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Intérêts négatifs : les banques françaises et allemandes restent les plus grandes contributrices en 2019


En septembre dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé le taux de dépôt des banques à -0,50%. En parallèle, elle a mis en place un calcul progressif qui exonère d‘intérêts négatifs une partie des excédents des banques à hauteur de six fois leurs réserves obligatoires.



• Depuis 2014, les banques de la zone euro ont versé 25 milliards d'euros d'intérêts négatifs à la Banque centrale européenne - près de 60% est imputable aux banques françaises et allemandes.
• Les intérêts progressifs à deux paliers, nouvellement introduits, soulagent surtout les banques du Sud de l'Europe
• Pour Fabien Cazes, Directeur général France de Deposit Solutions : "Dans l’environnement actuel les grandes banques françaises doivent à la fois réduire leurs coûts pour améliorer leur rentabilité mais également investir dans la technologie pour maintenir leurs parts de marché ou développer de nouveaux services pour rester compétitifs"

Une analyse de la FinTech allemande Deposit Solutions, présentée aujourd’hui à l’occasion du Forum Economique Mondial à Davos, montre pour la première fois comment les changements de politique monétaire de la BCE ont un impact concret sur les charges d'intérêts négatifs des banques.

Selon cette analyse, les banques ont versé au total 25 milliards d'euros à la BCE depuis l'introduction des intérêts négatifs en 2014, dont 6,7 milliards d'euros pour la seule année 2019. Près de 60% provenait des banques allemandes (33%) et françaises (25%).

« L'année dernière, les banques françaises ont versé 1,8 milliards d'euros à la Banque centrale européenne. Cela correspond à 4,6% de leurs bénéfices de l'année précédente », explique Fabien Cazes, Directeur Général France de Deposit Solutions. « C’est moins que les banques allemandes, qui ont payé en intérêts négatifs près de 12% de leurs profits. Dans l’environnement actuel les grandes banques françaises doivent à la fois réduire leurs coûts pour améliorer leur rentabilité mais également investir dans la technologie pour maintenir leurs parts de marché ou développer de nouveaux services pour rester compétitifs. Par conséquent la moindre baisse du bénéfice, même de 4%, peut réduire leurs marges de manoeuvre. »

Les taux progressifs soulagent surtout les banques du sud de l'Europe

Avec la mise en place des intérêts progressifs, la BCE a exonéré de taux négatifs un total de 770 milliards d'euros de liquidités excédentaires en octobre 2019. Si le nouveau taux de dépôt de -0,5% s'appliquait à ce montant, les banques la zone euro devraient supporter une charge supplémentaire de 3,8 milliards d'euros cette année.

"Avec les taux progressifs, la BCE soulage sensiblement les banques dont les excédents de liquidité sont modérés au vu de leur quota d’exonération, tout en pénalisant d’avantage les banques à excédents élevés en amplifiant les taux négatifs. Par conséquent, l'allégement est particulièrement bénéfique pour les banques du sud de l'Europe. Mais les banques françaises doivent toujours s'attendre à des paiements d'intérêts négatifs annuels de plusieurs milliards ", déclare Fabien Cazes.

La raison de cet impact inégal d’un pays à l‘autre du nouveau système de la BCE est que ce ne sont pas les volume des dépôts, mais les réserves obligatoires des banques qui sont utilisées comme base de calcul du taux progressif. En effet, les dépôts représentant jusqu’à six fois les réserves obligatoires d'une banque ne sont pas soumis aux intérêts négatifs,

Par exemple, les banques françaises ont déclaré en octobre 2019 des excédents de liquidités de près de 470 milliards d'euros pour une part exonérée de 160 milliards. Cela signifie qu’environ 34% seulement de leurs liquidités ne sont pas soumises aux intérêts négatifs contre 78% pour les banques Italiennes et 86% pour les banques espagnoles !

« Les banques pourraient profiter des exonérations accordées par la BCE beaucoup plus efficacement en transférant leurs excédents de liquidités à des banques en demande de dépôts bancaires. Notre plateforme d’Open Banking rend ceci possible. » explique le Dr Tim Sievers, PDG fondateur de Deposit Solutions. « Nous pouvons contribuer à un système financier européen plus résilient et plus intégré. »

Chaque baisse des taux de 10 points de base entraîne 1 milliard de charges supplémentaires

L'analyse de Deposit Solutions s’intéresse aux futurs scénarios possibles et montre comment la charge d'intérêts négatifs évoluerait dans la zone euro si la BCE réduisait ou augmentait les taux d'intérêt. Chaque baisse des taux de 10 points de base entraîne une charge supplémentaire d'un milliard d'euros pour les banques de la zone euro, dont 275 millions pour les banques françaises et 330 pour les banques allemandes. A l’inverse chaque augmentation de 10 points de base soulagerait les banques d'un milliard d'euros.

A propos de l‘étude
Pour la réalisation de l’étude "Negative Rates & Banking Profits, Vol. 2 - How the ECB's two-tier system affects European banks ", Deposit Solutions a calculé la charge des intérêts négatifs des banques de la zone euro et de la Suisse au 30 novembre 2019 à partir des données agrégées de la banque centrale sur les excédents de liquidité et les réserves obligatoires. Le calcul de la charge annuelle globale a été fait en partant de l’hypothèse que les excédents de liquidités déposés restaient inchangés en décembre 2019.

Téléchargez l'étude ci-dessous (PDF 22 pages en anglais).

A propos de Deposit Solutions
Fintech reconnue mondialement, Deposit Solutions est la plateforme d’Open Banking pour les dépôts bancaires. Sa technologie d’Open Banking apporte une infrastructure mondiale au marché des dépôts, qui représente 50 000 milliards de dollars mondialement, pour le bénéfice aussi bien des banques que des épargnants. Deposit Solutions réunit déjà plus de 100 banques de 18 pays différents et opère ses propres points de vente B2C (ZINSPILOT et Savedo) qui distribuent directement aux épargnants les propositions de dépôts de ses partenaires. Créée en 2011 par Dr. Tim Sievers, la société est basée à Hambourg, avec des filiales à Berlin, Londres, Zurich et New York et regroupe 300 collaborateurs. Deposit Solutions est soutenue par des investisseurs qui font référence dans l’univers Tech, comme e.ventures, Vitruvian Partners Greycroft, FinLab, Kinnevik, Peter Thiel, Top Tier Capital Partners, Apeiron Investment Group et le business angel Stefan Wiskemann.
deposit-solutions.com


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Mercredi 22 Janvier 2020
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