadow banking system » chinois, et que tout le système bancaire va être affecté. L’inévitable crise bancaire, qui a commencé en juin dernier avec les premiers problèmes sur le marché interbancaire, va-t-elle éclater bientôt ? Si on ajoute les mauvaises statistiques économiques publiées cette semaine par l’Empire du Milieu, le ciel s’assombrit encore…

La dégradation de l’actualité devient majeure : notre « cotation » de l’actualité est fortement négative pour le mois de mars, à l’aune de toutes ces mauvaises nouvelles. Ainsi s’expriment nos doutes à court terme. Déjà en février, les cours des actions avaient monté malgré une dégradation (-3) de l’actualité. Une baisse des cours est justifiée à court terme, d’autant que l’effet de la saisonnalité va bientôt s’estomper. Nous sommes prudents à court terme. Les investisseurs vont probablement trouver de bons points d’entrée dans les semaines qui viennent…

« Investisseurs : les bornes de l’allocation d’actifs baissent significativement avec la dégradation de l’actualité. Nous ne surpondérons plus les actions.

Spéculateurs : La rupture de 4350 a signalé le changement de la tendance de court terme. Le Cac doit revenir au minimum sur 4050/4100.

Tendances sur les taux et les devises : les taux souverains des grands pays ont légèrement baissé.

Tendances récentes sur les matières premières : baisse du prix du pétrole cette semaine. »

Lettre hebdo du 14 mars 2014

Eric Galiègue
VALQUANT

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Mardi 18 Mars 2014
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