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Open Banking : de nouvelles opportunités pour les trésoriers d’entreprise


Par José Teixeira, Chef de marché Cash management et Electronic banking chez Sage



Le monde des paiements a été fondamentalement bouleversé notamment avec l’arrivée de la DSP1 et de la DSP2. Avec ces Directives sur les Services de Paiement de l'Union européenne conçues pour réglementer les services de paiement et ses prestataires, de nouveaux acteurs disruptifs tels que les fintechs, ont vu le jour et ont permis cette évolution radicale du secteur.

Si en dix ans, les fintechs ont progressivement pris leurs essor, l’Open Banking est une nouvelle étape de cette transformation. Bien plus qu’un « buzzword », ce concept a permis la libération de l’accès aux données clients, jusqu’alors réservé aux banques traditionnelles. De plus, selon une étude YouGov, 64,5% des établissements financiers français ont dépensé plus de 100 millions d’euros dans l’Open banking l’an dernier. Cette révolution engendre donc une nouvelle relation bancaire et crée des opportunités inédites pour les trésoriers d’entreprise. Les banques ont par ailleurs enrichi leur catalogue avec de nouvelles API, dans cet esprit pour proposer des services temps réel à valeur ajoutés et complémentaire à l’offre classique de Cash management.

Trésorerie, les éléments du changement !

Les trésoriers sont au cœur de l’entreprise. En effet, parmi les processus de la direction financière, la trésorerie occupe une place stratégique puisqu’elle transforme la performance de l’entreprise en ressources disponibles pour l’innovation et la croissance. De plus en plus, la compétitivité de l’organisation dépend de la rapidité de l’injection des liquidités au bénéfice du développement et de la qualité de la prévision des disponibilités dans une perspective dynamique. Le DAF doit donc s’assurer de l’optimisation de la fonction trésorerie secondé par l’expertise du trésorier. Si les directeurs financiers sont devenus des experts des dynamiques de changement au sein des entreprises, 70% d’entre eux reconnaissent toutefois consacrer davantage de temps à l’analyse et à l’accompagnement décisionnel qu’il y a 5 ans*.

Pour autant, au sein des directions financières, la trésorerie d’entreprise a pour mission d’assurer l’organisation de la disponibilité à court moyen long terme des ressources financières nécessaires à son fonctionnement. Elle a la responsabilité majeure de la fluidité et de la sécurité des échanges de valeur. À travers ces impératifs, les trésoriers se préoccupent notamment de 3 chantiers particulièrement importants pour la bonne gestion de trésorerie de l’entreprise :

• Les paiements et les encaissements dont ceux en temps réel,
• La gestion de l’information et l’optimisation du pilotage de la trésorerie,
• La lutte contre la fraude et la sécurité des échanges financiers.

Avec la transformation digitale en cours dans les entreprises, et donc la révolution dans les systèmes de paiement, un nouveau paysage voit le jour pour la fonction trésorerie. Les promesses de mobilité, d’instantanéité et d’un pilotage plus précis de la disponibilité du cash inspirent des attentes plus fortes de la part des acteurs de la chaine de paiement. De plus, dans une économie mondialisée, la demande de moyens de paiement internationaux rapides et efficaces est portée par la plupart des entreprises.

La volonté européenne, l’inventivité des opérateurs financiers et le potentiel de la technologie créent les conditions d’une satisfaction de ces besoins et attentes. Par ailleurs, les éditeurs de logiciels ont développé des solutions qui intègrent ces innovations dans les systèmes de paiement afin d’induire et d’anticiper de nouvelles responsabilités pour les acteurs de la chaîne de valeur financière.
Les DAF pourront alors mettre en avant leur rôle de conseiller auprès de leur direction générale et faire évoluer les organisations tout en bénéficiant des facteurs d’accélération de la gestion du cash sans prendre davantage de risque financier. Quant aux trésoreries, ils pourront expliciter le potentiel des technologies et le traduire en bénéfice concrets pour les entreprises. Ils pourront alors également réévaluer les procédures tout au long de la chaîne de paiement pour tirer le meilleur parti des potentielles opportunités émergentes en faveur de la disponibilité du cash.

L’arrivée de ces nouveaux acteurs de la fintech et de leurs solutions sont donc une opportunité réelle pour ces professionnels dont pourra bénéficier l’entreprise directement.

La force de l’Open Banking réside dans ses API

Si l’Open banking a permis d’imposer aux banques d’ouvrir leur système d’information à des tiers habilités, comme les fintechs et d’autres banques, ces dernières devront mettre en place des interfaces pour se connecter avec leurs clients. Ces API sont des passerelles sécurisées entre le système d’information des banques et les interfaces de traitement des données mises en œuvre par ces mêmes acteurs habilités. On y voit donc la possibilité de développer trois types de prestations de services financiers personnalisables et susceptibles de s’assembler comme les morceaux d’un puzzle. Il s’agit de l’initiation de paiement, les virements instantanés, et l’agrégation de comptes permettant ainsi aux entreprises de développer de nouveaux services complémentaires renforçant le pilotage de leur trésorerie. Chacune se décline en trois types d’API qui sont véritablement au cœur de la révolution des systèmes de paiement. Ils viennent compléter pour les ETI, les systèmes de Cash Management actuels et leurs traitements sécurisés, des flux financiers en « host to host », notamment pour les flux de masse.
La première API destinée à l’agrégation de compte donne accès à un tiers habilité aux soldes et aux mouvements des clients de l’établissement bancaire concerné.

La seconde, relative à l’initiation de paiement, permet notamment à un e-commerçant de questionner directement la banque d’un de ses clients pour se faire régler son achat. Ce dernier recevra la demande de virement de la part du site marchand qu’il pourra valider de façon sécurisée.

Enfin, la dernière API destinée aux virements instantanés, permet d’accélérer les flux financiers en Europe. Ainsi, les fonds sont transférés en maximum 20 secondes partout dans la zone SEPA. Pas moins de 2 089 banques européennes l’utilise, un vrai succès.

À travers cette nouvelle logique du système bancaire européen de paiement, des opportunités complémentaires d’optimisation du cash management s’ouvrent pour les trésoriers d’entreprise. À condition qu’ils disposent de services, d’informations et de technologies adaptées, les trésoriers peuvent faire évoluer la mise en œuvre des opérations en temps réel avec un maximum d’informations pertinentes. Ils peuvent également développer la gestion de la sécurité des flux (grâce au Big Data et à la mutualisation des précautions) ainsi que l’anticipation et l’optimisation des ressources avec des tableaux de bord plus précis. Plus globalement, on peut y voir de nouvelles promesses de valeur pour les entreprises en matière d’intuitivité, de performance, de sécurité et d’actualisation technologiques.

Dans ce nouveau monde où tout est évolutif, les directions financières sont soumises à rudes épreuves, les fonctions de base que sont :
• la visibilité de la trésorerie à moyen terme et donc d’anticiper les besoins en financements ou les opportunités de placements,
• le suivi et l’analyse des écarts, permettant d’alerter en cas de dérapage budgétaire sont renforcées avec une trésorerie en temps réelle.
Et c’est en travaillant sur la digitalisation du secteur que la prise de décision pourra se faire plus rapidement. Laisser de côté les tâches chronophages et utiliser des outils de prévision plus précis et puissants, permettra aux professionnels d’apporter leurs expertises, leurs compétences et leurs talents à l’ensemble de l’entreprise de façon plus efficiente.

*Ernest and Young 2019


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Mardi 29 Septembre 2020
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