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De l'inflation à la dette publique


De l'inflation à la dette publique - Analyse des discours politiques - Bernard SCHWENGLER - L’Harmattan - 182 pages



De l'inflation à la dette publique
En dépit des messages alarmants des lanceurs d’alerte, succédant au célèbre rapport Pébereau de 2005, et à la préconisation de mesures radicales, maintes fois avancées, la dynamique de la dette publique n’a fait que prospérer, passant de 31% du PIB en 1985 à 90% en 2012 pour se rapprocher dès 2015 des 100%.....

Si l’influence des taux d’intérêts effectifs, (4,2% en moyenne entre 1985 et 2005) peut expliquer une part non négligeable de cette progression (40%) il reste que la responsabilité principale de cette dérive, autrement nommée « facilité excessive », tient à la gestion hasardeuse des finances publiques, conduite par des dirigeants politiques, toutes sensibilités et écoles confondues.

S’il est tentant de se convaincre que l’incompétence et le cynisme restent la vertu la mieux partagée par les dirigeants politiques de ces quarante dernières années, on peut aussi par honnêteté s’interroger sur le sens des décisions et les logiques politiques difficilement dissociables de l’état d’esprit de l’opinion qui ont conduit à cette situation.

C’est donc tout l’intérêt de cet ouvrage que de proposer un autre angle d’analyse de ces politiques traduites par les déficits et à la dette publique que nous connaissons et ceci en partant des prises de position des dirigeants politiques et en montrant comment le discours politique qui associait les déficits à l’inflation s’est finalement focalisé sur la dette publique en favorisant sa progression.

L’auteur montre dans une analyse très documentée comment les différentes réformes du mode de financement des déficits publics, dans un contexte où « l’adversaire principal historique », l’inflation, se faisait de plus en plus discret, ont été à la base de cette nouvelle culture de la Dette.

En passant d’un cadre de type keynésien, contra-cyclique et supposé autorégulateur, à un type libéralo-rigide (du fait de l’appartenance aux règles de la zone euro), l’Etat a perdu la plupart de ses moyens d’actions qui lui permettaient de mener ses politiques macro-économiques (taux de change, politique monétaire). De surcroît la politique budgétaire qui reste en principe dans les mains de l’Etat a perdu de son efficacité (de plus difficile à mesurer) par sa dissociation de la sphère monétaire qui lui échappe :

Les déficits publics ne provoquent ni inflation ni croissance mais un gonflement de la sphère financière et une hausse en parallèle de la Dette publique en enrichissant au passage le patrimoine financier des créanciers.

Hier une inflation trop élevée générée quasi automatiquement des plans de stabilisation permettant de rétablir des équilibres, de mettre en œuvre des incitations et de réduire les déficits publics. Aujourd’hui c’est l’utilisation de la Dette qui est venue se substituer aux actions classiques.

S’en suit la coexistence d’un discours politique ambigü, à la fois anti-dette et pro-déficit. Il souligne la contradiction entre ce cadre institutionnel libéralo-rigide qui impose une logique de pilotage concerté et réglementé et la culture française souverainiste et keynésienne, générant de fortes tensions dont on peut craindre des conséquences dans un futur prochain assez lourdes :

Voire des ruptures quasi existentielles, qui pourraient se traduire soit par un renforcement des « règles actuelles » européennes soit par exemple, à la suite d’une crise financière profonde, à des ruptures soit à des « exit » nombreux entraînant la zone euro dans des zones de forte instabilité.

Le surendettement des Etats Européens sonne-t-il le glas de la politique communautaire ou au contraire va-t-il favoriser son renforcement dans un exceptionnel et inattendu sursaut de lucidité ?

Plus que jamais l’union reste un combat.

Un ouvrage qui montre avec brio l’influence des institutions et de la culture politique sur l’évolution de la Dette publique.
Particulièrement lumineux.

Professeur de sciences économiques et sociales, Bernard SCHWENGLER enseigne en classe préparatoire au lycée Kléber à Strasbourg.

Jean-Louis Chambon
Jean-Louis Chambon
Jean-Louis Chambon
Président du Prix et du Cercle TURGOT, et de la Fédération Nationale des Cadres Dirigeants


Retrouvez les chroniques de Jean-Louis Chambon sur www.canalacademie.com

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Lundi 17 Octobre 2016
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