Quotidien Finance Digitale, Crypto Finance Daily News


              



30 % des dirigeants français ne prévoient pas d’augmenter leurs salariés en 2010


Une étude de Grant Thornton, groupe leader d’audit et de conseil en France et dans le monde, menée par Experian Business Strategies Ltd. auprès d’un panel de 7 400 entreprises privées, à travers 36 pays représentant 81 % du PIB mondial, montre que 30 % des dirigeants français interrogés ne prévoient pas d’augmenter leurs salariés en 2010, contre 16 % en 2009. Seuls 64 % des chefs d’entreprises sondés prévoient une augmentation salariale de leurs employés d’au moins le niveau de l’inflation en 2010 (- 13 points par rapport à l’an dernier) et 6 % pensent que cela dépendra des conditions macroéconomiques.



30 % des dirigeants français ne prévoient pas d’augmenter leurs salariés en 2010
La France est en dessous de la moyenne européenne avec 36 % des dirigeants européens qui ne prévoient pas d’augmenter les salaires de leurs employés. Cette proportion est encore plus forte en Amérique du Nord (38 % des répondants) avec une forte disparité entre le Canada (17 %) et les Etats-Unis (40 %). Les pays européens qui ont le plus souffert de la crise économique affichent les pourcentages les plus élevés : en effet, 68 % des dirigeants irlandais interrogés n’augmenteront pas leurs salariés en 2010, tout comme 47 % des italiens, 44 % des anglais et 41 % des belges. La seule surprise reste la Pologne. Malgré le fait qu’elle ait été la seule zone économique européenne à ne pas avoir souffert de la récession, 43 % des chefs d’entreprises polonais affirment qu’ils n’augmenteront pas les salaires versés à leurs employés cette année. A contrario, les dirigeants européens certains d’augmenter leurs salariés d’au moins le niveau de l’inflation sont les suédois (77 %) et les grecs (74 %), malgré leurs gros problèmes actuels. La seule zone géographique pour laquelle la proportion de dirigeants enclins à moins bloquer les salaires par rapport à 2009 est la région Asie-Pacifique, avec une grande différence entre le Japon et la Chine.

Jean-Jacques Pichon, associé chez Grant Thornton, commente : « La fragilité économique actuelle amène les dirigeants à la prudence, surtout ceux des pays les plus affectés par la récession. Les coûts de personnel faisant partie des charges les plus importantes, les dirigeants préfèrent rester attentistes et conserver leurs employés, même sans les augmenter, plutôt que de les licencier ».

L’enquête montre également qu’au cours des 12 derniers mois, 36 % des entreprises françaises interrogées ont vu leurs effectifs baisser, contre 25 % qui l’ont vu augmenter. 38 % des chefs d’entreprises interrogés ont conservé en 2009 le même niveau d’effectifs qu’en 2008. Les pays qui ont vu leurs effectifs fortement progresser en 2009 sont surtout asiatiques : les entreprises vietnamiennes (65 %), philippines (47 %), indiennes (44 %) ou encore chinoises (41 %). En Europe, où seuls 21 % des dirigeants interrogés déclarent avoir vu leurs effectifs augmenter, l’on remarque que 43 % des entreprises hollandaises ont également vu leur nombre d’employés augmenter. L’Amérique du Nord est la zone géographique dont les effectifs ont été le plus réduit (48 % des dirigeants interrogés, suivie de près par l’Europe (40 % des répondants). Là également, il existe une forte disparité entre le Canada (30 %) et les Etats-Unis (50 %). En Europe, les plus fortes réductions de masse salariale sont constatées en Espagne (51 % des dirigeants) et au sein des PME anglaises (plus de la moitié), mais également dans les pays scandinaves. En effet, 59 % des entreprises danoises ont vu leur nombre d’employés baisser, 49 % des finnoises et 47 % des suédoises.

Jean-Jacques Pichon poursuit : « Immédiatement après une période de récession, l’emploi est la variable économique qui, généralement, repart dans un cycle haussier bien après les autres indicateurs. Cependant, même si les licenciements ont été, dans certains pays, très nombreux, l'une des caractéristiques principales de cette crise est que le chômage n'a pas, jusqu'à présent, été aussi élevé qu’on le craignait initialement ». Et de continuer : « Cela démontre parfaitement l’adaptabilité des PME à un contexte difficile et les efforts qu’elles ont pu faire pour conserver leur personnel ».

L’étude précise enfin les mesures que les entreprises ont pu éventuellement prendre pour éviter les licenciements de personnel en 2009. Globalement, 50 % des entreprises mondiales ont indiqué qu'elles n’ont pas eu besoin de recourir à des mesures spécifiques pour conserver leurs employés. En revanche, 11 % d’entre elles ont eu recours à la réduction du temps de travail et 10 % au redéploiement de leur personnel. D’autres démarches, telles que la réduction de salaire, des plans de départs volontaires ou encore le licenciement de catégories de personnel contractuel ont été utilisées pour protéger le personnel et assurer la viabilité de l’entreprise. Plus spécifiquement, 10 % des dirigeants français ont indiqué avoir eu recours aux congés sabbatiques, 20 % au redéploiement de leur personnel et enfin 14 % aux licenciements volontaires. Aux extrêmes, 33 % des chefs d’entreprises allemands et 35 % des irlandais ont utilisé la réduction du temps de travail pour éviter les licenciements. On note également que 37 % des irlandais ont eu recours aux réductions de salaires.

Jean-Jacques Pichon conclut : « Si, au niveau mondial, la majorité des entreprises est plus optimiste quant aux perspectives économiques de 2010, il serait erroné de penser qu’au niveau social, le pire soit derrière nous. Dans ce contexte de reprise incertain, l’emploi reste une donnée fragile comme l’illustre la récente hausse du chômage en France ».

A propos de Grant Thornton
Grant Thornton rassemble en France plus de 1 200 associés et collaborateurs dans 25 villes et se place parmi les leaders des groupes d'audit et de conseil en se positionnant sur 5 métiers : Audit, Expertise Conseil, Finance Conseil, Finance Transformation & Outsourcing et Conseil Juridique, Fiscal et Social. Les membres de Grant Thornton International constituent l’une des principales organisations mondiales d’audit et de conseil. Chaque membre du réseau est indépendant aux plans financier, juridique et managérial.
www.grant-thornton.fr

A propos l’International Business Report de Grant Thornton
L’International Business Report est une enquête annuelle menée par Experian Business Strategies Ltd. pour le compte de Grant Thornton International, évaluant les attitudes et les attentes des entreprises à capitaux privés mondiales depuis plus de 15 ans. Cette année, le panel d’étude était composé de 7 400 entreprises privées à travers 36 pays représentant 81 % du PIB mondial. Grant Thornton International verse 5 USD pour chaque questionnaire complété, correspondant à près de 40 000 USD pour l’année 2009.
www.internationalbusinessreport.com

Laurent Leloup

Mercredi 31 Mars 2010
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Recevez notre newsletter quotidienne comme plus de 40.000 professionnels de la gestion et de l'innovation financières


LE TRESORIER


Cryptocurrencies


Finyear - Daily News