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Bâle II et la gestion du risque et du crédit client




Bâle II et la gestion du risque et du crédit client
L'ANCR (Syndicat National des Cabinets de Recouvrement de Créances et de Renseignements Commerciaux) a tenu, le 15 avril dernier, une conférence sur le thème « BALE II et le RISQUE CLIENT ». Cette Conférence a permis de mettre en valeur, combien dans l’avenir il sera important pour qu’une PME puisse bénéficier des « faveurs » de son banquier, qu’elle ait une gestion optimale de son poste client (risque et crédit).

Bâle II et la gestion du risque et du crédit client
Ouverte par Monsieur Jean-Richard DEBRET Président de l’ANCR, celui-ci remerciait les intervenants,Monsieur Yves CAPELLE Président de la Commission Internationale de la CGPME, Monsieur Gilles de COURCEL Expert-comptable Commissaire aux Comptes, Président d’EURO DEFI, Président de la Compagnie des Conseils et Experts Financiers, Monsieur Kornel TINGUELY Président de la FENCA (Fédération Européenne des Associations Nationales de Recouvrement de Créances), Monsieur Christian COTTENCEAU Administrateur de l’ANCR et membre du Board de la FENCA, animateur de la conférence.

Le Président DEBRET rappelait que la profession du recouvrement de créances, sur un marché en constante évolution, devait se tourner vers l’avenir et s’orienter de plus en plus en amont de la relation client pour permettre aux PME de MIEUX GERER ET RECOUVRER AVEC FIABILITE ET SECURITE LEUR COMPTE CLIENTS, que c’était là un vrai défi pour la profession.

En introduction, il rappelle que les ratios de solvabilité imposés aux banques (ce qui est le fondement même de l’accord Bâle II), entraîneront une différenciation de l’accès et du coût des crédits qui seront accordés aux PME . Les entreprises « non aux normes » auront un accès plus difficile -voir impossible- au crédit bancaire et à un coût plus élevé que les entreprises « aux normes » qui elles bénéficieront de larges avantages dans l’obtention desdits crédits et donc par conséquent dans leurs conquêtes des marchés .

Monsieur Yves CAPELLE sur un thème qui est cher à la CGPME, après avoir brossé l’état des lieux des PME en France , 2,5 millions d’entreprise, 15 millions de salariés, rappelait que la relation PME/BANQUE était le pain quotidien des chefs d’entreprises, que face à l’opacité des décisions bancaires, ceux-ci étaient très souvent désarmés, que BALE II ne simplifierait pas ces relations, mais les clarifiera.

Les avantages de Bâle II pour les PME étant :
- Obligation de transparence réciproque (évolution culturelle)
- Corrélation entre l’octroi / coût du crédit et les performances de l’entreprise
- Utilisation des données fournies aux Banques dans la relation avec les fournisseurs

Bâle II obligera le dirigeant de PME à :
- Monter un dossier convaincant sur les perspectives futures et la viabilité de l’entreprise
- Prouver que les dirigeants connaissent les risques commerciaux et sont à même de les maîtriser
- Convaincre la Banque qu’elle prend un mesuré et bénéficiera d’un bon rendement
- Construire une relation basée sur la confiance mutuelle
Bâle II obligera le dirigeant à transformer sa PME en pôle d’excellence.

Monsieur Gilles de COURCEL , après avoir rappelé que BALE II qui a créé le « ratio MAC DONOUGH »( ratio de solvabilité pour les banques), démontrera comment les chiffres clés de l’entreprise, au travers des trois piliers de BALE II vont permettre à celle-ci de se valoriser et de valoriser la gestion de son compte clients pour que les ratios de liquidité, de solvabilité, démontrent que non seulement l’entreprise est suffisamment compétitive pour dégager du résultat,mais que ce résultat au travers d’un gestion rigoureuse de sa trésorerie (dont le poste client est l’un des moteurs important) lui permet de dégager un CASH FLOW suffisant pour obtenir les concours bancaires qu’elle souhaite pour se développer au meilleur taux. Le seul obstacle à l’obtention de crédit étant la médiocrité.

Monsieur Kornel TINGUELY, au travers d’un document de UBS, présentait ce que les banques allaient attendre de leurs clients lors de la mise en place de BALE II pour les noter.
L’objectif des banques n’étant de restreindre l’accès au crédit, mais de disposer de toutes les informations nécessaires pour accorder une cotation à l’entreprise lui permettant d’obtenir des crédits au meilleur taux, l’un des facteur de cotation étant toujours bien entendu, la rotation du compte client, sa qualité et la solvabilité des clients de l’entreprise.

Monsieur Christian COTTENCEAU présentait enfin rapidement l’OUTIL mis en place par à la demande de la Commission européenne pour permettre aux PME de préparer leur passage à la notation BALE II, cet instrument appelé « BOITE A OUTIL BALE II » met notamment dans ses modèles les outils nécessaires à l’appréciation du risque client :
- Gestion des ventes
- Gestion financière (flux de trésorerie)
- Ratios financiers de liquidité, d’efficience ou d’activité, de financement
- Modèle 7 récapitulant et scorant l’entreprise principalement au regard de ses produits vente, gestion clients et trésorerie

Ces thèmes devant être développés les 5 et 6 octobre 2005 à l’occasion des Journées Formation du Recouvrement.

Le Président DEBRET clôturait en insistant sur la nécessité de « s’adapter immédiatement à l’Europe, passe forcement par une remise en cause des nos façons de vivre et de penser actuelles, mais les évolutions et les perspectives offertes, sont tellement prometteuses pour la majorité des européens, qu’il vaut mieux en être des acteurs constructifs que de mener de stériles combats d’arrière garde « corporatistes et nationalistes ».

Les journées de formation d’octobre promettent d’être « le big bang du monde du recouvrement ».


Avec l'aimable autorisation de Christian COTTENCEAU (Administrateur de l’ANCR et membre du Board de la FENCA).

Dimanche 1 Mai 2005
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1.Posté par Franzi Marie-Pierre le 08/02/2006 12:52 | Alerter
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Avec Bale II, on comprend bien que les entreprises pour être \"bien\" notées par leur banquier vont devoir faire preuve de leur excellence, mais qu\'en est-il pour celles qui recontres des difficultées
:baisse ponctuelle de rentabilité due a un problème de recrutement de personnel qualifié notament pour les entreprises de prestation de services qui vendent leur main d\'oeuvre.

Longs délais de paiement des administrations entrainant systématiquement des décalages de trésorerie.

Réticence de la banque à adapter ses concours en augmentant par exemple le dailly ou l\'escompte. Notre entreprise est actuellement dans cette situation et nous sentons bien que la pression de nos banques s\'accroit et que nous sommes en permance \"sur le grill\"
Nous devons nous justifier sur des points tels que:


REMISE DE LCR DIRECTE DE NOS CLIENTS (moyen de paiement classique dans l\'entreprise sans impayé depuis plus de 2 ans).

Et subir le forcing pour la mise en place d\'affacturage non adapté à l\'entreprise (faible valeur de la facture moyenne entrainant un coût très important des frais de prise en charge)

Le partenariat bancaire qui existait jusqu\'ici était correct et permattait même à certains de trouver un véritable soutient permettant le franchissement des difficultés qui se trouvent parfois sur le chemin parcouru par les entreprises.

L\'elitisme de Bale II qui est la règle aujourd\'hui autorise les banques à \'oublier le rôle prépondérant qu\'elles ont auprès des entreprises : Etre partenaire
Une petite baisse de régime n\'est-elle pas devenu un prétexte idéal pour se désengager de la clientèle qui peut faire baisser la sacrosainte note globale de la banque?






2.Posté par nancy2 le 24/03/2006 14:52 | Alerter
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cette lettre est destinée à Franzi Marie-Pierre.
En fait , je travail pour la soutenance d'un mémoire en master2
sur l'impact de Bâle2 sur les PME.
Le cas de votre entreprise me parrait interessant à étudier ,et integrer dans la partie pratique de mon mémoire.
Donc, ma demande si c'est possible , de m'envoyer des études faites par votre entreprise, ou' des impacts prévus sur le financement de votre entreprise.
Restant à votre disposition pour tout documents justificatif.



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