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Quand les obsèques se mettent à l’heure numérique


3 % d’augmentation annuelle du chiffre d’affaires global : le marché du funéraire a le vent en poupe et sa croissance va encore s’affirmer dans les années qui viennent, avec le vieillissement de la population … et un sens aigu de l’adaptation aux nouvelles technologies.



A l’origine composé de petites entreprises familiales, le secteur tend effectivement à se concentrer sur des grands groupes qui veulent moderniser leur image et investissent donc dans leur transformation numérique. Mais les start-ups aussi se mettent de la partie pour révolutionner les usages en proposant des offres fondées sur les besoins des consommateurs, des familles et des collectivités. Quelle est la nature de leur offre ? En quoi améliorent-ils la prise en main des obsèques ?

La préservation des ultimes volontés

Premier besoin qui se fait jour : formuler au clair ses dernières volontés en matière de cérémonie funéraire (inhumation ou crémation, don d’organes, cérémonie religieuse ou civile, fleurs ou non, liste musicale …), les conserver et les diffuser le moment venu à la personne de confiance qui prendra en charge les funérailles.

Jusqu’à présent, ces directives étaient confiées au notaire (une démarche coûteuse), ou inscrites dans un testament rédigé à la main mais non authentifié ou tout simplement délivrées par oral … avec un risque majeur : qu’elles ne soient absolument pas respectées par la famille une fois le dernier souffle rendu, soit parce que les informations sont perdues ou oubliées, soit parce que les proches n’en tiennent pas compte volontairement pour privilégier leur façon de voir les choses.

Fort heureusement, des plateformes spécialisées dans l’enregistrement des ultimes volontés se développent depuis plusieurs années, à l’image d’un des leaders du marché, Testamento. On peut y consigner ses intentions en matière funéraire et indiquer la personne à qui les adresser après le décès, cela pour une vingtaine d’euros et sans avoir à se déplacer, ce qui est un plus évident pour une personne malade, handicapée ou âgée.

Concernant, le respect des dernières volontés, il ne faut pas non plus oublier les contrats d’assurance obsèques : elles permettent, en plus d’apporter un capital au(x) bénéficiaire(s) pour les funérailles
Ce site regorge par ailleurs d’informations mises régulièrement à jour, afin de renseigner les usagers et les aider à faire le meilleur choix.

On peut aussi se tourner vers un coffre-fort numérique type E-coffrefort.fr (les banques en fournissent également) et réserver un espace où stocker ses dispositions avec d’autres documents importants : par exemple, la Caisse d’Épargne en propose à ses clients pour 1,20 euros par mois.

Des funérailles plus faciles à orchestrer

Une fois le décès survenu, les familles se retrouvent très souvent démunies et perdues. Elles ignorent souvent tout des démarches à effectuer, ne savent où se tourner pour trouver un opérateur funéraire efficace, n’ont parfois même pas notion que le défunt avait laissé un testament notarié ou une assurance obsèques couvrant toutes les dépenses liées aux funérailles. Or des sites existent qui peuvent les aider dans leur quête.
• Il existe tout d’abord ce qu’on appelle le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés qui référence tous les testaments enregistrés par les notaires sur le territoire et qu’on peut consulter en ligne via cette adresse : https://www.adsn.notaires.fr/fcddvPublic/profileChoice.htm
• On peut également vérifier s’il existe une police d’assurance obsèques en cours via le site suivant : http://www.agira.asso.fr/
• Concernant les démarches administratives à effectuer juste après le décès et la négociation d’une concession, là aussi de nombreux sites apportent des informations précieuses (documents à apporter, formulaires et certificats à obtenir, type de concession, …) afin de simplifier ces formalités d’autant plus délicates qu’elles surviennent en plein deuil.
• Cette adresse pourra aussi vous aider considérablement : https://www.lassurance-obseques.fr/. De nombreux guides vous aidant dans toutes vos démarches liées au décès ainsi qu’un comparatif des différentes assurances obsèques disponibles sur le marché.
• Concernant le choix d’un prestataire, des annuaires en ligne listent les agences de pompes funèbres proches du lieu d’inhumation ainsi que les prestations proposées, ce qui constitue un gain de temps appréciable surtout quand on a juste six jours pour agir.
• Le e-commerce funéraire est également en plein essor et on peut désormais acheter monument, cercueil, urne, fleurs et autres accessoires sur le web, via des sites comme France Tombale. L’intérêt est que l’offre y est parfois moins chère. On peut aussi prévoir l’entretien futur de la tombe.

Des obsèques dont on se souvient

Organiser des funérailles est une chose, mais comment en avertir les autres ? Comment s’en informer ? Là aussi la digitalisation est en train de revoir en profondeur cette activité, repensant la notion de faire part et d’hommage.

Libramemoria, Avisdedécès.net, la page dédiée de certaines organes de presse en ligne, les interfaces ne manquent guère qui permettent de diffuser l’annonce d’une disparition et d’avertir ceux qui voudraient participer aux obsèques. Ces derniers auront également la possibilité de laisser leurs condoléances, un témoignage, un hommage rédigé, éditer une photo souvenir sur des espaces de partage dédiés aux proches. Il est aussi possible de faire envoyer des fleurs via ces services ou de faire des dons à des associations si le défunt en a émis le désir.

Par ailleurs, des prestataires comme Afterweb-venture.fr n’hésitent pas à proposer de retransmettre les cérémonies d’hommage en direct sur la toile. Le salon du funérarium où est exposé le corps est équipé de caméras très discrètes, la diffusion du rituel a lieu via une plate-forme sécurisée. Ce type de service est de plus en plus demandé quand les membres de la famille sont éloignés géographiquement, et qu’ils ne peuvent être présents pour l’enterrement. L’interactivité est de mise puisque chaque spectateur peut inscrire ses remarques durant le déroulement du cérémonial. On peut disposer ensuite d’un DVD retraçant les moments forts des funérailles.

La mémoire du défunt à honorer

Dans ce domaine également, le numérique offre bien des opportunités, qui du reste facilitent le deuil.
On pense bien évidemment à la continuité des profils Facebook ou Twitter du défunt. Il est possible de nommer, via une fonctionnalité spéciale, le contact qui, averti par mail, assurera la pérennité de sa page après sa mort. Il est aussi envisageable de programmer des messages destinés aux proches après la date du décès, comme pour continuer à leur parler. Des entreprises expertes en intelligence artificielle proposent par ailleurs de continuer à émettre des posts et des commentaires inspirés par les datas du défunt et qui en imitent le style.

Outre les comptes Facebook, on trouve des réseaux principalement agencés pour mettre en place un espace célébrant le défunt, dont la configuration évoque un cimetière. On y échangera, on y partagera ses souvenirs … l’idée est de permettre aux proches de dialoguer pour mieux gérer la perte et le deuil. On peut même selon les algorithmes ajouter des illustrations de fleurs ou des cierges.... et profiter de traductions en plusieurs langues. C’est ainsi l’occasion de mettre à plat le parcours de toute une famille, de faire un point sur un véritable patrimoine.

Comme nous venons de le voir, l’avancée digitale investit le marché du funéraire pour en accroître la dynamique. Il s’agit bien sûr d’améliorer l’expérience client (un euphémisme quand on parle de perte et de chagrin), d’informer, d’orienter, de rassurer, mais aussi d’épauler les professionnels : équiper les tombes de QR Code énonçant le pedigree du défunt, référencer les concessions d’un cimetière, former les intervenants, améliorer les relations entre assureurs et opérateurs funéraires, … le numérique apporte des solutions aussi efficaces qu’innovantes … et qui incluent les familles comme les particuliers pour repenser un des moments les plus tragiques d’une existence.

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Lundi 14 Janvier 2019
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