Future Finance, Fintech, Blockchain, DeFi | Daily News
              



Quelle croissance aux USA ?


Lettre du 9 octobre 2020 par Eric Galiègue - VALQUANT.



La question est importante, au moment ou les investisseurs essaient d’anticiper la croissance pour l’année 2021, après le choc sanitaire qui marque l’année 2020. Naturellement, la prospérité de la première économie mondiale importe beaucoup : comment va réellement l’économie des USA ?

Les débats pour un nouveau plan de soutien ont marqué les dernières semaines ; démocrates et républicains n’ont pas réussi à s’entendre sur la nature (aide aux ménages ou aux entreprises ?) et le montant (1 500 ou 2 000 Mds $ ?) de ce deuxième plan. Le premier portait sur 2 200Mds$, et avait été dénommé « CARES » pour Coronavirus Aid, Relief and Economic Stability. Promulgué par Donald Trump à la fin du mois de mars, il comprenait une aide de 400 Mds$ pour les PME, de 500 Mds$ pour les grandes sociétés, 130 Mds$ pour les hôpitaux et la recherche contre le Covid, et 1 200$ par ménage américain (plus 500$ pas enfant à charge) gagnant moins de 90 000$. A ce plan correspond l’augmentation du déficit budgétaire américain, qui atteignait déjà plus de 5% du PIB avant la crise sanitaire. Comme le PIB américain valait 22 000 Mds$ environ en 2019, le premier plan CARES a représenté une stimulation économique de 10% environ du PIB. Le plan « CARES 2 » représenterait un montant un peu inférieur, mais de l’ordre de 8% du PIB. La dépense publique nette est une composante du PIB, que l’on peut présenter comme la somme de la consommation des ménages, de l’investissement des entreprises, de la dépense publique nette et du solde extérieur (Exportations – Importations). Ainsi, PIB = C + I + G + X- M (plus effets de stocks). En comptabilité nationale, ces différents éléments correspondent aussi par définition à la somme des valeurs ajoutées produites dans un pays. Depuis des décennies le poids de « G », la dépense gouvernementale diminuée des impôts collectés, soit le déficit public, ne cesse d’augmenter.

La contribution de l’État à la croissance économique est de plus en plus importante. Cela s’explique par la baisse tendancielle de la croissance, qui limite des entrées d’impôts et augmente les dépenses sociales, et par la survenance de crises systémiques (2008 et 2020). Pour simplifier, et pour prendre un raccourci, nous avons calculé la croissance corrigée du déficit public, qui correspond à ce que serait la croissance si les comptes publics étaient équilibrés. Évidemment, ce calcul ne constitue qu’un indicateur grossier d’une économie sans béquille publique ; jamais une telle situation ne se produira. Pourtant, ce calcul biaisé permet de révéler l’exceptionnelle faiblesse de l’économie privée américaine. Le graphique de la semaine propose cette série sur 40 ans. De 1980 à 2001, la croissance corrigée moyenne est de 2% (toutes les données sont en valeurs nominales et intègrent donc volume et prix).

Depuis 2001, la croissance corrigée moyenne est de -3,5%. Cela signifierait que depuis 20 ans la première économie du monde afficherait une baisse de PIB de plus de 3% par an si l’État n’avait pas stimulé en moyenne de 7% par an (y compris les périodes de crise systémique) …Il faut rappeler que le déficit budgétaire actuel des USA est passé de 6% environ à 18% avec l’adoption du plan « CARES », et qu’il pourrait augmenter encore si le plan « CARES 2 » était adopté avant la fin de l’année.

La contraction de l’activité de la première économie des USA auront donc atteint, si le budget public avait été équilibré, plus de 20%. Ces chiffres vertigineux, même s’ils procèdent d’une simulation qui ne pourra jamais correspondre à la réalité, révèlent les carences de la première économie mondiale. A l’image des destructions d’emplois considérables subies Outre Atlantique, le véritable état de l’économie américaine est particulièrement inquiétant. C’est que nous a rappelé Jerome Powell lors de son intervention à la National Association for Business Economics cette semaine, en réclamant un nouveau soutien des autorités publiques à une économie défaillante.



Investisseurs : Nous recommandons de sous pondérer au maximum les actions pour un CAC supérieur à 4 690.

Tendance sur les marchés de taux et de devises : Les taux souverains ont remonté un peu cette semaine. Le taux de change de l’€ a légèrement progressé, et se retrouve autour de 1,175$.


Tendances récentes sur les matières premières : Le cours du pétrole, comme celui du cuivre, a baissé cette semaine.

Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric GALIEGUE
Analyste financier indépendant,

Président de VALQUANT EXPERTYSE SAS
Membre de l'AFITE
Enregistré à l' ORIAS sous le N° 11059738

7 rue Greffulhe
75 008 PARIS
01 42 93 23 68
06 82 84 78 61
eric.galiegue@valquant.fr


www.valquant.fr





No Offer, Solicitation, Investment Advice, or Recommendations

This website is for informational purposes only and does not constitute an offer to sell, a solicitation to buy, or a recommendation for any security, nor does it constitute an offer to provide investment advisory or other services by FINYEAR.
No reference to any specific security constitutes a recommendation to buy, sell or hold that security or any other security.
Nothing on this website shall be considered a solicitation or offer to buy or sell any security, future, option or other financial instrument or to offer or provide any investment advice or service to any person in any jurisdiction.
Nothing contained on the website constitutes investment advice or offers any opinion with respect to the suitability of any security, and the views expressed on this website should not be taken as advice to buy, sell or hold any security. In preparing the information contained in this website, we have not taken into account the investment needs, objectives and financial circumstances of any particular investor.
This information has no regard to the specific investment objectives, financial situation and particular needs of any specific recipient of this information and investments discussed may not be suitable for all investors.
Any views expressed on this website by us were prepared based upon the information available to us at the time such views were written. Changed or additional information could cause such views to change.
All information is subject to possible correction. Information may quickly become unreliable for various reasons, including changes in market conditions or economic circumstances.



Mercredi 7 Octobre 2020
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Newsletter quotidienne gratuite


Le marché des cryptos




Finyear - Daily News