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Lundi 13 Septembre 2021

Le musée de l’Ermitage mise sur la vente de NFT


Le musée russe de l’Ermitage fait des remous dans l’univers des cryptomonnaies, en annonçant mardi dernier la vente de certaines de ses œuvres les plus emblématiques sous forme de NFT.



Source : Image par Peter Rüdiger de Pixabay (https://pixabay.com/fr/photos/saint-p%c3%a9tersbourg-ermitage-russie-209948/)
Source : Image par Peter Rüdiger de Pixabay (https://pixabay.com/fr/photos/saint-p%c3%a9tersbourg-ermitage-russie-209948/)
Une vente publique d’œuvres authentiques sous format numérique

Mardi 31 août, tous les regards des amateurs d’art et de cryptomonnaie étaient tournés vers Saint-Pétersbourg. C’est dans un communiqué que le musée de l’Ermitage a donné le top départ d’une grande vente publique, organisée en partenariat avec la plateforme Binance. À la clé, la possibilité d’acheter les Lilas de Van Gogh ou encore la Madone de Léonard de Vinci, sous format NFT.

Un NFT, ou jeton non fongible en français, est un objet numérique issu de la technologie de la blockchain. Chaque NFT est unique, et se dote d’un certificat de traçabilité impossible à dupliquer. Une aubaine pour le marché de l’art, confronté à l’épineux problème des droits d’auteur, mais aussi pour les spéculateurs. L’engouement pour les NFT est tel que certains d’entre eux battent tous les records. Parmi les plus en vogue, les Cryptopunks s’arrachent à plusieurs millions de dollars.

À l’Ermitage, les jetons numériques proposés à la vente se négocient à partir de 10 000 BUSD, une cryptomonnaie indexée sur le cours du dollar américain. Chaque œuvre d’art en version numérique est signée par le directeur du musée lui-même, Mikhaïl Piotrovski. La vente a débuté fin août, mais les retardataires avaient jusqu’au 7 septembre pour y participer.

L’Ermitage : un musée pionnier dans le domaine des NFT

La fièvre des NFT s’empare du marché de l’art, et de nombreux musées se saisissent de l’opportunité. En mai 2021, la Galerie des Offices à Florence a ainsi mis en vente le Tondo Doni de Michel-Ange en version NFT. C’est une Romaine qui a raflé la mise, déboursant près de 140 000 € pour acquérir l’exemplaire numérique d’un des tableaux les plus connus du musée.

Si l’Ermitage n’est donc pas le premier musée majeur à recourir aux NFT, l’institution n’en est pas à son galop d’essai. Le musée a annoncé en mars l’organisation d’une exposition consacrée aux jetons non fongibles. Dans un communiqué, le plus grand musée de Russie explique vouloir s’emparer du sujet brûlant de la blockchain. L’objectif affiché est notamment d’explorer les implications de cette nouvelle technologie en matière de renforcement des droits de propriété.

L’exposition d’art NFT est programmée dans le courant de l’année 2021, bien qu’aucune date n’ait encore été arrêtée. Elle se place dans la droite ligne des précédents projets du musée, dédiés aux nouvelles formes d’art. Après l’intelligence artificielle en 2019, c’est au tour de la blockchain d’être mise à l’honneur.

Une nouvelle consécration pour la blockchain

Propulsée sur le devant de la scène par des musées de renom, la blockchain ne cesse de conquérir de nouveaux horizons. C’est à New York que le plus grand musée de NFT du monde devrait voir le jour. À l’initiative du projet, on retrouve le financier et cofondateur de Guggenheim Partners, Todd Marley. Le lieu n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard, puisque le musée doit ouvrir ses portes dans la tour la plus étroite du monde.

Toujours en cours de construction, la 111 West 57th Street Tower est appelée à surplomber Central Park du haut de ses 435 mètres. Conçue comme un véritable bijou de technologie, c’est l’écrin parfait pour servir d’ambassadeur à la révolution technologique des NFT.

En parallèle du marché de l’art, l’application la plus connue de la blockchain demeure toutefois le Bitcoin. Cette cryptomonnaie continue de déchaîner les passions, à mesure qu’elle tutoie les sommets. Le Bitcoin séduit de plus en plus de marchés, à l’instar de l’industrie du gaming. La plateforme de streaming Twitch est ainsi devenue la première entreprise d’envergure à proposer une promotion centrée sur les cryptomonnaies.

Les casinos en ligne font également office de pionniers en la matière. Certaines plateformes permettent aux joueurs de payer en Bitcoin. D’autres voient plus loin et offrent des bonus de casino en cryptomonnaies. Il peut s’agir de n’importe quel bonus, d’une promotion dédiée aux joueurs sur mobile à un bonus sans dépôt. Si le Bitcoin est le plus prisé, certains casinos proposent d’autres monnaies aux crypto traders. Une manière d’attirer les amateurs, tout en démocratisant un peu plus l’usage de la cryptomonnaie. Le Bitcoin n’a toutefois pas détrôné les bonus en euros, qui restent majoritaires sous forme d’offres de bienvenue ou encore de bonus cashback. Mais il n’a pas dit son dernier mot.

La blockchain est en passe de bouleverser des industries de plus en plus nombreuses. Dans le sillage de l’Ermitage, nul doute que les plus grands musées du monde vont à leur tour succomber à cette révolution technologique.



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