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Alerte Asterès : Commerce extérieur France


L’analyse économique au service des stratégies d’entreprise (8 septembre 2011).



Nicolas Bouzou
Nicolas Bouzou
Le solde du commerce extérieur s’est établi à 6,5 milliards d’euros en juillet 2011. Il s’agit d’une nouvelle dégradation après la rémission de juin (5,4 milliards), rémission qui s’expliquait par un fléchissement des importations.
La baisse des importations constatée en juin était à mettre en rapport avec le recul de la consommation des ménages (-0,7% au deuxième trimestre). Cette baisse ne s’est pas poursuivie en juillet, ce qui est un signal plutôt rassurant concernant la consommation, signal qui reste toutefois à confirmer.

En revanche, il est possible d’affirmer aujourd’hui que le rebond des échanges marque le pas : tant nos exportations que nos importations se situent depuis maintenant plusieurs mois sur une sorte de plateau. La reprise s’arrête là.

Or cette reprise avait été de plus grande ampleur pour les importations que pour les exportations. Autrement dit, dans la courte phase pendant laquelle les échanges ont repris, les importations françaises ont fait preuve de plus de vigueur que les exportations, propulsant notre déficit à des niveaux jamais atteints auparavant. Il n’est pas excessif de dire que l’industrie française est sorti affaiblie et moins compétitive de la grande récession de 2008-2009. Les fermetures d’usines ont réduit durablement la capacité du pays à exporter.

Alerte Asterès : Commerce extérieur France

Il nous faut donc plus que jamais veiller à la compétitivité des branches excédentaires, des « locomotives » de notre économie.

Or certaines de ces branches (aéronautique, pharmacie) ont donné des signes de faiblesse en juillet – une faiblesse qui reste peut-être passagère pour l’aéronautique, mais qui commence à être plus pesante pour la pharmacie.

En revanche, l’agroalimentaire (et notamment les boissons alcoolisées) reste très bien orienté et tire partie de la croissance des pays émergents, de même que le secteur de la parfumerie et la cosmétique. Mais ces deux secteurs ne sont pas suffisamment puissants pour nous arrimer à la croissance des pays émergents et nos ventes vers l’Afrique, l’Asie et le Proche et le Moyen-Orient stagnent depuis la mi-2010.

Alerte Asterès : Commerce extérieur France

Le déficit commercial cumulé pour la période allant de janvier à juillet 2011 s’élève à 44 milliards d’euros (contre 32 milliards pour la même période de l’année 2008, et ce alors même que les cours du pétrole et donc la facture énergétique étaient plus élevés à cette date). Il faut dors et déjà s’attendre à un déficit annuel de l’ordre de 70 milliards. Or la rigueur dans laquelle nous nous engageons (encore timidement) aura des effets récessionnistes si nous ne pouvons pas compter dans le même temps sur une progression de la demande étrangère. Une demande étrangère qu’une dépréciation de l’euro serait à même de stimuler, en rétablissant notre compétitivité.

Nicolas Bouzou
Directeur – Fondateur d’Asterès  (Analyses et Prévisions Economiques)
Membre du Conseil d’Analyse de la Société auprès du Premier Ministre
Directeur d’études à la Law & Management School Université Paris II Assas
 
01 48 85 23 60
7 rue du chemin vert
94100 Saint-Maur des Fossés
 
 
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Vendredi 9 Septembre 2011
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