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Evolution des pratiques d’audit interne - Internal Audit Survey 2008


Ernst & Young présente les résultats de sa troisième enquête mondiale sur l’évolution des pratiques d’audit interne. Les risques opérationnels constituent désormais la mission principale de l’audit interne devant celle du contrôle financier et deviennent un enjeu majeur, tout comme le recrutement et la rétention des profils spécialisés et diversifiés.




Cette enquête, conduite auprès de 348 directions d’audit interne de grands groupes internationaux, montre qu’un palier a bien été franchi en matière de contrôle, signe d’une plus grande maturité de la profession.

Les principaux enseignements de cette enquête 2008 sont les suivants :

-Le Comité d'Audit joue désormais un rôle prépondérant, puisque dans 64% des cas, l'audit interne lui est rattaché (contre 49% en 2007).

-Le champ d’action de la profession évolue nettement et ne se limite plus au contrôle interne financier. Aujourd’hui, la gestion des risques opérationnels constitue l’essentiel de la mission de l’auditeur interne. Seules 12% des directions de l’audit interne (contre 36% l’an dernier) sont en charge de l’animation et de la « maintenance » globale du contrôle interne financier. A contrario, 76% des comités d’audit et 72% des directions générales demandent à l’audit interne de couvrir les risques opérationnels.

-Les principaux risques opérationnels identifiés comme faisant l'objet d'actions prioritaires pour les deux années à venir par les répondants sont: les risques liés aux systèmes d’informations avec près de 75% des répondants,les fusions et acquisitions (61%),la conduite de grands projets (53%) et enfin l’amélioration des processus (45%).

Conséquence directe de l’émergence des risques opérationnels, les directions d’audit interne doivent recruter et fidéliser des profils spécialisés par métier. Le profil de l’auditeur interne s'ouvre à de nouvelles filières. Gagnants de ce renouvellement, les ingénieurs informaticiens, les juristes et les managers disposant d'une connaissance approfondie du secteur de l'entreprise.

Cependant, les entreprises expriment le besoin de se renforcer dans certain secteurs : ainsi les trois quarts des entreprises interrogées déclarent, que, seulement 10% de leurs auditeurs sont en mesure d’auditer les risques liés aux contrats alors qu’il s’agit bien d’un enjeu majeur pour les entreprises.

« L’évolution de la fonction vers les risques opérationnels est très nette. Les attentes sont également très fortes en ce qui concerne le retour sur investissement. Les directions générales et les comités d’audit sont en effet en demande d’une grande productivité et attendent de leurs auditeurs internes qu’ils quantifient et démontrent la valeur apportée par les missions d’audit conduites. Les critères pouvant le mieux faire état de la création de valeur sont pourtant encore peu utilisés: à titre d’exemple, 32% seulement utilisent la durée de mise en place des plans d’actions résultant des audits comme indicateur de performance » commente Marc Duchevet.

Méthodologie
348 directions d’audit interne de grands groupes internationaux (62% réalisant plus de 5 milliards d’USD de chiffres d’affaires) ont participé à cette troisième étude mondiale menée par Ernst & Young. Un questionnaire de 150 questions qui structurent cette étude permettent de faire ressortir de manière approfondie et qualitative les pratiques et les enjeux des directions d’audit interne autour des trois grands thèmes suivants: le rôle et le mandat de l’audit interne, la gestion des ressources humaines, la gestion opérationnelle du département.

www.ey.com

Mardi 14 Octobre 2008
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