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2017, l'année de tous les espoirs et de tous les dangers...


Après une année 2016 particulièrement riches en bouleversements (Brexit, victoire de Donald Trump, destitution de Madame Rousseff au Brésil, remontée des prix de nombreuses matières premières et notamment du pétrole, nouveaux records historiques pour le Dow Jones), l'année 2017 se présente comme celle de tous les espoirs, mais aussi de tous les dangers. En effet, si les dernières statistiques internationales indiquent que la croissance mondiale est bien en train de s'améliorer, l'importance, tant par le nombre que par la gravité, des risques qui menacent l'économie planétaire empêche tout excès d'optimisme et nous impose de rester prudents.



Marc Touati
Marc Touati
Mais commençons par les espoirs. Ainsi, après avoir réussi à surmonter sans trop de difficultés tous les chamboulements de 2016, l'économie mondiale commence 2017 avec une « pèche d'enfer ». C'est du moins ce qu'indiquent les derniers indicateurs avancés de la conjoncture mondiale, et notamment les enquêtes des directeurs d'achat. Ainsi, à l'exception notable du Brésil qui demeure, pour l'instant, enlisé dans la récession, mais aussi de l'Inde, qui commence à pâtir de la démonétisation des billets de 500 et 1000 roupies (qui a créé une mini-panique sociétale), les indices PMI des directeurs d'achat se sont nettement redressés ces deniers mois et en particulier en décembre à travers le globe. Ils indiquent notamment que la croissance devrait s'intensifier un peu partout au cours du premier trimestre 2017.

Et ce, notamment dans les deux locomotives que sont la Chine et les Etats-Unis. Dans ce cadre, nous avons dû réviser à la hausse nos prévisions de croissance 2017 pour ces deux mastodontes, à respectivement 7,1 % et 2 %, soit, dans les deux cas, 0,4 point de mieux qu'en 2016. Parallèlement, la croissance indienne devrait se stabiliser à 7 %, c'est-à-dire un niveau identique à celui de 2016 et 0,3 point de mieux qu'en 2015. La contribution de ces trois pays à la croissance mondiale sera ainsi de 2,1 points, qui se répartissent ainsi : 1,3 point pour la Chine, 0,5 pour l'Inde et 0,3 pour les Etats-Unis.

Mais ce n'est pas tout, puisque si en 2016, l'Amérique latine, le Brésil et la Russie ont contribué négativement à la progression du PIB mondial, en 2017, aucune zone, ni aucun grand pays ne devrait entacher cette dernière. Certes, la croissance restera molle dans ces trois cas, mais avec des résultats appréciables de respectivement 0,7 %, 0,5 % et 1,5 %. De plus, alors qu'il a frôlé la rechute récessive en 2016, le Japon devrait également réaliser une croissance de 0,8 % en 2017, confirmant qu'il demeure abonné à la mollesse économique, sans pour autant replonger dans la déflation.

Encore mieux, alors qu'elle faisait craindre le pire il y a encore quelques mois, la zone euro semble bénéficier d'un regain d'activité, comme en témoigne la bonne tenue des indicateurs avancés de la conjoncture dans la quasi-totalité de ses membres, à l'exception de la Grèce. Et, pour une fois, même la France ne manque pas à l'appel. Mais ne rêvons pas : compte tenu d'une croissance structurellement molle, la progression du PIB en 2017 devrait avoisiner 1,4 % dans l'UEM, 1,5 % en Allemagne, 1 % en France, 0,9 % en Italie et 2,5 % en Espagne. Des « performances » qui resteront donc proches de celle de 2016, sauf pour nos voisons ibères qui perdront environ 0,7 point en un an, à cause de la fin de l'effet de rattrapage de la faiblesse passée.

Au total, compte tenu de l'ensemble de ces prévisions plutôt assez favorables, nous anticipons une croissance mondiale qui atteindra 3,3 % en 2017, soit environ 0,5 point de plus qu'en 2016, mais encore 0,2 point de moins que sa moyenne de long terme (en l'occurrence 3,5 % de 1980 à 2015). En fait, 2017 se présente plutôt bien pour l'économie mondiale, qui demeure cependant fragile et toujours menacée par cinq grands dangers.

Un : les risques géopolitiques et d'attentats. Même si ces menaces sont déjà intégrées (comme l'a notamment montré leur faible impact négatif sur les marchés et l'activité économique en 2016), une nouvelle vague d'attentats pourrait finir par coûter cher à la croissance, en particulier en France et en Europe.

Deux : une forte remontée des taux d'intérêt des obligations d'Etat dans l'UEM. Ce mouvement (qui a d'ailleurs déjà commencé) accroîtra mécaniquement les déficits publics et grèvera le peu de croissance économique qui est dernièrement apparue dans la zone euro. L'augmentation des déficits et de la dette alimentera donc la hausse des taux longs, engendrant un cercle vicieux particulièrement dommageable pour l'activité économique.

Trois : un « hard Brexit ». Nous n'y croyons cependant que modérément car ses impacts seraient tellement dramatiques pour le Royaume-Uni et l'Union européenne qu'un terrain d'entente devra forcément être trouvé.

Quatre : un « hard Trump » avec dérapage protectionniste mondial, qui causerait immanquablement une récession planétaire. Là aussi, compte tenu de l'ampleur des dommages subis, nous estimons que Trump misera avant tout sur la baisse des impôts et la réalisation de grands travaux pour relancer la croissance, ce qui lui permettra d'édulcorer, voire d'oublier ses menaces protectionnistes.

Cinq : une montée populiste lors des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. Malheureusement très probable, ce danger ne manquera pas de susciter une nouvelle crise existentielle de la zone euro, qui alimentera la tension des taux longs et cassera encore un peu plus la croissance eurolandaise, mais aussi mondiale. Ceci pèsera également sur les marchés boursiers, qui apparaissent d'ores et déjà surévalués. Voilà pourquoi nous anticipons une baisse de 10 à 15 % des grands indices boursiers à l'horizon du printemps 2017, avant une remontée progressive et limitée à l'automne.

En conclusion, si 2017 se présente sous de bons auspices, il faudra rester vigilants et se préparer à des mouvements de fortes corrections baissières et de volatilité élevée des indices boursiers, au gré des dangers à venir. Rien d'insurmontable, mais mieux vaut prévenir que guérir…

Marc Touati
Economiste.
Président du cabinet ACDEFI (premier cabinet de conseil économique et financier indépendant).

www.acdefi.com


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Lundi 9 Janvier 2017
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