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La place de l'entreprise est entre la Place de la République et la Place de la Nation


Le contexte grave dont la France est l'épicentre, conduit les acteurs d'entreprise, des salariés aux dirigeants, à se poser la question : l'entreprise doit-elle rester neutre, voire compréhensive dans cette situation où doit elle y tenir une place particulière, volontariste ?



Patrick d’Humières
Patrick d’Humières
Notre réponse est celle de représentants de la communauté économique qui sont engagés dans une entreprise au cœur de la société, solidaire de son progrès et contributive déterminante à la qualité de la vie sociale, dont la dimension culturelle, la liberté politique sont indissociables de sa mission productive, inventive et distributive. La raison d'être de l'entreprise est « la démocratisation de la prospérité », selon la définition du capitalisme par Schumpeter, ce qui lui confère une vision intégrée pleinement à la marche de l'histoire. Les grandes entreprises se sont toutes fondées sur des corps de valeurs, portées par leurs fondateurs, qui étaient rarement des hommes ou des femmes mièvres, abrités derrière leurs intérêts. Car l'histoire économique est aussi une histoire sociale et politique et l'oublier, de façon idéologique ou lâche, est insultant pour tous les entrepreneurs, les ouvriers, les inventeurs, d'André Citröen aux Michelin, des Schneider à Marcel Dassault , qui ont été à la pointe de nos grandes réactions nationales. Croire que les temps sont plus simples aujourd'hui, que les interpellations sont moins impliquantes et que les défis de l'entreprise ne sont que technologiques et financiers, est une grave erreur. Chaque époque interpelle ses contemporains : la nôtre l'est par l'universalisation des droits humains, notamment du droit des femmes et des minorités, de la démocratie sociale, de la laïcité, de la liberté d'expression et de la préservation de notre planète, ce que les objectifs du développement durable onusiens proposent de mettre au-dessus de tout.

Oui, l'entreprise responsable est partie prenante du progrès « politique » des pays où elle exerce ses activités. Cette responsabilité s'incarne au travers de grandes valeurs fondamentales qui s'imposent à elle et qui ont été posé dans des référentiels universels, que des dirigeants pionniers et volontaires, dont beaucoup de français, ont poussé à ratifier dans les vingt dernières, confrontées à une mondialisation où l'application de ces valeurs ne va pas de soi. Faisant suite au combat contre l'apartheid, la charte des Droits de l'Homme est désormais applicable à l'entreprise dans les pays signataires ; et il y a les 10 principes du Pacte Mondial des Nations Unies, signés par plus de 10 000 chefs d'entreprises et plus largement les principes directeurs de l'OCDE que 40 gouvernements doivent faire respecter « pour une conduite responsable des affaires », incluant aussi bien la liberté syndicale que le respect des lois, des communautés locales, la transparence et la sécurité de tous.

Ce corps politique qui s'est imposé au business, par-dessus la loi du marché, est pris à cœur par nombre de dirigeants et d'administrateurs qui font leur cette hiérarchie des principes. Cela inclut pleinement le respect de la liberté d'expression et d'opinion, le respect de la presse, qui n'ont pas que des conséquences confortables pour l'entreprise. De même qu'il n'est pas automatique pour l'entreprise, soumise comme toute organisation humaine aux tentations discriminatoires ou claniques, d'intégrer la neutralité syndicale, politique, la neutralité religieuse, la lutte contre les injustices et les inégalités dans son périmètre d'influence. Il faut pour cela une volonté affichée du dirigeant de prendre parti. Depuis plusieurs années, les patrons allemands ont pris des positions très fortes contre le racisme, tout à leur honneur. Les systèmes d'alerte imposés par la loi américaine doivent être pris au sérieux pour ces raisons de fond.

Patrick d’Humières
www.institutrse.com

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Vendredi 23 Janvier 2015
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