Quotidien Finance, Corporate Finance, Crypto Finance, ICO, STO, Blockchain Daily News


              



De 0,5 à 0,7 %...


Le gouvernement vient de relever sa prévision de croissance 2012, de 0,5 % à 0,7 %... Faut-il vraiment s’en réjouir ? Ce relèvement, particulièrement symbolique, fait suite à la note de conjoncture de l’INSEE, qui permet de croire que la France va éviter la récession… Le contexte électoral rend ces informations particulièrement sensibles. Elles appellent de notre part plusieurs commentaires.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
1/ Modifier aussi marginalement une prévision de croissance du PIB, alors que le premier trimestre de l’année n’est pas encore terminé, est peu crédible. On peut faire la même remarque au sujet des révisions de prévision de bénéfices des analystes sur les entreprises, parfois très faibles et finalement inutiles. Il faut bien sûr se réjouir de l’absence de baisse du PIB, ce qui n’était absolument pas garanti il y a quelques mois. Mais personne n’est dupe : l’absence de récession, notamment lorsqu’on compare la France aux pays de l’Europe du Sud, tient à l’absence de plan de réduction drastique des dépenses publiques. L’Italie et l’Espagne se sont vues imposer une récession, par la volonté de leurs propres gouvernements, sous contrainte des marchés. La France a évité une telle situation parce qu’elle est plus au Nord, plus proche de l’Allemagne.

2/ Faut-il vraiment se réjouir de la stagnation durable que nous promettent les prochaines années ? Il est évident qu’un taux de croissance inférieur à 1 % ne permet pas de relancer le marché de l’emploi, et donc de créer un phénomène de réelle expansion. Une longue stagnation n’est-elle pas finalement la pire des situations pour notre économie ? L’épreuve d’une récession ne permet-elle pas, justement, de créer les conditions d’une modification en profondeur du comportement des acteurs économiques, et d’une réforme de fond des structures de l’économie ? C’est le vieux débat entre ultralibéraux et tenants d’une « économie sociale de marché ». En France, comme le dit l’adage populaire « Tout le monde se plaint, mais personne ne veut que ça change ». Il faudra peut-être, comme en Italie, que le marché financier mette tout le monde d’accord. Une éventuelle alternance politique en mai 2012 en France sera à ce titre un moment fort.

3/ Le vrai sujet n’est pas la conjoncture en France, mais dans les pays émergents. Depuis quelques années, la contribution des pays émergents à la croissance mondiale est devenue majeure. Or, le phénomène de ralentissement confirmé par les dernières statistiques en Chine comme en Inde, mais aussi au Brésil, montre qu’il faut moins compter sur les pays émergents pour assurer la croissance des années futures. Le ralentissement chinois est structurel, il est acté par le gouvernement, qui a abaissé, depuis quelques semaines déjà, son objectif de de croissance à moyen terme en dessous de 8 %. Les derniers indices PMI confirment un risque de panne de croissance dans l’empire du Milieu, alors que la nouvelle baisse des prix de l’immobilier, pour le cinquième mois consécutif, signifie que ce ralentissement pourrait durer. Si on rajoute à ces éléments le maintien du prix du pétrole à un niveau élevé, qui a amené le gouvernement chinois à augmenter sensiblement les prix administrés de l’essence à la pompe, on comprend pourquoi les investisseurs s’interrogent maintenant sur la qualité et la pérennité de la croissance. En France comme (et surtout) ailleurs.

Investisseurs :
nous sommes investis « normalement » sur les actions.

Spéculateurs : le test de 3600 points déclenche une consolidation sur le CAC40 (évolution latérale) ; celle-ci devrait se prolonger pendant deux semaines

Tendances sur les taux et les devises : l’euro est remonté à 1,33 $, les taux espagnols remontent…

Tendances récentes sur les matières premières : le prix du pétrole a été très volatile cette semaine, à la suite de déclarations sur l’augmentation possible de la production de l’Arabie Saoudite.

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

www.valquant.fr

Lundi 26 Mars 2012
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Free Daily Newsletter / Newsletter quotidienne gratuite


Cryptocurrencies



Finyear - Daily News