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La création selon Jacques Tati


Jacques Tati aurait 102 ans cette année. Maître du burlesque, fantaisiste de talent mettant en scène le cocasse et la spontanéité, cet anniversaire est un bon moyen de lui rendre hommage... Trois événements sont organisés à Paris. Une exposition et la projection des films de Tati à la Cinémathèque Française jusqu’au 2 août, une pièce de théâtre Salle des fêtes au théâtre de Chaillot du 15 avril au 16 mai et enfin, une exposition au CentQuatre se terminant le 3 mai.



La création selon Jacques Tati
Deux événements pour un lieu. Jusqu’au 2 août, la Cinémathèque Française à Paris propose d'entrer de plain pied dans la création de Jacques Tati avec Tati, deux temps trois mouvements. La première étape de cette aventure prend des allures de rétrospective pour faire le tour de l’univers de son héros, entre modernité et music hall, impressions visuelles et sonorités singulières.

S’ajoute à cela un foisonnement d’œuvres d’art qui esthétiquement sont proches des films de Tati. Cartier-Bresson, Tinguely côtoient Steinberg, Dufy ou encore César. Pour autant, Jacques Tati reste le maître incontesté de cette exposition. Grâce à des photographies, des carnets de gags, des maquettes, des costumes et des accessoires, le visiteur fait plus ample connaissance avec le réalisateur et ses films.

Des films qui constituent la seconde étape de ce parcours à la Cinémathèque Française. Une programmation exhaustive de la création « tatiesque » est présentée. Mais pas seulement. Une trentaine de films proches de son univers souligne l’influence du réalisateur.

Une pièce de théâtre aux saveurs burlesques. Du 15 avril au 16 mai, le théâtre de Chaillot présente Salle des fêtes. Mise en scène par Jérôme Deschamps, le neveu de Jacques Tati, et Macha Makeïeff, cette pièce de théâtre vient scruter les travers de nos contemporains, héros tendres et fantaisistes, souvent bancals et à la limite du pathétique. Les histoires qui réunissent ces héros du quotidien sont souvent très simples à l’instar de Salle des fêtes. Ici, un groupe de personnes se retrouvent pour passer une soirée inoubliable. Autour d’un comptoir en formica, de tabourets de skaï rouge et d’une estrade pour musiciens, rien ne se passe tel que l’on pourrait l’imaginer.

Mélange de méchanceté et de drôlerie mordante, le monde présenté dans cette pièce est comme figé dans les années 50-60. Surtout, il nous renvoie subtilement à l’univers de Jacques Tati. Les improvisations, les errances, les doutes des artistes présents sur scène recréent une ambiance difficile à trouver aujourd’hui, le cabaret dans ce qu’il a de plus populaire et touchant.

Bienvenue à la Villa Arpel. Jusqu’au 3 mai, le CentQuatre accueille le décor d’un des films les plus célèbres de Jacques Tati, Mon Oncle. Imaginée, inventée par le cinéaste et son collaborateur, Jacques Lagrange, la Villa Arpel est devenue mythique. Accompagné de la bande son et des extraits du film, un tour du propriétaire s’impose.

Une fois passé le jardin rectiligne rose et bleu avec son plan d’eau et ses nénuphars, son garage et la Chevrolet bel Air 1956 de Monsieur Arpel, le visiteur découvre un intérieur où la modernité version années 50 est mise en exergue par l’entretien de Madame. Cuisine robotisée, canapé haricot, vase Dubroc, fauteuils coquetiers…rien ne manque. Vision de la modernité selon Tati, la villa Arpel est avant tout un décor de cinéma. Et cette double définition multiplie le plaisir du visiteur, à la fois héros d’un film déjà tourné et spectateur d’une architecture aujourd’hui révolue.

Pour ceux qui en veulent toujours plus. L’univers de Tati est inépuisable. C’est pourquoi, en plus des trois gros événements proposés à Paris, une multitude de petites manifestations sont mises en place pour les vrais inconditionnels. Des visites guidées intitulées Spécial Tati : Le Bel âge des arts ménagers se déroulent au Musée des Arts Décoratifs, durant les mois de mai, juin et juillet. Une façon ludique de replonger dans une époque pas si lointaine.

Et ce n’est pas tout ! Le village de Sainte-Sévère accueille les fanatiques de Tati qui veulent s’immerger dans l’ambiance du film Jour de fête. Avec Tati trip in Sainte-Sévère, les visiteurs redécouvre le premier long-métrage du réalisateur, tourné en 1949.

Enfin, pour ceux qui ne peuvent pas partir et qui ne sont pas encore rassasiés, les FNAC Montparnasse et Ternes à Paris organisent des expositions de photographies rendant hommage à l’univers décalé et haut en couleurs du plus burlesque des cinéastes français.

Jacques Tati. Deux temps, trois mouvements
Cinémathèque Française, Paris 12ème
Jusqu’au 2 août
Salles des fêtes
Théâtre de Chaillot, Paris 16ème
Du 15 avril au 16 mai

La Villa Arpel de Jacques Tati
CentQuatre, 19ème
Jusqu’au 3 mai


www.culture.fr

Mercredi 15 Avril 2009
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