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Jeudi 10 Décembre 2020

500 Milliards d’euros


Lettre du 11 décembre 2020 par Eric Galiègue - VALQUANT.



La BCE a annoncé hier qu’elle augmentait le PEPP, le programme d’achat d’actifs lancé pour contrer les effets de l’épidémie de Covid-19, de 500 Mds€, pour le porter à 1 850Mds€, et qu’elle prolongeait ce dispositif jusque mars 2022. Les financements spécifiques de long terme destinés aux banques, les « TLTRO », sont confirmés et recalibrés.
Voilà un horizon temporel clair, une confirmation que la BCE restera très « accommodante » tout au long de l’année prochaine. Pourtant, les marchés n’ont pas réagi. La nouvelle « était anticipée ». En ces dernières semaines de l’année 2020, le monde est toujours durement marqué par l’épidémie de bronchite virale Covid-19. Les paradoxes atteignent leur paroxysme. Deux paradoxes se réfèrent à la sphère réelle, le troisième est relatif à la sphère financière.

Le premier est le constat d’une chute de PIB aussi importante, malgré les injections massives de monnaie par les banques centrales, de de pouvoir d’achat par les États. Les besoins de financement des pays développées, selon le FMI, devraient atteindre 14% du PIB en 2020. Ce chiffre est proche du déficit annuel des pays développés, qui ont pourtant connu une baisse de PIB de 4 à 12% selon les pays. L’arrêt volontaire d’activité pendant le premier confinement explique la quasi-totalité de la baisse du PIB, jusqu’où aurait été la baisse d’activité sans l’ouverture des déficits publics ? Plus de 20% ?

Le second paradoxe est l’insolente santé de l’économie Chinoise. Les exportations chinoises ont atteint leur record historique mensuel en novembre, avec un chiffre de 268 Mds$, en hausse de +21,1% sur un an. Comme les importations n’ont augmenté que de +4,5%, l’excèdent commercial mensuel a lui aussi atteint un record : +75,4 Mds$. Tout se passe comme si la Chine bénéficiait directement des dépenses publiques de soutien aux économies occidentales. Forcément, les mesures de confinement du quatrième trimestre contraignent les entreprises occidentales. Ce sont donc les usines chinoises qui prennent le relai et servent la demande. Tout se passe comme si la création de monnaie de la BCE et de la Fed, et l’augmentation des déficits occidentaux, revenaient directement dans les poches de la Chine. Les américains et européens entèrent leurs morts, la Chine accumule les excédents. On dirait un slogan trumpiste…Le vrai enseignement de cette crise, c’est l’accélération relative de l’économie chinoise, qui se rapproche plus que jamais du leadership économique mondial.

Le troisième paradoxe est financier. Les taux des obligations d’entreprise se comportent comme s’il n’y avait pas de crise. Cette situation a été relevée par la BRI dans son rapport trimestriel. On y lit : « …mais des inquiétudes subsistent du fait des divergences mises en lumière entre les évaluations d'actifs risqués, revenues au-dessus de niveaux d’avant-crise déjà tendus, et les perspectives économiques, qui sont encore incertaines» et «nous sommes en train de passer des problèmes de liquidité aux problèmes de solvabilité : nous devons nous attendre à davantage de faillites d’entreprises, mais les spreads de crédit restent assez bas par rapport aux standards historiques, et, alors que les banques évaluent ce risque très attentivement, nous ne voyons pas la même chose sur les marchés» … Ce constat de la surévaluation évident et considérable des obligations d’entreprise est déconcertant. Il nous confirme que les investisseurs ne s’intéressent qu’au court terme aux prix des actifs, plutôt qu’au long terme et à la valeur des choses. Soit ils se trompent lourdement et le retour de flamme sera aussi excessif que ne l’est la surévaluation actuelle. Soit il y a dans ces taux de marché si bas, l’anticipation d’une intervention permanente des banques centrales, qui a pour effet de réduire d’une manière durable les primes de risque. Ou tout simplement, en raison de l’effet des achats de la BCE, les prix de marché ne veulent rien dire. C’est peut-être la seule certitude que l’on peut avoir en cette année si particulière. C’est aussi un effet majeur de l’hyper liquidité.

Investisseurs : Nous sommes normalement investis sur les actions pour un CAC 40 compris entre 5.178 et 5.577.

Tendance sur les marchés de taux et de devises : Les taux souverains ont légèrement baissé en Europe et restent autour de 0,9% aux USA.

Tendances récentes sur les matières premières : Le cours du pétrole brent est proche de 50$ le baril. Le prix du cuivre continue à s’apprécier. Il se retrouve au plus haut, à plus de 7 700$ la tonne.
Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'AFITE
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
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