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L'estampe impressionniste


Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste - L'estampe impressionniste - Trésors de la Bibliothèque nationale de France - jusqu'au 5 septembre 2010



Édouard Manet (1832-1883) Les Courses, 1865-1878
Édouard Manet (1832-1883) Les Courses, 1865-1878
Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, le musée des Beaux-Arts de Caen présente une large sélection d’estampes impressionnistes - quelque cent vingt pièces dont plusieurs matrices et épreuves précieuses - issues du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. Grâce aux dons faits par les artistes, leurs familles ou leurs proches, la Bibliothèque nationale de France possède en effet une collection remarquable d'oeuvres de cette période, l'une des plus riches au monde.
L’exceptionnel renouvellement thématique et formel que connaît l’estampe entre les années 1860 et 1890 est à l’origine de l’estampe moderne, fruit d’expériences passionnées et création à part entière.

Au cours de cette période, ponctuée par la création de la Société des aquafortistes en 1862 et les huit expositions impressionnistes organisées entre 1874 et 1886, l’exploration technique devient incontestablement un but en soi. Au-delà des sujets traités, on admire la facture libre des eaux-fortes de Manet, la subtilité des procédés mixtes de Degas et de Pissarro, la sincérité des croquis gravés par Cézanne, Guillaumin et Van Ryssel, les pointes sèches délicates de Renoir et de Berthe Morisot comme les effets de teinte de Whistler et la légèreté des aquatintes de Mary Cassatt.

Diverses pratiques - au nombre desquelles la succession des états d’une même planche, les manipulations d’encrage, les rehauts manuels et la limitation des tirages - transforment l’estampe en objet rare. Cette poursuite de l’épreuve singulière atteint son comble avec le monotype, une image imprimée unique, obtenue sans recours à la gravure. Les recherches portent autant sur l’éclairage, la texture et la teinte que sur le mélange des techniques. Elles permettent de traduire les aspects changeants du paysage selon les heures, les saisons et les variations atmosphériques.
Elles prêtent aux portraits et aux scènes intimes une spontanéité et un caractère d’inachèvement très nouveaux. Propice à l’expérimentation, cette époque voit enfin l’apparition de l’estampe en couleurs ainsi qu’un regain d’intérêt pour la lithographie.

Cette exposition - la première en France depuis celle proposée en 1974 par la Bibliothèque nationale - est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir aux côtés des grands noms de l’Impressionnisme des artistes moins connus qui ont pourtant joué un rôle décisif dans le renouveau de l’estampe originale, tels Félix Bracquemond, Henri Guérard, le vicomte Lepic, Félix Buhot, Auguste Delâtre et Marcellin Desboutin.
Elle a bénéficié du concours de Michel Melot, éminent spécialiste de l'estampe impressionniste, auteur de nombreux ouvrages et articles sur ce sujet. Le commissariat est assuré par Caroline Joubert, conservateur au musée des Beaux-Arts de Caen, et Valérie Sueur-Hermel, conservateur au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. La scénographie, inspirée en partie par ce qu'avaient imaginé certains artistes impressionnistes, mettra en valeur les oeuvres dans un parcours divisé en dix sections.

Une exposition de la Bibliothèque nationale de France et du musée des Beaux-Arts de Caen.

www.mba.caen.fr

Dimanche 11 Juillet 2010
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