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La sensibilisation au risque a fortement augmenté depuis la crise financière


Un changement de mentalité est cependant nécessaire pour assurer l’enracinement d’une culture de sensibilisation au risque.



Les sociétés d’investissement perçoivent avec plus d’acuité les risques auxquels elles sont confrontées depuis la crise financière mondiale, mais un grand nombre d’entre elles doit encore améliorer la manière dont ces risques sont communiqués en interne, selon une nouvelle enquête menée par l’Economist Intelligence Unit (EIU), et commanditée par State Street.

D’après l’enquête menée auprès de gérants et de détenteurs d’actifs, plus des trois-quarts des participants (78 %) estiment que la culture de leur organisation est aujourd’hui fortement sensibilisée au risque, comparé à seulement 30 % pour qui le risque était la plus haute priorité en 2007. Cette évolution constitue un changement culturel significatif pour les sociétés d’investissement. La proportion des organisations considérant le risque comme leur première priorité a plus que doublé depuis le début de la crise financière de 2008.

L’étude intitulée « Closing the Communication Gap: How Institutional Investors are Building Risk-Aware Cultures’ [Combler le fossé de la communication : comment les investisseurs institutionnels développent une culture de sensibilisation au risque] a été menée au premier trimestre 2013. Plus de 300 dirigeants de sociétés d’investissement ont participé à cette enquête, dont 48 % de gérants d’actifs, 35 % de détenteurs d’actifs et 18 % d’intermédiaires en Asie Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord.

David Suetens, vice-président exécutif et responsable international de la gestion du risque (CRO) chez State Street commente : « Les investisseurs et les régulateurs seront rassurés par les résultats de l’enquête indiquant que les sociétés de gestion et détenteurs d’actifs ont amélioré leur perception du risque « de façon spectaculaire » depuis 2008. Mais un changement dans les mentalités doit encore s’opérer dans de nombreuses organisations pour améliorer la confiance et le dialogue entre les fonctions commerciales et de contrôle du risque, condition nécessaire pour assurer le développement d’une véritable culture de sensibilisation au risque à travers l’ensemble de l’organisation ».

Le risque de réputation est désormais considéré comme l’un des principaux risques pour les institutions. Selon l’étude, en effet, plus de la moitié des participants (56 %) classe le risque de réputation au même niveau que le risque lié à la volatilité du marché (risque de marché), parmi les plus importantes priorités de leur organisation.

Cependant, malgré une meilleure conscience du risque, l’étude montre également un décalage entre les fonctions commerciales et de gestion du risque, et des différences d’opinion quant au rôle de la fonction gestion du risque dans de nombreuses institutions. La majorité des cadres extérieurs à cette fonction (52 %) considère que la gestion du risque a pour principal objectif de remplir les obligations liées à la réglementation tandis que moins d’un tiers (30 %) des professionnels de cette fonction adhère à cette vue.

Selon le rapport, ces résultats suggèrent que les responsables de la gestion du risque ne diffusent pas suffisamment d’informations sur leur mission à travers l’ensemble de leur organisation, et qu’en outre, la fonction risque elle-même en est pleinement consciente.

« Ce constat indique un certain degré de frustration de part et d’autre, qui empêche probablement une plus grande sensibilisation au risque de se développer au sein des organisations » ajoute M. Suetens.

L’enquête a également identifié le rôle important que peuvent jouer un comité de direction du risque ou un organe de gouvernance regroupant des cadres supérieurs représentant les fonctions risque, conformité et audit. L’étude suggère que ces comités apportent une meilleure perception du risque, des informations de meilleure qualité, une plus grande coordination entre les fonctions risque, conformité et audit, et moins de malentendus entres les fonctions commerciales et de gestion du risque de l’entreprise.

Wai Kwong Seck, vice-président exécutif et responsable des divisions Global Markets et Global Services dans la région Asie Pacifique, déclare : « Les comités de direction du risque jouent un rôle important dans la progression d’une culture sensibilisée au risque. 83,3 % des participants dont l’organisation est dotée d’un comité robuste affirment que le risque fait l’objet de la plus haute priorité comparé à seulement 64,1 % des participants dont l’organisation est dépourvue d’un tel organe. De fait, de nombreuses mesures du risque ont clairement établi l’impact concret de ce type de comités pour combler le fossé de communication ».

Ils sont aussi plus susceptibles d’avoir leur CRO (Chief Risk officer ou Directeur de la gestion du risque) comme membre du conseil de direction de l’entreprise, jouant un rôle significatif dans la planification de la stratégie et des activités. Pour leur part, les institutions dotées d’un comité de direction du risque et d’un CRO à la table du conseil de direction pensent que la fonction risque aide l’entreprise à produire de meilleurs résultats d’investissement.

« L’enquête confirme qu’un solide comité de direction du risque et organe de gouvernance du risque permet de combler le fossé de communication de manière significative, de produire de meilleurs résultats d’investissement et de développer avec succès une culture de sensibilisation au risque à travers l’ensemble d’une organisation » ajoute M. Seck.

Malgré le changement considérable observé dans les mentalités, le rapport reconnait qu’il conviendra de combler encore davantage le fossé de communication pour que les sociétés d’investissement puissent mieux remplir leurs obligations actuelles envers leurs actionnaires, leurs clients et les régulateurs.

Pour consulter une copie du dossier complet, rendez-vous sur http://statestreet.com/vision

* Le total des pourcentages peut ne pas correspondre à 100 % soit en raison de chiffres arrondis soit parce que les participants pouvaient choisir plus d’une réponse.

State Street
Economist Intelligence Unit

Vendredi 17 Mai 2013
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