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Jeudi 10 Septembre 2015

L'ubérisation bouleverse-t-elle les règles de l'économie ?


Lorsque la start-up Uber a lancé son service de taxi et covoiturage à prix cassés en France, elle a soulevé une vague de colère parmi les taxis parisiens : Uber exercerait une concurrence déloyale et grignoterait des parts de marché à un secteur déjà implanté depuis bien longtemps.



L'ubérisation bouleverse-t-elle les règles de l'économie ?

Lorsque la start-up Uber a lancé son service de taxi et covoiturage à prix cassés en France, elle a soulevé une vague de colère parmi les taxis parisiens : Uber exercerait une concurrence déloyale et grignoterait des parts de marché à un secteur déjà implanté depuis bien longtemps.

Nouvelle tendance, nouveau nom

Le terme "ubérisation", véritable néologisme des temps modernes, est alors devenu un nom commun étroitement lié à l'économie, au marketing et aux start-up. On appelle ubérisation les innovations du numérique généralement créées par de toutes jeunes start-up qui tendent à révolutionner les habitudes des usagers en supplantant un secteur d'activité déjà préexistant. Des start-up telles que Airbnb et Blablacar seraient dans ce cas des exemples probants d'ubérisation de l'hôtellerie et des transports en commun : ils proposent des services C2C à des prix attractifs, basés notamment sur le participatif et le communautarisme.


Faut-il diaboliser l'ubérisation ?

Dans cette tribune de mirakl.fr, Philippe Corrot nous offre un tout autre point de vue : il ne voit pas ce phénomène comme un fait négatif mais plutôt comme l'adaptation d'une évolution des mœurs et de la façon de consommer des usagers. Il cite d'ailleurs en exemple la dématérialisation de la musique qui a fait autrefois scandale dans l'industrie de la musique et qui s'est avec le temps parfaitement adaptée à l'ère du numérique. Toujours selon lui, certaines entreprises ne répondraient plus à la demande d'une clientèle qui, elle, a évolué dans ses comportements. Au lieu d'accuser les start-up de tous les maux, il serait en conséquence plus judicieux de revoir la stratégie d'entreprise. Ce fait n'est pas une nouveauté : qui ne s'adapte pas avec son temps devient alors rapidement obsolète et ne survit pas face à la jungle des innovations. Vue sous cet angle, l'ubérisation ne serait alors plus qu'un mythe.

Trois start-up dans le secteur de l'automobile et des transports qui font mouche

Elles embauchent à tour de bras, ont une forte présence numérique, mettent en avant leur aspect convivial et misent sur la proximité en proposant des prix attractifs : Vendezvotrevoiture.fr : la start-up allemande propose un service des plus simples qui permet en quelques clics de faire estimer sa voiture et de son rachat. Il est donc directement possible, comme son nom l’indique, d’y vendre sa voiture. Elle a notamment l'ambition d'évoluer vers une offre B2B.

Blablacar : la start-up française Blablacar consiste à mettre en relation chauffeurs et covoitureurs dans un objectif participatif et durable. Cette année, elle a racheté Carpooling.com en Allemagne pour devenir le numéro 1 du covoiturage en Europe.

Drivy : Drivy permet la location de voitures entre particuliers. Elle est aujourd'hui numéro 1 en France dans ce secteur.

Les start-up menacent-elles l'économie classique ? Le débat reste ouvert mais comme le remarque certains articles de la presse française comme La Tribune, il serait plus judicieux d'employer le terme de "métamorphose" plutôt que de "menace". Il faudrait dans l'idéal que le gouvernement change son approche quant au débat soulevé : au lieu de voir ces nouvelles possibilités numériques comme un problème à résoudre, il devrait au contraire en faire une force à exploiter.

Cette infographie de Finyear va dans ce sens en démontrant le poids du numérique dans l'entreprise d'aujourd'hui.



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